‹ Archives de parasitologie (volume 4)Chapitre 103 sur 169 · C. LEBAILLY · texte numérisé non relu

C. LEBAILLY

Le noyau ovalaire mesurant 3 ^a de large sur 3,5 à 4 u. de long, est situé à peu près exactement à égale des deux extrémités.

Le blépharoplasteest gros, arrondi, et occupe en largeur toute la largeur du protoplasme à cet endroit : environ 1 jx. En arrière de lui, l'extrémité postérieure longue de 5 a, est terminée en pointe mousse. Le flagelle en part et borde la membrane ondulante qui se colore faiblement et ne renferme pas de granulations. Il devient libre sur une faible longueur. Cette brièveté du flagelle chez ce Ti7panosome de grande taille le rapproche des deux espèces T. soleœei T. callionymi où cette particularité est encore plus frappante. Le sang du Poisson parasité était pauvre en Trypanosomes. On ne trouvait pas de formes en voie de division et les différents individus présentaient une grande uniformité de structure.

Trypanosoma bothi Lebailly, 1905 fpl. VII, fig. 8).

Cette espèce qui rappelle beaucoup le T, platessœ a été rencontrée une fois sur trois. Le parasite était immobile dans le sang de la Barbue morte depuis peu de temps.

Ce Trypanosome mesure 42 /x de long dont 29 pour le corps et 13 pour le flagelle; ce rapport est un peu différent de celui que l'on trouve chez T, platessœ, mais le flagelle est plus long et le corps plus grêle : sa largeur ne dépasse pas 3 fx. Le cytoplasme se colore faiblement en bleu dans la partie centrale et plus faiblement encore aux extrémités. Il ne renferme que de très petites granulations pâles. Le noyau de forme ovale mesure 2 |i.5 de long sur sur 2 \j. de large, il est beaucoup plus rapproché du flagelle que de l'extrémité postérieure. Le blépharoplaste est nettement plus petit que chez le T. platessœ. Il n'occupe pas toute la largeur du cytoplasme, déjà très rétréci à cet endroit et qui se termine en s'eflilant progressivement en pointe aiguë sur un parcours de 4 \l. Le flagelle part du blépharoplaste, borde la membrane ondulante et devient libre sur une assez grande longueur.

Trypanosoma callionymi Brumpt et Lebailly, 1904 (pi. VII, fig. 5).

Il a été rencontré une fois sur cinq, chez Calliojiymus Lyra (Lin.). C'est un Trypanosome de très grande taille, facile à reconnaître dans une goutte de sang frais. Ses mouvements sont lents et consistent en évolutions sur place. Il se contourne de diverses manières et

présente à lendroit d'une coudure brusque ou de la superposition de deux portions protoplasmiques, une réfrigence plus grande. Déjà à cet état on remarque que le cytoplasme et très granuleux. La membrane ondulante se voit bien, à l'occasion des mouvements, elle traverse en sautoir les différentes parties du corps et son passage est marqué d'un trait sombre et (lexueux. Le noyau apparaît sous forme d'un disque régulier, sombre ou centre, plus clair à la périphérie. 11 est situé à égale distance des deux extrémités qui sont effilées, et paraissent semblables. Cependant il est facile de se rendre compte que l'une d'elles est le siège de mouvements plus actifs et se prolonge par un flagelle. Les mouvements de ce Trypanosome sont relativement lents et lourds, ils consistent en ondulations et flexuosités à longue courbe, mais aussi en coudures brusques, surtout près des extrémités, et détentes à la manière d'un ressort. Les mouvements de progression sont lents, le Trypanosome met plusieurs minutes à quitter le champ du microscope. Il se déplace souvent le flagelle en avant, mais parfois c'est l'autre extrémité qui fraye le chemin. Conservés entre lame et lamelle, ces Trypanosomesontété trouvés immobiles après 20 heures et, depuis leur sortie de l'appareil circulatoire, les mouvements s'étaient de plus en plus ralentis'.

