I. — La Bilharzie et les lésions veineuses
Quel que soit l'état morphologique dans lequel le Schistosomum hœmatobium a pénétré dans Torganisme humain, quelle que soit la voie suivie par lui pour atteindre les cavités veineuses abdominales, qui vont être son habitat normal, questions ardues encore à l'étude, la donnée du [ïroblème commence pour nous au moment où les Distomes mâles et femelles, installés dans le sang veineux, se mettent en voie d'assurer leur évolution biologique.
De l'aveu des auteurs les plus compétents, la veine porte et les veines mésaraïques qui lui donnent naissance sont le siège de pré dilection des Bilharzies, la veine splénique étant plus rarement infestée que les deux autres et ne contenant jamais de Vers femelles. L'habitat habituel de la Bilharzie est, d'une faç'on génénile, le système veineux pelvien. Les veines du petit bassin, celles qui, comme les hémorrhoïdales, ressortissent aux deux systèmes, cave inférieur d'une part, et mésaraïque d'autre part, aussi bien que les plexus veineux entourant les organes génitaux et urinaires internes, (vessie, prostate, vésicules séminales, canaux déférents, uretères, utérus, vagin, etc.) en un mot toutes les veines de la cavité pelvienne, anastomosées si largement les unes avec les autres, peuvent être et sont, de fait, fréquemment le domaine des Bilharzies mâles et femelles.
La question n'est donc pas tant de savoir quelles sont les veines de l'abdomen atteintes par l'infection bilharzienne (1), mais bien plutôt de déterminer si le séjour des parasites s'y efïectue partout d'une manière particulière, intermittente ou continue, et, par
(1) Dans un récent travail, Kartulis {Virchoic's Arcfiiv fur pathol. Ànatomie u. fiir klin. Medicin, 152, p. 474, 1898) donne le tableau suivant, pour le siège habituel du Distoma hsemaiobUim (sur 33 cas) :
Veine porte 27 cas