‹ Archives de parasitologie (volume 4)Chapitre 84 sur 169 · IV . — Vœu relatif à la fièvre hémoglobinurique · texte numérisé non relu

IV . — Vœu relatif à la fièvre hémoglobinurique

Après lecture et discussion du rapport du D' Jules RsGNAULTSur la fièvre bilieuse hémoglobinurique, la septième section du Congrès a émis le vœu :

Qu'une enquête soit faite pour éclairer différents points encore obscurs dans l'étude de cette maladie; que des observations précises et complétés soient prises dans les diverses régions où exisle l'affection et que les documents soient centralisés.

Elle croit devoir attirer tout spécialement l'attention des observateurs sur certains points et a dressé dans ce but un questionnaire.

Congrès International de Médecine Vétérinaire. — Le 8' Congrès international de médecine vétérinaire s'est tenu à Budapest, du 3 au 9 septembre 1903, sous la présidence de M, le professeur Hutyra,

recteur de l'Ecole vétérinaire de cette même ville. La réunion a été suivie par plus de 1500 personnes ; les communications et rapports ont été nombreux et importants.

Les Ecoles vétérinaires françaises étaient représentées par MM. Arloing (Lyon), Barrier (Alfortj et Leclainche (Toulouse); les praticiens comptaient aussi un certain nombre de représentants, entre autres M. Cagny (Sentis). On a beaucoup remarqué la présence de trois professeurs des Facultés de médecine, venus pour affirmer la solidarité chaque jour plus intime entre la médecine humaine et la médecine vétérinaire; c'étaient les professeurs Babès (Bucarest), R. Blanchard (Paris) et Lceffler (Greifswald). Le professeur Blanchard a même présenté un rapport sur les substances toxiques élaborées par les parasites animaux (1), rapport dont il a donné en langue allemande un exposé oral, à l'une des séances générales du Congrès.

P(mr la première fois, il avait été constitué une Section de médecine tropicale, qui a tenu plusieurs séances sous la présidence du professeur Ferroncito (Turin). Cette section a été, de l'aveu unanime, la plus intéressante et la plus active de tout le Congrès. Aux discussions ont pris part, notamment, MM. le prof. Bang (Copenhague), Bidder (Le Caire), le prof. R. Blanchard (Paris), Djunkovsky (Traiiscaucasie), Ducloux (Tunis), Lignif.ues (Buenos-Aires), Littlewood (Le Caire), le prof. Locus- TEANU (Bucarest), le prof. Lceffler (Greifswald), le prof. Motas (Bucarest), le prof. Perroncito (Turin), Piot bey (le Caire), le prof, von Ratz (Budapést),THEiLER (Preloria), etc.

Comme cela s'était déjà produit dans les récents Congrès internationaux de médecine et d'hygiène, la parasitologie en général, et d'une façon plus particulière la parasitologie animale, a témoigné de la part considérable qui lui revient désormais dans la médecine scientifique; en médecine coloniale, son importance est véritablement prépondérante. Aussi M. le prof. R. Blanxhard a-t il rencontré l'approbation unanime, quand il a proposé à la section d'émettre le vœu suivant, rédigé par lui et soutenu par un certain nombre de ses collègues:

Vœu proposé par MM. R. Blanchard (Paris), Ducloux (Tunis), J.

Lignières (Buenos- Aires), W. Littlewood (Le Caire), Motas (Bucarest),

Perroncito (Turin), Piot bey (Le Caire) et Theiler (Pretoria).

La section de médecine tropicale du 8* Congrès international de médecine vétérinaire,

Considérant que les Congrès internationaux de médecine et d'hygiène, réunis à Paris en 1900, ont attiré l'attention sur l'utilité, pour les pays d'Europe ayant des colonies sous les tropiques, de créer un enseigne ment de la médecine et de l'hygiène tropicales dans leurs Facultés de médecine, à l'exemple des Ecoles de médecine tropicale de Londres et de Liverpool;

(t) Archives de Parasilologie, X, p. 8i lOi.

Considérant que la cfuestion a été tranchée, d'une part en Allemagne par la création d'un Institut si)éciBl à Hambourg, d'autre part en France par la création de l'Institut de médecine coloniale annexé à la Faculté de médecine de Paris et par celle d'enseignements similaires à la Faculté de Bordeaux et à l'Ecole de Marseille;

Considérant que, sous les tropiques, les maladies du bétail sont très différentes de celles qu'on observe en Europe ;

Considérant que les maladies des pays chauds sont essentiellement parasitaires et se rangent sous trois catégories, zooses, mycoses et bac^ térioses, suivant la nature du parasite infectieux ;

Considérant que, dans l'état actuel de la science, l'étude de ces maladies exige des connaissances techniques très spéciales, particulièrement en histoire naturelle, connaissances qn'un seul homme peut difficilement posséder ;

Considérant que les parasites sont habituellement transmis par des animaux piqueurs ou suceurs (Acariens, Insectes), dont il importe de déterminer les mœurs et | les métamorphoses, en raison des déductions prophylactiques qui en doivent découler ;

Considérant enfin la grande importance économique qui résulte de la lutte contre les diverses maladies du bétail ou des animaux indigènes qui peuvent se trouver en contact avec ce dernier.