La coloration permet de reconnaître les dimensions suivantes : la longueur totale est de 65 à 70 /x, dont 65 pour le corps et 5 w seulement pour le flagelle, la largeur est en moyenne de 5^/. Cette brièveté de la partie libre du flagelle est très frappante et pas du tout évidente avant la coloration. II faut examiner des individus bien étalés pour s'en rendrecompte; il y a là une analogie avec 7. soleœ. La grande largeur du parasite lui donne un acpect trapu très caractéristique. Le cytoplasme prend fortement la coloration, sauf au voisinage de l'extrémité postérieure. Il renferme de très nombreuses granulations, dont quelques-unes plus grosses sont réparties irrégulièrement, et se voient surtout au voisinage du noyau; les autres sont de taille moyenne, ou très petites. Elles prennent en général le colorant avec intensité. De la partie antérieure du corps, on voit partir de longues stries de myonèmes au nombre de 5 à 8, qui s'étendent jusqu'au voisinage du noyau. Celui-ci est ovalaire et mesure5txsur3[ii.à3f/5 de large; il contient des granulations irrégulières. Leblépharoplaste rond mesure 1 ii de diamètre et tranche

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très vivement, par sa coloration, sur le fond clair en ce point. Parfois il est entouré d'un espace peu coloré, sorte de balo, au voisinage duquel se détache le flagelle, qui ne paraît pas en communication directe avec le blépharoplaste. L'extrémité postérieure fait suite au blépharoplaste sur un parcours de 11 /a elle est longuement effilée et terminée en pointe mousse. Le flagelle est large, il borde la membrane ondulante, en général peu teintée, il n'est libre à la partie antérieure que sur un très faible parcours. Il existe des individus de plus petite taille et moins granuleux dans le sang de des Callionymes riches en parasites. La plupart des Poissons examinés ne contenaient que peu de Trypanosomes. Il y avait en même temps dans le sang des Hémogrégarines.

Trypanosoma cotti Brumpt et Lebailly, 1904 (pi. VIL fig. 4).

Il a été observé chez le Cottus bubalu (Euphrasen) où on le rencontre trois fois sur quatre. La proportion de Poissons parasités est donc plus grande que pour les espèces précédentes, on trouve aussi plus facilement des individus fortement infestés. A l'état frais, J. cotii est assez rapidement mobile: il prend des formes variées, en crosse, en boucle, et s'enroule très souvent en une spirale dont le centre est occupé par l'extrémité postérieure. Dans cet état, la membrane ondulante qui occupe la périphérie flotte en produisant une onde qui se propage dans une sens puis dans l'autre. Le cytoplasme est granuleux, mais il est très diflicile, à l'état frais, de distinguer exactement les extrémités et le flagelle. Conservé entre lame et lamelle vers 4 heures du soir, le T, cotti est trouvé mort le lendemain matin.

Les dimensions prises après coloration sont de 58 à 63fA de longueur totale. Le corps mesurant 3o/x et la partie libre du flagelle 8p.

De grosses granulations parsèment le cytoplasme fortement teinté par le bleu. Dans l'intervalle de ces granulations de premier ordres'entrouventdenombreusesautresde dimensions etdenuance variables ; vers la partie antérieure se voient de stries de myonèmes. Ce qu'il y a de très remarquable chez T. cotti, c'est l'extrémité postérieure, qui est d'une taille extraordinaire; du blépharoplaste jusqu'à la partie terminale, une mince bande de protoplasme s'étend sur une longueur de 13 p. Sa largeur à l'origine est de 2fA

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elle se réduit rapidement à 1 ^ 5, puis ki\i.; Textrémité terminale est en pointe mousse.

11 est assez difficile, dans les préparations, de trouver des exemplaires bien étalés et bien conservés avec cette forme typique, cela tient à ce que le T. cotti s*enroule presque toujours en spirale avec, au centre, cette mince languette protoplasmique. En outre, la très grande fragilité de cette portion terminale fait qu'elle est souvent brisée ou écrasée par le frottis. Enfin elle ne se voit bien que sur les préparations légèrement surcolorées. Quoi qu'il en soit, cette particularité morphologique est importante, car elle ne se retrouve avec cette netteté chez aucun autre Trypanosome. l.e noyau ovalaire est situé à égale distance du blépharoplaste et de l'extrémité antérieure, il mesure 4/^5 sur 3 /^ 5. Le blépharoplaste mesure environ 1 /« de diamètre. Le flagelle assez large en part, borde la membrane ondulante et devient libre à l'extrémité antérieure. Chez les animaux richement infectés, il existe à côté des gros Trypanosomes typiques comme celui qui vient d'être décrit, des formes de dimensions plus petites qui proviennent de division longitudinale et inégale.

Les Cottes parasitées par les Trypanosomes renfermaient également dans leur sang des Hémogrégariues.

