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C. NICOLLE ET PINOY — CAS I»E MYCÉTOME EN TUNISIE

2® La variété la mieux connue de mycétome est celle qui recon-> naît^our agent pathogèue le Disçomyces Madxcrae de Vincent; elle; se caractérise par la formation de grains dont la couleur est toujours blanche.

3° A côté de cette variété, il en existe une ou plusieurs autres dans lesquelles les grains peuvent se présenter avec des teintes variables, blanche ou noire. Ces colorations peuvent être uniformes ou associées dans un même cas. A cette ou ces variétés paraissent se rattacher la plupart des cas décrits par les auteurs qt plus; spécialement les cas observés dans les Indes et dans l'Afrique orientale. Les Champignons décrits dans ces formes offrent un ensemble de caractères communs : ils se présentent dans les lésions sous l'aspect de tubes mycéliens cloisonnés et ramifiés, sécrètent souvent un pigment brun autour d'eux et se terminent parfois par des chlamydospores ordinairement terminales.

4» Le cas de mycétome que nous avons observé semble par ses caractères cliniques rentrer dans cette seconde catégorie. Le parasite que nous y avons découvert et que nous avons cultivé estT^^p^rgillus (Sterigmatocystis) nidulans. On doit donc admettre l'existence d'une forme nouvelle de mycétome, le mycétome aspergillaire,

l}^ L'importance de cette forme ne pourra être déterminée que par des travaux ultérieurs. La meilleure technique à suivre pour l'isolement du Champignon, dans des cas semblables, sera d'ensemencer simultanément avec des grains prélevés et dissociés aseptiquement, des tubes de carottes, de roseau et de gélose glycosée et glycérinée.

()J II est possible que le mycétome af^pergillaire ne constitue qu'une variété exceptionnelle du Pied de Madura. Les grandes analogies des caractères botaniques qui existent entre notre parasite et les formes observées par les auteurs, dans certains cas de mycétome et plus particulièrement dans les cas à grains noirs, semblent faire supposer plutôt que VAspei^gillus (Sterigmatocystis) niduhns, ou des Champignons très voisins, sont les agents pathogènes, sinon de la totalité, du moins d'une bonne partie des cas de mycétome qui ne relèvent pas de l'action du Disçomyces de Vincent.

fchii'f. Jx Paray'tototiie. X. 1906.

Cas de mycélonie aspcrgillaire observé â Tunis.

L'UNCINARIOSE EN ALGÉRIE

PAR

Le D' FERRIER

Professeur agrégé libre du Val de Grâce, Médecin-Chef de THôpilal militaire de Mostagancm.

Nous avons déjà fait connaître (1) trois cas d'uneinariose observés par nous è Thôpital de Mostaganem; cette ailection était jusqu'alors inconnue en Algérie.

Cette constatation était-elle due au simple hasard? Etait elle l'expression d'une contamination purement fortuite, strictement limitée à quelques sujets; ou bien au contraire venait-elle révéler un certain degré, ignoré jusqu'ici, de contamination du milieu algérien? Telle est la question que nous nous sommes appliqué à résoudre, et à laquelle nos recherches permettent déjà de répondre en partie.

Depuis une année, nous avons systématiquement recherché l'uncinariose chez tous les malades de l'hôpital de Mostaganem présentant un certain degré d'anémie, quelle que fut la cause présumée de leur anémie. Nous regrettons de n'avoir pu tenir une comptabilité rigoureuse de tous les examens que nous avons pratiqués, mais très certainement ces examens n'ont pas dépassé la centaine; cependant nous avons pu relever S cas d'uneinariose. Nous en donnons plus loin l'observation succincte, en faisant ressortir certaines données qui méritent plus particulièrement d'être mises en évi dence, telles que la profession des sujets, leur résidence habituelle et, par conséquent, le lieu d'origine probable de la contamination, le degré d'anémie, la coexistence ou non du paludisme.

Observation I. — Navarro Vincent, 25 ans, jardinier. Frère de deux malades traités récemment à l'hôpital pour uncînariose. Il est né à Mostaganem qu'il n'a jamais quitté. Pas d'autres antécédents que quelques fièvres palustres. Teinte cireuse des téguments; se fatigue très facilement, cependant l'appétit est bien conservé. Hémoglobine dosée par l'appareil de Sahli = 40 pour 100. Dans les selles, œufs d'Uncinaire presque à chaque champ de microscope.

(1) Archives de Parasitologie, X, p. 77, 1905.

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