Emet le vœu ;

Qu'un enseignement spécial des maladies tropicales soit organisé dans les Ecoles vétérinaires des pays situés sous les tropiques, ainsi que dans celles des pays possédant des colonies dans les contrées chaudes ;

Que les divers gouvernements fassent une enquête sur l'état sanitaire des animaux domestiques dans leurs colonies et notamment sur lexis* tence des protozooses (maladies causées par les Protozoaires);

Que soient déterminées la répartition géographique et les conditions générales de la dissémination des diverses maladies infectieuses ;

Ou'il soit créé dans chaque colonie un Institut central de parasitologie, largement subventionné et pourvu du personnel technique nécessaire, comprenant en particulier des spécialistes en bactériologie, en mycologie, en parasitologie animale et en entomologie ;

Qu'il soit créé, dans toutes les colonies qui n'en seraient pas encore pourvues, un Conseil de police sanitaire vétérinaire ayant sous sa dépendance le service des épizooties et ayant les pouvoirs les plus étendus pour organiser la lutte contre les maladies infectieuses ;

Que l'Institut de parasitologie, le Conseil de police sanitaire vétérinaire et le Service des épizooties jouissent de l'autonomie la plus complète et ne relèvent que des autorités civiles supérieures ;

Que les fonctionnaires de ces diverses institutions, qu'ils appartiennent à l'ordre scientifique ou à l'ordre administratif, fassent leur carrière dans une même colonie, ou du moins dans les colonies d'une même région géographique, et puissent y parcourir tous les degrés de la

hiérarchie, en raison du grand intérêt qui s'attache à l'étude méthodique et suivie des conditions sanitaires d'un même pays.

Ce vœu a été adopté à l'unanimité par la Section de médecine coloniale, puis par le Congrès, dans sa séance générale de clôture.

L'Egypte, sanatorium pour tuberculeux chez les anciens. — Ce n'est pas d'hier qu'on envoie les tuberculeux en Egypte pour y faire une cure cliraatérique. Â la fin du premier siècle de notre ère, Pline le jeune envoyait à la campagne, et notamment en Egypte, un de ses affranchis, Zosimus, atteint d'hémoptysies pulmonaires. Dans une lettre à Pauliuus, il félicite celui-ci de la bonté avec laquelle il traite ses gens et avoue que lui-même traite les siens avec tout autant de bienveillance :

« Video quam molliter tuos habeas ; eo simplicius tibi confitebor qua indulgentia meos tractem. Quodsi essem uatura asper et durus, Irangeret me tamen infirmitas liberti mei Zosimi. Homo probus, officiosus, litteratus. Ante aliquot annos, dum intente pronuntiat, sanguinem rejecit, atque in ^Egyplum missus a me, nuper confirmatus rediit : deiude dum per continuos dies nimis imperat voci, veteris infirmitatis admonitus tussicula, rursus sanguinem reddidit. Qua ex causa destinavi eum mittere in praedia tua. Rogo ergo scribas tuis ut illi villa pateat.» - Heuzet, Selectae e profanis scriptorilnis historiae. Edition A. Leconte ; Paris, Hachette, 1903, p. 48.

La peste de 1679 et les monnayeurs de Vienne. — La chronique raconte que, en 1679, la peste sévissant sur l'Autriche, la population avait pris la fuite de toutes parts devant le fléau. Le maître de la Monnaie, Mothîas Mittermayer de Waffenbourg, réunit alors ses employés, leurs femmes, leurs enfants, et s'enferma avec tout ce monde dans l'Hôtel des monnaies, après avoir abondamment pourvu de vivres cette forteresse d'un nouveau genre. Toute communication fut sévèrement interdite pendant plusieurs semaines avec l'extérieur, et quand les prisonniers sortirent, ils étaient tous indemnes. C'est en souvenir de cet événement que chaque année, huit jours avant la Pentecôte, les monnayeurs de Vienne, fidèles au vœu de leurs devanciers, se rendent en pèlerinage à l'église de la Trinitc de Laino. Celle curieuse anecdote est rapportée par le iVonatsblatt [numismatique], de Vienne (juin 1904)./?ei?wc numismatique, (4), IX, p. 105, 1905.

La lutte contre les maladies infectieuses (VIII, 147). — Tuberculose. — La lutte contre la tuberculose continue de progresser ; elle revêt, suivant les pays, les formes les plus diverses. En Autriche, oh n y va pas de mainmorte ; les personnes qui crachent sur le plancher des gares ou des wagons sont, suivant ordonnance du Ministre des chemins de fer, passibles d'une amende de 2 à 200 couronnes et d'un emprisonnement dé 6 heures à 14 jours. L'affiche qui porte cette décision à la connaissance du public est répandue à profusion dans toutes les gares ; elle est, suivant

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la région, rédigée en allemand et en italien, en allemand et en Slovène, en allemand et en tchèque, etc. Nous en donnons un fac-similé, réduit des deux tiers environ (fig. 1).

Epizootks, — Dans les pays civilisés, les frontières sont surveillées par un corps de vétérinaires qui vérifient l'état sanitaire du bétail venant de l'étranger. En cas d'épizootie, l'importation du bétail est interdite et cette prohibition est portée à la connaissance du public par divers moyens. Dans tel pays, on se borne à insérer la décision au Journal officiel (que personne ne lit), dans un Bulletin ministériel (que personne ne lit davantage) ; dans les meilleures conditions, on la publie aussi par voie d'affiches, que les gamins s'empressent de lacérer.

En Autriche, on use naturellement de ces mêmes moyens. On fait tirer en outre, à un très grand nombre d'exemplaires, de petits placards que l'on distribue à profusion et qui, notamment, sont mis sous les yeux du public dans les gares de chemin de fer, les bureaux de poste, les mairies, etc. Des emplacement spéciaux sont réservés à ces a Zetlel », qui sont ordinairement bilingues. Les gouverneurs des diverses provinces jouissent à cet égard de pouvoirs très étendus, comme chez nous les préfets.