Tr]rpanosoma gobii Brumpt et Lebailly, 1904 (pi. VII, fig. 9).

Il a été rencontré chez la moitié des exemplaires de Gobius niger (Linné). Ses mouvements sont assez rapides sans déplacement important dans le champ du microscope. Il s'enroule souvent en spirale. On trouve des individus de taille variable, du simple au double.

Les dimensions des plus grands qui se retrouvent seuls dans les infections chroniques sont : pour la longueur totale 37 à 43 p; le corps mesure 38pet le flagelle 4 à 5 .a seulement. Le cytoplasme présente comme particuralité de se colorer très inégalement. Il est parsemé d'espaces vacuolaires irréguliers au nombre d'une douzaine, à contours mal délimités, et dont le fond se colore faiblement en bleu clair, comme la membrane ondulante. Le reste de cytoplasme prend plus fortement la couleur et est parsemé de granulations fines, largement espacées. Ces caractères se retrouvent aussi, mais atténués chez les 7. gohii de très petite taille. L'extré-

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mité postérieure est effilée, terminée en pointe, souvent retroussée. L'extrémité antérieure est très effilée; le flagelle reste accolé sur presque toute sa largeur à la membrane ondulante. On se rend facilement compte, sur les individus bien étalés, que sa portion libre ne dépasse pas 0,^. Le blépharoplaste est gros et souvent de forme irrégulière, paraissant constitué par plusieurs granulations qui se colorent très fortement. Le sang des Gobies renfermait en même temps des Hémogrégarines.

Trypanosoma Delagei Brumpt et Lebailly, 1904 (pi. Vil, fig. 12).

- 11 a été vu une seule fois sur 24 exemplaires de Dlennius pholùi (Lin.). A l'état frais T. Delagnesi très mobile et se déplace rapidement dans le champ de la préparation. Ce caractère lui est commun avec le T. limandœ.y ils se séparent nettement par là des autres espèces que nous venons d'énumérer.

Le Trypanosome mesure 3»') u de long dont 21 pour le corps et 12 pour le flagelle; la largeur totale n'excède pas 2 p 5. Le blépharoplaste se trouve à 7u de la partie postérieure qui est pointue et rec tiligne. Le cytoplasme se colore faiblement en bleu et ne ren ferme que peu de granulations. Le noyau trois fois plus long que large est plus rapproché du blépharoplaste que du flagelle. La membrane ondulante peu plissée est presque aussi large que le corps.

Trypanosome de l'Anguille.

Laveran et Mesnil ont donné en 1902 le nom de Trypanosoma granulosnm, à une espèce nouvelle de Trypanosome découverte en 1901 dans le sang d'il njm7/a ru/^arw (Turt) par Sabrazès etMuratet. Ces auteurs avaient trouvé ce parasite auquel ils ont consacré une série de recherches dans le sang de toutes les Anguilles de 25 à ^0 centimètres provenant de la Garonne et capturées à Portets, en 1900-1901. Les .\nguillesde plus petite taille (16 centimètres) n'en -contenaient pas.

En 1902, ils ont constaté que les Anguilles de 11 à 33 centimètres, pochées à Villaudrant, dans le Ciron, affluent de la Garonne, renfermaient le même Trypanosome.

Des Anguilles provenant du Bassin d'Arcachon (août 1902) étaient indemnes, de même que celles pêchées dans l'Océan pendant le

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mois (le septembre; même résultat négatif pour d'autres, prises dans la Loire (janvier à juin).

Sabrazès et Muratet ont décrit avec soin le parasite, qui se pré sente dans le sang avec des dimensions variables 15 y. de long (flagelle en plus) et 0,87 de large pour les plus petits; 30 à 41 fx de long pour le corps des plus grands avec tous les intermédiaires. Ils ont reconnu qu'il s'agissait d'un même parasite à divers stades de son évolution.

Les Trypanosoraes conservés dans le sang pendant 9 jours se sont activement multipliés in vitro, à la température de 10 à 15*^. Le Trypanosome fille est beaucoup plus petit que le Trypanosome mère 1/3 en longueur 1/4 en épaisseur; plus tard les dimensions varient seulement du simple au double. La reproduction se fait par segmentation longitudinale mais inégale.

