‹ Archives de parasitologie (volume 2)Chapitre 67 sur 104 · EN FRANCE · texte numérisé non relu

EN FRANCE

Voilà ce qui se fait à l'étranger; où en sommes-nous en France?

Certes nous pouvons revendiquer hautement une grande part

des découvertes accomplies dans le domaine de la médecine des

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pays chauds. Avec Maillot, auquel ou doit le Iraitemenl des lièvres par la quinine ; avec le professeur Laveran, qui s'est illustré par la découverte du parasite du paludisme; avec le professeur Kelsch et tant d'autres, les médecins militaires ont ouvert une voie féconde, où plus d'un jeune s'est engagé à leur suite.

De même, il nous faudrait citer beaucoup de noms, si nous voulions énumérer les médecins de la marine qui se sont distingués dans rétude des maladies tropicales. Les Archives de médecine namle, qui en sont à leur trente*huitième année d'existence, témoignent du labeur qu'ils ont accompli. Les médecins des colonies, depuis qu'ils ont conquis leur autonomie, rivalisent d'ardeur avec leurs confrères de la Hotte pour élucider tant de questions encore obscures qui se dressent à chaque pas devant eux. Les Àmuiles d'hygiène et de médecine coloniales, fondées en 1898, nous promettent également une ample moisson de découvertes. Nos médecins maritimes ou coloniaux se montrent ainsi les dignes émules de leurs devanciers.

Mais il ne s'agit pas ici des seuls médecins de la marine, des colonies ou de l'armée. La question qui nous occupe est beaucoup plus haute, puisqu'elle envisage l'universalité du corps médical français, considéré non pas dans son passé, mais dans le présent et surtout dans l'avenir; Nous ne pouvons exposer les faits sans entrer dans des détails assez circonstanciés.

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