Nous reproduisons ci-contre, en vraie grandeur, deux spécimens de ces placards, émis par le gouverneur de la Carinthie ; ils sont rédigés en allemand et en Slovène. Le premier (fig. 2) concerne le rouget du Porc (Rollauj) ; le second (fig. 3) est relatif à la pneumo-entérite infectieuse du Porc (Schweinepest). De tels moyens de diffusion sont très efficaces ; ils pourraient être utilement imités en d'autres pays.

Tué par on épi de Blé.— M. Guillon, maire de Plessis-Gatebled (Aube), vient de succomber dans des circonstances tout à fait exceptionnelles. Il y a environ un mois, M. Guillon revenait des champs en conduisant une charrette. Il tenait entre les dents un épi de Blé ; un des Chevaux recula brusquement et vint heurter M. Guillon à la figure, lui enfonçant dans la bouche l'épi de Blé que le cultivateur avala.

Quelques jours après, M. Guillon, que Tépi gênait considérablement, prit un vomitif et se débarrassa de l'épi ; mais celui-ci avait perforé les intestins, et l'infortuné maire vienl de mourir. — Le Temps du 2d septembre 1905.

L'enfant et le Furet. — Une fillette de trois ans a été attaquée hier dans son berceau par un Furet. Ses parents, qui habitent à Nanterre, l'avaient laissée endormie en s'en allant. A leur retour, ils trouvèrent la fillette couverte de sang. Un médecin aussitôt appelé constata que l'enfant portait à la gorge et derrière l'oreille deux blessures par où sou sang avait été comme aspiré. On se perdait en conjectures, quand un des assistants avisa, dans un coin de la chambre, un Furet qui s'y était blotti et paraissait endormi, gavé du sang de la petite victime. L'animal appartenait à un voisin, de chez qui il s'était échappé. L'état de la fillette est grave. — Le Temps du 18 octobre 1905.

Sonnets du Vétérinaire. — Sous ce titre, Timprimerie F. Schmidt, à Montrouge (Seine), vient de faire paraître une plaquette mesurant 280"" de large sur 225"" de haut, comprenant douze sonnets savoureux, très agréablement illustrés. Le 8' est consacré à la maladie des jeunes Chiens, le 10' à la fièvre aphteuse ou cocotte. Nous croyons faire plaisir à nos lecteurs, en les reproduisant l'un et l'autre :

Maladie du jeune âge

Pleurnichante, elle accourt, la vieille demoiselle. Serrant contre son cœur un informe paquet. D'où sort, tout eflaré, le crâne d'un roquet, Au nez morveux, à l'œil atone qui ruisselle.

Grave, vous prescrivez un régime coquet,

De formule savante, au toutou qui chancelle...

~~ Revenez dans huit jours... L'antique jouvencelle

Laisse poindre, au jour dit, son bec de Perroquet :

— Âh! monsieur, quel bonheur! il va mieux, mon Âzor, Il lève sa papatte, aujourd'hui, ce trésor... Et tandis que sa main, jaune et sèche, se joue

Dans les poils broussailleux de l'ignoble avorton, La vieille, toute émue, essuie à votre joue Une larme qui perle au bout de son piton.

La fièvre aphteuse

Il est un mal affreux qui répand la terreur. Et que le Ciel créa dans le but salutaire De dégourdir un peu, sans le mettre en fureur, Notre docte et brillant Service sanitaire.

Un Bacille sournois, infime mais coureur, Va des pieds aux trayons, gagne la pituitaire. Et l'animal fiévreux attend, bavant d'horreur. Qu'on chasse de chez lui ce gênant locataire.

Chez la gent ruminante, 6 vous qui fréquentez.

Désinfectez sans cesse et redésinfectez,

Si vous n'avez trouvé l'impeccable mascotte.

Jeunes gens, jeunes gens, c'est pour vous que j'écris, Garez-vous prudemment dans vos jeux et vos ris Des aphtes dangereux que sème la Cocotte.

Les Sonnets du Vétérinaire sont l'œuvre de M. Hector Lermat ; les illustrations sont de M. Marcel Picault.

Archives de Parasitologie, X, u* 2, 1906. 20

Les Chiens dans les casernes. — La France Militaire annonce que le générai commandant le 17* corps d'armée s'est ému de la présence de Chiens dans les casernes de sa région, qui lui a été signalée à diverses reprisés.

' Lu général Fabre dit que ces animaux, généralement amenés par des ordonnances, sont une occasion de malpropreté, soit par leurs ordures, soit par les débris des aliments et les os qu'on leur jette sur les planchers, ainsi souillés d'une façon permanente. Il interdit formellement de les tolérer dans Tintérieurdes casernes, quartiers et autres établissements militaires. — Divers journaux, 21 novembre 1905.

Une lettre de H. Ronme. — De notre correspondant de Liverpool :

Le secrétaire de l'Ecole de Médecine tropicale de Liverpool a reçu la

lettre suivante de M. Koume, gouverneur général de l'Afrique occidentale

française, au sujet de la mort récente du D' Dutton, dont je vous ai

parlé :

Monsieur,

C'est avec une profonde émotion que j'ai appris la mort à Kasongo du D' DuTTON, subitement frappé pendant ses labeurs prolongés consacrés aux maladies tropicales. Malgré le court séjour que fit au Sénégal en mai 1903 le D' Dutton, accompagné du D' Todd, la personnalité de ce jeune savant n'est pas oubliée, non plus que ses travaux. Sa perte est ressentie amèrement par tous ceux dont l'espoir le plus cher est de rendre, avec l'aide de la science, les pays tropicaux plus sains pour l'Européen; et je vous saurai gré de bien vouloir assurer la famille du D' Dutton, ainsi que l'Ecole de Médecine tropicale de Liverpool, de mon profond regret et de ma sincère sympathie.