Laveran et Mesnil ont vu le T. granulosum chez six Anguilles sur six péchées dans la rivière de la Sarthe près Sablé, au mois de juillet. Ils l'ont retrouvé à Roscofï, en août 1902, chez une seule Anguille sur 9 examinées; d'autres achetées sur les marchés de Paris ou provenant des étangs de Garches n'en contenaient pas, et il est à remarquer que dans tous les examens dont le résultat a été positif, les parasites étaient en petit nombre.

Ces auteurs donnent des dimensions un peu plus fortes pour les grands Trypanosomes, 70 à 80 p, ils font remarquer la netteté du flagelle sur les préparations colorées, et la présence de nombreuses granulations assez grosses se colorant en violet foncé.

J'ai retrouvé le T, granulo^ium chez toutes les Anguilles d'un même lot provenant du marché de Caen. Il avait les caractères très nets indiqués par Sabrazès et Muratet et Laveran et Mesnil, mais trois autres Anguilles pêchées dans la Manche que j'ai eu l'occasion d'examiner renfermaient un Trypanosome rappelant beaucoup le T. granulosum par son aspect général et la mobilité, mais de dimensions beaucoup plus faibles et très constantes.

J'ai pensé qu'il y avait là quelque chose d'analogue à ce que Laveran et Mesnil ont observé chez le T. Bemaki du Brochet et, à l'exemple de ces auteurs, je décrirai pour l'Anguille deux variétés magna et part a de Trypanosome granulosum.

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Trypanosoma granulosum Laveran et Mesnil, 1902, variété magna (pi. VII, fig. 1).

C'est celui que l'on rencontre le plus fréquemment chez TAnguille et qui est visé dans les descriptions de Sabrazës de Muratet et Laveran et Mesnil. Il existait en assez grande abondance chez les Anguilles provenant du marché de Caen que j*ai examinées en juillet 1904. Sur 2o, toutes étaient parasitées mais, contrairement à ce qu'ont obsersé Sabrazës et Muratet, les Anguilles de petite taille renfermaient en abondance des parasites avec de nombreux indidividus de dimensions variables depuis les très grands Trypanosomes jusqu'aux plus petits, provenant d'une division active. Audessus de 30 centimètres, le sang des Anguilles s*est montré beaucoup moins riche en parasites. Ceux-ci étaient alors de grande taille, très semblables les uns aux autres morphologiquement, comme cela se voit dans les infections chroniques, ainsi que je l'ai remarqué à plusieurs reprises.

Examiné après coloration. T, granulosum var. magna a des dimensions très variables suivant les stades de son évolution : de 25 p à 80 fi avec tous les intermédiaires. Il a toujours une forme générale élancée contrastant avec l'aspect trapu de T. SolesBOix T. callionymi par exemple. Sa largeur est en effet beaucoup moindre, elle atteint 3 p 2 au maximum chez les individus de grande taille. Le cytoplasme se colore en bleu, d'une façon moins intense que dans le cas de la plupart des Poissons marins, mais il est criblé, très souvent, d'une multitude de granulations très foncées, comme l'ont bien indiqué Laveran et Mesnil ; « elles sont parfois tellement rapprochées, que la teinte bleu violacé qu'elles prennent paraît uniformément répartie dans le cytoplasme. » Les deux extrémités sont effilées, l'antérieure longuement, la postérieure se termine brusquement à 1 ,a 3 en arrière du blépharoplaste, au niveau duquel la largeur du corps est déjà réduite.

Le noyau mesure op de long sur 2 f* 5 de large et renferme des granulations irrégulières. La membrane ondulante est plissée au maximum chez cette espèce, et dessine de nombreuses franges. Elle est bordée par un flagelle assez gros et libre sur un long parcours. Le blépharoplaste est gros et arrondi.

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Dans des préparations entre lame et lamelle, lutées à la paraffine, j'ai pu conserver ce Trypanosome vivant pendant neuf jours à la température du laboratoire qui était de 24^ en moyenne. Voici ce qu'on observe : dans une préparation ne renfermant qu'une mince couche de sang, les mouvements du parasite sont rapides, son cytoplasme parait plus réfringent aux points de coudure brusque; il chemine facilement entre les globules sanguins, et vient après plusieurs jours échouer dans un point de la préparation pauvre en globules et riche en sérum où ses mouvements ne sont pas contrariés. Lorsque la couche de sang est plus épaisse, il est gêné par le réseau de coagulation et évolue sur place avec une grande activité. Par ses mouvements rapides, il écarte les globules sanguins suivant un cercle au milieu duquel il s'agite alors plus librement. Si la masse des globules environnants est trop compacte le Trypanosome est condamné à vivre dans l'espace restreint qu'il s'est frayé.

