‹ Archives de parasitologie (volume 5)Chapitre 67 sur 110 · LE DANTEC · texte numérisé non relu

LE DANTEC

Mais, finalement, une terre provenant de Cochinchine donna à un Cobaye rulcère seul, sans com])lication de tétanos.

M. Le Dantec fait circuler une planche coloriée, représentant le Cobaye porteur de l'ulcère.

L'ulcération expérimentale présentait tous les caractères de l'ulcère phagédénique des pays chauds. La fausse membrane avait le même aspect et renfermait les mêmes Bacilles en nombre consi dérable. Malheureusement, il fut impossible de réussir aucune culture ni aucune réinoculation. L'identité des deux lésions ne peut donc être affirmée. H est à désirer que l'on reprenne et continue ces expériences.

La technique est des plus simples. Pour expédier les fausses membranes des colonies en France, il faut éviter l'emploi des pipettes Pasteur. Les microbes secondaires y pullulent en effet et la fausse membrane disparaît ou devient inutilisable. Le mieux est d'étaler ces membranes sur un fragment de verre quelconque, vitre cassée ou vieille plaque pholo^'^raphiciue, et de les faire sécher. La conservation est alors indélinie. M. Le Dantec montre en effet à l'assemblée une plaque de verre, recouverte de fausses membranes, qu'il a reçue de Konakry.

11 semble donc que la terre recèle trois microbes pathogènes pour les plaies : le Bacille du tétanos, le Vibrion seplique et le Bacille phagédénique.

L'étude de ces faits montre qu'il ne faut pas négliger les maladies tropicales, car elles éclairent souvent la pathologie des pays tempérés. C'est ainsi qu'a régné longtemps Tidée de l'origine équine du tétanos, (k^peudant on a vu des flèches empoisonnées avec de la terre de marais, provenant de pays sans Chevaux, tels que la Nouvelle-Calédonie, qui donnaient sûrement le tétanos.

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