J'ai l'honneur, etc. Roume.

La susdite lettre est écrite en anglais et ce qui précède en est la traduction littérale. Cette lettre est grandement appréciée ici. — Le Temps j du 18 juin 1905.

Mesures sanitaires contre la peste. — La destruction des Rats. — L'administration supérieure, sur les instances de l'Académie de médecine, a dû se préoccuper d'empêcher la propagation de la peste par les Rats qui pullulent à bord des navires. Elle a donc pris, le 21 septembre 1903, un décret rendant obligatoire, à la charge des armateurs, la destruction des Rats à bord des navires, et prescrivant que cette destruction serait exclusivement pratiquée au moyen de procédés approuvés par le Comité consultatif d'hygiène publique.

Le Comité central des armateurs de France, syndicat professionnel dont le siège est à Paris et qui est présidé par M. André Lebon, a déféré ce décret au Conseil d'Etat pour excès de pouvoir. 11 a allégué que l'administration n'aurait jusqu'ici donné son approbation qu'à un seul procédé, qui est un mode de sulfuration, et qu'un monopole de fait se trouverait ainsi créé au profit d'une seule maison qui en aurait profité pour élever le prix

de ses instruments. Les requérants ajoutaient que ce procédé serait inefficace, long et dangereux.

En fait,le Ministre de l'Intérieur a, par une circulaire, provisoirement suspendu l'exécution du décret, et a fait connaître que le Comité consultatif d'hygiène venaitd'approuver un second procédé pour la destruction des Rats. Alors les armateurs ont objecté que dès lors, ou bien les exploitants des deux procédés se partageront les ports, de sorte que dans chacun de ces ports les armateurs seront à le disposition d'un seul d'entre eux, ou bien ils s'entendront, et alors les armateurs se trouveront en présence non d'un monopole, mais d'une coalition.

Mais le Conseil d'Etat vient de rejeter le pourvoi. La mission d'empêcher la contagion de la peste par l'introduction en France d'animaux contaminés appartient en effet au Gouvernement, en vertu de la loi du 3 mars 1822.

L'arrêt insiste d'ailleurs sur ce point que le décret n'a point spécifié le procédé ou l'appareil dont les armateurs devraient se servir, mais leur a laissé la faculté d'employer à leur choix l'un ou l'autre de ceux dont l'eflicacité aura été reconnue par le Comité consultatif, lequel, ainsi que nous l'avons dit, ne s'est pas borné à donner son approbation à un type unique. — Le Temps du 27 décembre 1906.

Quatrième session de l'Institat du Médecine coloniale. — La quatrième session de l'Institut du Médecine coloniale s'est ouverte le 9 octobre 1905 et s'est close le 24 décembre suivant. Trente élèves, dont une dame, ont été admis à suivre les cours. Ces trente élèves se répartissent ainsi ;

1* Répartition des élèves suivant leur situation médicale :

Docteurs en médecine 2i

Interne des hôpitaux de Paris 1

Etudiants de 5' année à la Faculté de Paris :

Français 5

Etrangers 3

2* Répartition des docteurs suivant V origine de leur diplôme : Docteurs français pourvus du diplôme français . . 11 Docteurs étrangers pourvus du diplôme français. . 2 Docteurs étrangers pourvus d'un diplôme étranger . 8

3* Répartition des élèves suivant leur nationalité :

France 17

Colombie 5

Costa-Rica

République Dominicaine

États Unis

Grèce

Italie

Nicaragua

Roumanie

Russie

Les étrangers représentent donc de 43 à 44 pour 100 des élèves de l'Institut. Ces chiffres sont un peu inférieurs, mais sensiblement égaux à ceux des sessions précédentes.

A la suite des examens finaux, vingt-neuf élèves ont obtenu le diplôme de Médeein colonial de TUniversité de Paris, la plupart avec une réelle distinction, savoir :

MM. le D' AcEVEDO, colombien; D' Becerra, colombien; D' Benoit; D' Bluhme y Sanchez, des Etats-Unis ; M"* de Bondarev, russe, étudiante à la Faculté de Paris; D' Bouquet; Camacho, colombien, étudiant à la Faculté de Paris; Coqueret, étudiant à Paris; D' Cordero, de Costa-Rica; D' Dupont; Flourens, interne des hôpitaux de Paris; D' Fontoynont, médecin des troupes coloniales, ancien directeur de Thôpital de Tananarive; Ginebra, dominicain, étudiant à Paris; D' Gonzalez, colombien; D^ Maes; Menaut, étudiant à Paris; Miser, étudiant à Paris; D' Neveux ; D' Olivry; Ort, étudiant à Paris; D' Panoras, grec; D' Paris; D' Pichard ; D' Repezranu, roumain ; D' Robleto, du Nicaragua ; D' Scialom, italien ; D' Thomas; D' Tovar, colombien; D' Villejean.

MM. Camacho et Dupont ont été classés premiers ex œquo, avec la note extrêmement satisfait. Viennent ensuite MM. Bluhme y Sanchez, Fontoynont, Miser et Repezeanu, avec la note très satisfait.