Une seule préparation contient ainsi un nombre variable de loges circulaires dans lesquelles la même scène se reproduit. En les repérant, pour les examiner le lendemain matin, on a la surprise de constater que beaucoup d'entre elles renferment après celapsde temps deux Trj'^panosomes, un grand et un plus petit. C'est le résultat

de la division qui est ainsi plus rapide à 24<> qu'à la température de 150 où l'ont observée Sabrazès et Muratet.

La multiplication continue activement pendant 4 à 5 jours. Le coagulum est alors disloqué, tant par rétraction que par les mouvements des parasites, qui réussissent à se faire un passage; mais après ces quelques jours, dans l'espace restreint d'une culture entre lame et lamelle, où les conditions de développement ne sont pas très favorables, on voit apparaître des formes d'involution.

D'abord les mouvements se ralentissent, puis le corps du Trypanosome paraît se tasser, il diminue de longueur et s'élargit; ce phénomène s'accentue encore et les spires que décrit la membrane ondulante en traversant le cytoplasme en sautoir se rapprochent et se télescopent. Le Trypanosome est très raccourci, le flagelle diminue aussi un peu de longueur, mais reste bien mobile.

Au stade ultime de l'involution, le T. jranw/oswm est méconnaissable, il a la forme d'une petite masse sphérique d'apparence granuleuse, plus petite qu'un globule sanguin, et de laquelle se

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détache un long flagelle animé de mouvements oscillatoires lents.

Cette forme rappelle celle que décrivent Laveran et Mesnii dans les cultures de T. Lewisi du Rat.

Comme le font très justement observer les auteurs, cette espèce parasite de l'Anguille serait avantageuse pour l'entreprise de cultures en série comme on l'a fait déjà pour plusieurs autres. 11 n'en serait certes par de môme si Ion s'adressait à la plupart des autres Trypanosomes des Poissons marins qui se périssent si rapidement in vitro.

Trypanosoma granulosum var. parva (pL Vil, tig. 2).

Cette variété a été vue chez trois Anguilles de 2o à 30 centimètres de long. Deux provenaient du Quihoc, rocher de la région de Luc quidécouvreauxgrandesmarées;latroisièmem'avaitétéobligeamment rapportée de Grandcamp par M. Duboscq. Les Trypanosomes existaient en assez grand nombre. Ils étaient bien mobiles, et de dimensions très constantes. Ce fait est important. On trouve souvent chez les Anguilles des Trypanosomes petits, à côté d'autres plus grands, c'est même la règle, pour peu que l'infection soit légèrement active. Chez ces trois Anguilles, rien de semblable ; si la taille oscillait dans de faibles limites selon les individus, la limite maxima de 37 \l pour la longueur totale n'était pas dépassée. Le corps mesurait 24 \l et le flagelle 13 \l la largeur était de 2 [a.

Le cytoplasme se colore très faiblement en bleu et ne renferme que très peu de granulations. Ses deux extrémités sont effilées et rappellent par leur forme celles du T. granulosum var. magna. Le noyau se trouve à l'union des tiers moyen et antérieur, il est ovale et allongé et mesure 3 p. de long sur 1 [jl 2, de large. Le blépharoplaste, gros et arrondi n'est séparé de l'extrémité postérieure que par une faible bande de protoplasma de 1 [jl 2 de long, et terminée en pointe aiguë. Le flagelle borde la membrane ondulante moins plissée que dans la variété précédente, toutes proportions égales d'ailleurs. En somme, les deux variétés se ressemblent beaucoup par l'aspect général. Parmi les caractères différentiels ,1a colorabilité du protoplasma et les ondulations de la membrane sont inférieurs comme importance et comme constance à la petitesse de la taille qui est remarquablement fixe.

Le tableau ci-contre résume les dimensions et les principaux

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caractères desTrypanosomes des Poissons marins osseux. Lesindidications qu'il renferme se rapportent aux parasites existant dans le sang à Tétat d'infection chronique et le plus souvent en très petit nombre. C'est dans ces conditions, en effet, ainsi que je Tai constaté souvent, que leurs caractères présentent le maximum de netteté. C'est aussi dans cet état qu'on les rencontre le plus ordinairement. Les numéros d'ordre des Trypanosomes correspondent aux figures de la pi. VII; les mesures sont exprimés en ^.

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