‹ Archives de parasitologie (volume 3)Chapitre 47 sur 127 · A. LICET · texte numérisé non relu

A. LICET

apparaît en quelques heures un petit globule, un bourgeon sailUnt, rond, à protoplasme homogène, qui, rapidement et progressivement s'accroît, augmente de volume, présente une on deux vacuoles réfringentes, puis quitle la cellule-mère ou lai reste fixé. Continuant éi s'accroître, cette nouvelle cellule, quand elle est arrivée à Tétat adulte, forme à son tour des cellules-filles qui, comme celles dont elles proviennent, tantôt se séparent et continuent à vivre d'une vie indépendante, tantôt restent unies à la cellule-mère.

Dans le ])remier cas, le milieu de culture ne tarde pas à être peuplé de cellules isolées, rondes, globuleuses ou ovalaires, et

c'est ce qui arrive quand la culture souffre, soit par insuffisance de matériaux nutritifs, soit par man(|ue d'oxygène ( fig.

3 et 5).

Dans le second, les cellules-

lilles restant unies les unes aux

V ) "^ ^ ^S.^- * *>!^^^^ autres , s'allongent, s'étalent,

^. ;i *T«>^ ^S^spi^i^'^ donnent naissance à leur point

de jonction à des bourgeons latéraux et bientôt il existe une colonie assez nombreuse, d'aspect rayonné et issue d'une même cellule centrale.

Quand il en est ainsi, et c'est la règle dans les milieux bien appropriés et très aérés, il y a une tendance marquante à la formation de filaments mycéliens (fig. 7, 8, 9). f.es cellules-filles s'allongent considérablement, restent juxtaposées les unes aux autres au nombre de sept, huit, dix : les étranglements qui les séparent sont moins prononcés et présentent (|uelque tendance à disparaître; les cellules-filles latérales, qui naissent au niveau de ces étranglements, sont plus nombreuses; et enfin, il n'est pas rare de voir la dernière, la plus jeune cellule de ces filaments pseudo-mycéliens fournir, à son extrémité libre, terminale, (\ei\\, trois ou quatre cellules nouvelles s'étalant en éventail et simulant les rameaux qui s'échappent d'un tronc cen tral. Mais là s'arrête cette apparence mycélienne.

Fifç. 7. — Même culluro après développement complet. Un certain nombre de cellules ont acquis une très ^'rande longueur et présentent l'aspect de filaments mycéliens. > 5(î0.

Cultures. — Le Saccharomyces linguae-pilosae pousse dans des milieux très variés, naturels ou artificiels et quelle qu'en soit la réaction, neutre, alcaline ou acide. Cependant, il en est qui lui conviennent mieux, notamment ceux qui sont sucrés et parmi eux encore, ceux dans la composition desquels entre la glycose ou la lévulose et dont la réaction est acide. Par conlfe, il ne pousse ni dans les milieux mannités ou lactoses, ni dans le lait de Vache.

Fig. 8.

Fig. 9.

Même culture. Cet aspect pseudo-inycclieo est encore ici plus prononcé en raison surtout du développement de quelques cellules latérales, x ii60.

Exclusivement aérobie, il végète en surface en donnant dans les milieux liquides un voile plus ou moins épais et plissé suivant la qualité de ces milieux. Faisant fermenter les divers sucres qu'il utilise, il les transforme en alcool et en acide carbonique qui se dégage à la surface des cultures sous forme de grosses bulles gazeuses.

H est enlin sans action liquéfiante sur la gélatine.

Commençant à cultiver vers 12 à \3^, il donne son maximum de rendement entre 25" et 35®. A 40<>-41o, il pousse mal et cesse de se développer à 42«-43o.

Ensemencé sur pomme de terre naturelle, il y forme une mince couche brune, jamais très accusée, sèche, mate. A la longue, la pomme de terre prend la même coloration que la culture qu'elle porte et qui, par suite, devient assez diflicile à distinguer.

Sur gélose ordinaire et alcaline, il donne naissance à un enduit peu abondant, ne s'érartant jamais de la strie d'ensemencement,

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