La distribution des diplômes a eu lieule 24 décembre, à l'hôpital de l'Association des Dames Françaises, sous la présidence de M. VVeber, attaché au cabinet de M. le Ministre des colonies et représentant du Ministre. Une photographie a été. faite à l'issue de cette cérémonie; nous en donnons une reproduction (pi. V).

Un ancien cas de psôudo-pârasltisme simulé. — « Un valet âgé de 18 ans, après avoir mangé du lait dans la chaleur de l'été, se coucha le long d'une haye, et s'y étant endormi, apparemment la bouche ouverte, un Serpent, attiré par les vapeurs du lait, entra dans le corps de ce garçon, et ne lui causa d'abord d'autre incommodité qu'un grand froid et un peu de pesanteur qu'il sentitdans l'estomac en s'éveillant. A peine fut-il rentré au logis qu'il se plaignit d'une violente colique, disant qu'il avait avalé un Serpent qu'il sentait tourner dans son corps. Après l'avoir interrogé je soupçonnai, comme lui, un Serpent qui, ne trouvant rien à manger dans l'estomac de ce garçon, y causait tout ce désordre. Pour y remédier, je crus que je pouvais me servir d'un remède dont j'avais ouï parler en semblable occasion ; c'est du lait que les Serpents aiment sur toutes choses (s'il est vrai, comme on n'en doit pas douter, qu'ils tettent les Vaches dans leurs étables). Je fis donc emplir une chaudière de lait qu'on mit bouillir. Lorsqu'elle fit retirée du feu, on suspendit le malade, on mit la chaudière au'-dessous de sa tète, et il n'eut pas plutôt ouvert la bouche pour recevoir la vapeur du lait que nous vîmes le Serpent dans la chaudière où il trouva la mort par cet appât. » — Belloste, 1734 (1).

(i) Belloste, Le chirurgien d*hôpitaly enseignant la manière douce et facile

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Cet ancien cas de pseudo-parasitisme simulé est à rapprocher de celui que j'ai publié ici même (1), ainsi que de celui dont le prof. C. Parona a fait mention (2). — R. Bl.

Sur une dermatomyase observée en Bulgarie. — On ne sait encore que très peu de chose sur les maladies parasitaires qui sévissent dans la Principauté de Bulgarie. On peut croire a priori qu'elles sont fréquentes, eu égard à la variété des races, aux conditions de la vie et à la situation géographique du pays. Leur variété m'est d'ailleurs signalée par plusieurs de mes confrères et je me propose de leur consacrer désormais une attention toute spéciale.

Pour aujourd'hui, je signale la fréquence de cette variété de myase cutanée que les Anglais appellent creeping disease, la maladie rampante. Elle porte en Bulgarie les noms de nova bolest et pulziasta bolesL

Les ressources bibliographiques dont je puis disposer sont malheureusement très limitées; je ne puis donc faire une revue complète des pays où cette maladie s'observe. Je connais néanmoins sa fréquence assez grande en Ecosse et aux lies Shetland, ainsi que son existence accidentelle en France (3). Je sais aussi qu'on l'observe assez souvent en Russie (4) et ce fait est pour nous d'un intérêt tout spécial. Dans l'ouest de l'Europe, on l'attribue à la larve d'Hypoderma lineata, en Russie à celle de GasirophUus hœmorrhoidalis ; dans l'un et l'autre cas, il s'agit donc d'une larve d'OEstride.

Comiffe on sait, la maladie s'observe surtout en été et en automne, parmi les paysans. Elle se manifeste par un tracé filiforme, semblable à une éraflure d'aiguille : d'abord droite, cette ligne s'incurve, se coupe, s'enchevêtre; toujours unique, elle produit des démangeaisons très vives. En fouillant son extrémité, on en peut extraire une larve vivante.

Divers cas ont été observes en Bulgarie.

V cas. — 11 a été publié par le D' Alex. Dileva (5), qui put l'étudier à l'hôpital Marie-Louise, à Varna, chez un enfant d'un an. La ligne rouge caractéristique se voyait à la nuque : elle étart en relief, inégale, enchevêtrée; on eût dit qu'un fil était placé sous la peau. Les parents du petit malade déclarèrent que la ligne rouge s'allongeait de 10 à 15" par jour. Le D' Dileva ne put malheureusement pas suivre ce cas intéressant.

de guérir prompte ment toutes sortes de Playes, et le moyen asstiré d'éviter l'exfoliation des Os. . . Paris 1734; cf. p. 538. Cité par H. Folet, Les petits prophètes de la chirurgie : Augustin Belloste (1654-1730). France méd., Lll.p. 441, 1905.

(1) R. Blanchard, L'Homme aux Serpents. Cas de pseudo-parasitisme simulé chez un hystérique. Archives de Parasitotogie, II, p. 466-479, 1899.

(2) C. Parona, Il ragazzo délie Tarantoleacqualiche. Un vecchio casodi pscudoparassitismo supposto di due Tarantolc acqualiche DoU'intestino di un ragazzo. Ibidem, II, p. 631 632, 1899.

(3) E. TopsENT, Sur un cas de myase hypodermique chez l'Homme. Archives de Parasitologie, IV, p. 609, 1901.

(4) N. Kholodkovsky, Sur quelques rares parasites de l'Homme en Russie. Ibidem, I, p. 354, 1898.

