‹ Archives de parasitologie (volume 5)Chapitre 27 sur 110 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Par cette esquisse rapide des parasites des Culicides, nous avons essayé de montrer combien leur étude systématique offrait d'intérêt, tout à la fois, pour le médecin, pour l'hygiéniste et aussi pour le zoologiste.

L'étude des parasites des Culicides rappelle au médecin que certains de ces parasites sont pathogènes pour l'espèce humaine; elle lui fait connaître l'étiologie, jusqu'ici inconnue, de quelques maladies très fréquentes,surtout dans les pays chauds, enfin elle lui montre également que le mode de développement de ces parasites des Culicides chez les Vertébrés supérieurs ne doit pas être négligé, car il peut lui révéler les transformations parallèles de certains de ces parasites, dans l'organisme humain. C'est ainsi que les belles

recherches de R. Ross, sur révolution du Plasmodium des Oiseaux chez les Culex, ont conduit tout naturellement à la connaissance de la phase parasitaire de révolution des Hématozoaires du paludisme, chez les Anophelinae.

Cette étude présente aussi une non moins grande importance pour l'hygiéniste. Il suffit de rappeler les progrès réalisés par la prophylaxie de certaines maladies, grâce à la connaissance, même supposée, comme c'est le cas pour la fièvre jaune, de l'existence du cycle évolutif de ces parasites chez le Moustique. Elle peut aussi, dans le môme ordre d'idées, nous amener à trouver, parmi ces parasites des Culicides, des parasites pathogènes pour le Moustique lui-même, et augmenter ainsi notablement nos moyens d'action pour la destruction de ces Insectes, si redoutables parfois, et toujours si incommodants.

Enfin, cette étude des parasites des Culicides offre un intérêt très grand pour le zoologiste. On sait quel progrès a amené, en protistologie seulement, la notion du cycle évolutif de certains parasites chez le Moustique. Les récents travaux de Schaudinn montrent quels horizons, en quelque sorte illimités, cette seule notion ouvre aux investigations des chercheurs. /

Il est donc à souhaiter que cette enquête sur les parasites des Culicides se poursuive dans tous les pays où se trouvent des Moustiques, dangereux ou non pour l'espèce humaine, et l'on sait si ces régions sont nombreuses! Il faut surtout que cette enquête soit toujours menée au triple point de vue de l'évolution du parasite, de son action pathogène sur THomme ou les Vertébrés supérieurs, et aussi au point de vue de l'action propre du parasite sur son hôte, c'est-à-dire sur leCulicide lui-même : cette dernière partie a été très souvent laissée de côté par la plupart des observateurs qui se sont occupés de la question des parasites des Culicides.

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