(5) Meditzinski Sbomik, n«6, p. 339, 1896.

t cas, — II a été publié par le D' V. Gheorgiev (1). Un garçon de 4 ans présente à droite du pubis le coniniencement d'une traînée foncée qui se dirige vers le triangle de Scarpa, puis se porte en haut, en bas, à gauche, à droite, sans aucune régularité, pour s'arrêter finalement sur la crête iliaque supérieure. A 40 ou 50"* de là, la ligne redevient apparente : elle marche vers la région inguinale droite en formant de nombreux enchevêtrements et circonvolutions, puis se dirige vers l'ombilic, remonte vers Tépigastre, pour redescendre, se porter en dehors, remonter encore vers l'ombilic et enfin disparaître. Sur toute cette dernière partie de son trajet, elle devient de moins en moins nette; elle présente beaucoup de ressemblance avec une traînée dermographique ou un long fil emmêlé.

L'enfant aurait eu tout d'abord du gonflement des organes génitaux et des parties environnantes, qui aurait duré â à 3 jours; on ne s'est aperçu que plus tard que « quelque chose de vivant » errait sous la peau. Le petit patient avait des démangeaisons, surtout pendant la nuit. Il y avait parfois des arrêts de 15 à 20 jours, puis la ligne continuait à s'allonger.

Après une absence de trois mois, l'enfant fut présenté de nouveau au médecin. La ligne s'était considérablement allongée : elle avait envahi tout le corps, la poitrine, le cou, l'épaule gauche, la main droite. La ligne constatée précédemment avait disparu.

3* CdB. — En février 1905, j'ai eu moi-même l'occasion d'observer un c^s tout semblable, à la 1"' ambulance de la ville de Sofîa, chez une petite paysanne de 4 ans. J'ai examiné la petite malade en présence des D" Mi- KHALov, Kermektshiev, Stambolskv, G. Zlatauev et Shishkov, professeur de zoologie à la Faculté des sciences de Sofia. Le cas était des plus frai^pants. On constatait, à la région dorsale gauche, une traînée dirigée de bas en haut, assez régulière; après un trajet d'une vingtaine de centimètres, elle devenait de plus en plus enchevêtrée, de plus en plus accentuée, rouge et saillante. Persuadé de l'origine parasitaire de cette lésion singulière, j'avais décidé de faire une incision pour chercher la larve d'OEstride, mais les parents ne ramenèrent pas l'enfant au jour convenu et je n'ai pu suivre le cas.

4* cas, — Il a été communiqué à la Réunion médicale de Sofia, le 8 21 mars 1906, par le chirurgien I. Kojusharov. D'après notre confrère, ce serait le même cas que le précédent. La portion de peau contenant le parasite a été enlevée sous narcose; après ce traitement radical, les traînées rouges n'ont pas reparu et la guérison fut définitive.

Au rx)urs de la discussion qui suivit cette intéressante communication, le D' KiRov fit connaître qu'en 1899, étant médecin de la ville, il observa un cas tout semblable, qui était certainement de même origine.

Tels sont les cas de myase hypodermique actuellement constatés en Bulgarie. La maladie doit être répandue dans nos régions; je ferai connaître tous les faits nouveaux que je pourrai recueillir sur elle. — Chr. DocTORov, Directeur de V Institut antipesteux de Sofia,

(1) Meditzinski Napridak, n* 21-22, p. 370, 1900.

Le a t3rpe » en histoire naturelle (X, 114). — Nous avons attiré d^jà l'attention sur l'importante question du type zoologique. La question s'est élargie récemment, par suite de la publication d'une note que nous croyons devoir insérer ici, d'après la traduction qui en a été donnée par M. L. Brasil, préparateur de zoologie à l'Université de Caen (1).

La nomenclature des types d'histoire naturelle

par Charles Schuchert et S.-S. Buckman.

Le travail lait par nous dans les musées pour le classement et pour l'établissement de catalogues de « types » et autres échantillons de collections, nous a montré que la nomenclature actuelle ne suffit pas encore pour distinguer d'une façon critique toutes les différentes catégories de ces objets. D'autre part, quelques-uns des termes proposés dans ce but ont déjà été employés ailleurs : par exenaple, homoiype est usité en biologie ; monotTjpe est le nom d'une machine à imprimer ; autotypé désigne un procédé d'impression. Nous croyons donc devoir offrir le présent système de nomenclature et, en le faisant plus complet, nous avons l'espoir d'avoir fourni un schéma qui rendra un service réel dans l'étiquetage et l'enregistrement des types et du matériel qui s'y rapporte.

Les termes imprimés en capitales indiquent les additions et les modifications introduites par nous. On trouvera d'ailleurs une explication plus complète de tous les termes dans le Catalogue of the type and figured spécimens of Invertebi^ate Fossils in the V. S, National Mtiseum, travail de Charles Schuchert en ce moment à l'impression. Le présent article donne simplement un synopsis des termes qui ont été jugés nécessaires pour la confection d'un semblable travail.

Nous ferons maintenant une autre remarque. Après les différents termes, nous avons placé, en les encerclant, les abréviations dont nous proposons l'usage pour les petits échantillons auxquels il serait impossible ou imprudent de fixer une étiquette entière. Pour l'établissement de ces abréviations, notre plan a été le suivant ': pour les types de la première classe, deux lettres majuscules ; pour ceux de la seconde, une lettre majuscule et une lettre minuscule ; pour les échantillons typiques, deux lettres minuscules.

Dans les définitions qui suivent, l'expression a description » indique qu'il s'agit d'une description faite soit par mots, soit par une figure, soit par les deux procédés à la fois. Par souci de l'exactitude, nous proposons d'appeler PROTOLOGUEla description originale par mots (description-type), protographe la description originale par figure (figure-type). Il est évidemment plus facile d'identifier les types actuels d'après le protographe que d'après le protologue.

(1) Archives de Zoologie expérimentale et générale^ (4), IV, Notes et Remie, p. xiv-xvi, 1903.

— Types primaires : Protérotypes. Matériel sur lequel sont basées les descriptions originales des espèces.

Holotype (h.T.). — Le seul échantillon possédé à Tépoque par Fauteur de l'espèce ; l'échantillon définitivement et exclusivement choisi ou indiqué comme type par l'auteur de l'espèce; l'échantillon qui a seul servi pour l'établissement d'un protographe donné ou cité.

Cotype (plus proprement Syntype) (s. T.). — Un échantillon de la série originale quand il n'y a pas d'holotype.

Paratype (p. T.). — Un échantillon de la série originale, quand il y un holotype,

Lectotypk (l.T.). — Un syntype choisi ultérieurement à la description originale pour prendre la place que dans d'autres nu cas holotype occupe (/«r»», choisi).

— Types supplémentaires : Apotypes (à la place de Hypotypes déjà en usage). Matériel sur lequel sont basées des descriptions supplémentaires d'espèces.

Héautotyi'E (à la place de Autotype déjà en usage) (h. t.). — Un échantillon identifié à une espèce déjà décrite et nommée, choisi de plus par l'auteur de l'espèce lui-même pour servir de base à une description supplémentaire, un tel échantillon n'étant pas un des protérotypes.

Plésiotype (p. t.) . — Un échantillon identifié à une espèce déjà décrite et nommée, mais non par l'auteur de l'espèce lui-même.

Néoiype (n. t.). — Un échantillon identifié à une espèce déjà décrite et nommée, choisi de plus pour être le nouvel étalon dans le cas où les protérotypes seraient perdus, détruits ou trop imparfaits pour la détermination : un tel échantillon venant de la même localité et du même horizon que l'holotype ou le lectotype de l'espèce originale.

— Echantillons typiques : Icotypes (ttMi (1), qui est comme). Matériel n'ayant pas été employé pour la littérature, mais qui sert de moyen

d'identification.

Topotype (t. t.). — Un échantillon d'une espèce nommée, de la même

localité que l'holotype ou le lectotype, en paléontologie de la même

localité et du même horizon.

Métatype (m. t.). — Un topotype identifié par l'auteur de l'espèce

lui-même.

Idiotype ( i. t. ). — Un échantillon identifié par l'auteur de l'espèce lui-même, mais non un topotype.

HoMOEOTYPE (à la place de Homotype préoccupé) (h. t.). —Un échantillon identifié par un spécialiste, après comparaison avec l'holotype ou le lectotype (V**^,, ressemblant).

(1) ctxo.(, geo. iixcfroi, ttx9 pour ttxoro, Icotypes pour raison d'euphonie.

CflinoTYPE (x. t.). — Un échantillon sur lequel un chironyme est basé (Chironyme, nom manuscrit, Coues 1884).

En addition à ce qui précède, nous devons encore considérer l'emploi de l'expression « type » par rapport à l'établissement des genres, t- une espèce donnée est le type d'un genre. La classification de tels types sera la suivante :

Types de genres : Génotypes, GÉNOHOLOTYPE. — L'espècc seule pour laquelle un genre est établi ; d'une série d'espèces pour lesquelles un genre est établi^ l'espèce seule désignée par l'auteur comme étant le a type ». GÉNOSYNTYPE. -r L'uuc dcs cspèces d'une série ayant donné lieu à l'établissement d'un genre, aucune de ces espèces n'étant le génoholotype.

Génolectotype. — L'espèce seule choisie après coup parmi les géno-: syntypes pour devenir le « type ».

Présence des Acariens du genre Halarachne chez les Phoques de l'Océan Antarctique. — M. Lucien H. Valette, attaché au Laboratoire de zoologie appliquée du Ministère de l'agriculture, à Buenos-Âires, a fait récemment une importante exploration scientifique de l'archipel des Orcades du sud. Entre autres parasites, il a recueilli des Acariens dans les fosses nasales du Phoque de Weddell (Leptony choies leopardinus).

Ces Acariens m'ont été soumis, en vue d'une détermination. Par malheur, il n'y avait parmi eux aucune forme adulte. Les larves hexapodes et les nymphes octopodes ont la plus grande ressemblance avec celles de VHalarachne halichœH décrit par Allman (1) chez un Phoque des côtes d'Irlande (Halichœrus grypus) ; j'ai pu m'en assurer en les comparant avec des spécimens de cette dernière espèce qui m'ont été obligeamment prêtés par le D' Trouessart. Toutefois, en l'absence des adultes; il me semble impossible de conclure soit à l'identité, soit à la non-identité spécifique des Acariens de l'une et l'autre provenance.

Quoi qu'il en soit, il est intéressant de constater qu'un même genre d'Acariens est représenté par des formes très voisines, peut-être même identiques, aussi bien chez les Phoques de l'hémisphère austral que chez ceux de l'hémisphère boréal.

Les Acariens du genre Halarachne ont été rattachés par Trouessart (2) à la sous-famille des Rhinonyssinœ, qui fait partie de la famille des Gamasidœ. — R. Bl.

(1) G. Allman, Description of a new genus and species of tracheary Arachnidans. Ànnals ofnat. hisL, XX, p. 47, 1847.

(2) E. Trouessart, Note sur les Acariens parasites des fosses nasales des Oiseaux. C. R. de la Soc, de biol, XLVI, p. 723, 1894. BxUl. de la Soc. enlomol. de France, p. ccxLii, 1894.

Note complémentaire sur un Sarcoptide détriticole, endoparasite accidentel chez l'Homme. — J'ai décrit el figuré, en 1902 (1), une espèce du genre Histiogaster qui s'était trouvée, en colonie nombreuse, dans un kyste du testicule chez l'Homme, et que j'avais considérée comme entièrement nouvelle sous le nom d' Histiogaster spermaticus Trt.

Dans cette description, j'avais surtout comparé cette espèce à Histiogaster carpio (Kramer), type du genre Histiogaster Berlese, 1883. Depuis, j'ai reconnu quelle se rapproche beaucoup plus d' Histiogaster entomophagus (Laboulbène).

Si j'ai négligé de parler de cette dernière espèce, c'est qu'à cette époque je n'en possédais pas de spécimens en nature. J'avais bien comparé ma nouvelle espèce à la figure que Berlese donne (2) de Monieziella entomophaga [= Acanis (Tyrogbjphus) entomophagus Laboulbène], mais cette tigure est inexacte sous plusieurs rapports, notamment en ce qui concerne la forme de l'organe génital, et je n'avais trouvé aucune affinité entre les deux espèces.

Récemment j'ai pu me procurer la description originale de Laboulbène et Robin (3), et constater que la forme de l'organe génital (figuré sur la pi. X) est identique à celle de l'espèce que j'avais à déterminer. Quant au genre Monieziella, il ne diffère par aucun caractère valable d'Histiogaster qui a la priorité. Cependant Histiogastei' spermaticus d'iQère d' Histiogaster entomophagus par des caractères assez tranchés pour qu'il soit nécessaire d'en faire au moins une sous-espèce distincte. Ce sera donc :

Histiogaster entomophagus spermaticus Trt.

Synonymie. — Histiogaster speiinaticus Trt., 1902 (fig. 1-3).

Caractères. — Mâle semblable à //. entomophagus typicus (Laboul.), mais plus robuste et plus fortement chitinisé; le lobe abdominal plus large et incomplètement trilobé (il est entier dans le type). Epimèresdela 2' paire se prolongeant en arrière et se recourbant en dehors pour aller rejoindre la base de la patte; épimères de la 3' paire se prolongeant en avant jusqu'au sillon thoraciquc. Rostre très large, triangulaire (dans le type, il est allongé, simplement conique). Pattes courtes, robustes, trapues, celles de la 4' paire plus fortes que celles de la 3% n'atteignant pas la base du lobe (dans le type, elles atteignent presque l'extrémité du lobe). Caroncule du tarse courte, peu distincte de l'article; griffes beaucoup plus fortes que celles du type. D'ailleurs, la forme de l'organe génital (très caractéristique) est identique. Femelle à rostre très grand et très large; les épimères très développés, comme chez le mâle, avec une pièce stcrnale en T entre les épimères de la 2* paire (cette pièce n'est pas développée chez le type).

Habitat. — L'Hindoustan.

(1) Archives de Parasitologie, V, 1902, p. 449, flg. 1-4.

(2) Acarif Myriop. e Scorp. italia^ii, 1897, fasc. XC, n" 1.

(3) Description de VAcarus (Tyroglyphua) entomnphagua Laboulbène. il ?ni a if. s de la Soc. Entonwlogique de France, H, p. 317, pi. X, 1^02.

Remarque, — On peut admettre que les caractères différentiels que je viens de signaler ne sont que le résultat d'une chitinisation plus intense du derme, sous l'influence d'un climat plus chaud, comme celui de l'Inde. Cependant ils sont tellement marqués que, n'était la forme identique de l'organe génital, on serait porté à maintenir la distinction spécifique. Etant donné qu'il s'agit de spécimens conservés dans Vakool, et que l'action astringente de ce liquide a pu modifier sensiblement les proportions et notamment la forme du tarse (qui semble complètement dépourvu de caroncule transparente), il est plus prudent de ne considérer cette forme nouvelle que comme une sous-espèce d' Hisliogaster entomophagus .

Mœurs d' HistiogasUr entomophagus, — Laboulbène qui le premier a décrit cette espèce, l'avait trouvée, en France, très abondante dans les collections d'Insectes, où elle détruit surtout ceux de grande taille dont les intestins tournent au gras. Fumouze et Robin l'ont trouvée sur des Cantharides arrivant de Sicile. Il est assez curieux que Michaêl, en Angleterre (1;, n'ait jamais pu rencontrer cette espèce dans les collections d'Insectes, où Ton trouve seulement Glyciphagus domeslicusei Tyroglyphus longior. L'espèce serait donc plutôt méridionale.

Quoi qu'il en soit, Michaèl rapporte également à Hisliogaster entomophagus le Tyroglyphus malus (Riley), trouvé par Riley, en Amérique, sur l'écorce des Pommiers, où il dévore ÏAspidiotus conchiformis, et par Lignières, en France, dans les mêmes circonstances, ainsi que VHisliogosier aleurophagus Sichcr, que cet auteur a trouvé dans la farine. Enfin Michacl a décrit et figuré la même espèce d'après des spécimens trouvés sur de l'Ergot de seigle provenant de Russie. — D' E. Trouess.vrt.

(1) MiGHAEL, Brilish Tyroglyphidœ, II, 1903, p. fw cl pi. XXVII.

Tous les ouvrages reçus sont annoncés

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AZIONE SPERIMENTALE DEI SUCCHI DIGERENTI

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