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VIII. — Conclusions

Ainsi, nous nous trouvons ramenés à deux hypothèses, devant la discordance des résultats des auteurs et l'obscurité du sujet.

En admettant que nos parasites, si remarquables par leur évolution au même stade larvaire, se rattachent à la forme échinococcique, on pourrait se demander si l'infection n'a pas eu lieu par un ou plusieurs germes ingérés, ayant traversé l'intestin par une lésion accidentelle, soit que ces embryons proviennent du dehors, soit qu'ils descendent des hôtes mêmes du Chien, de telle sorte qu'il y aurait eu auto-infection. C'est ainsi que, dans la rate d'un Chien observé par Neumann, se trouvait une aiguille à coudre qui aurait pu faciliter un semblable phénomène. Cependant, Neumann, à diverses reprises, a introduit dans le péritoine de plusieurs Chiens des Tamia echinococcus vivants et mûrs ; les résultats ont été négatifs. Il explique d'ailleurs ces faits comme devant être prévus d'avance, puisque les œufs n'avaient pas subi, au préalable l'action érosive du sucgastrique, nécessaire pour la mise en liberté de l'embryon. D'un autre côté, nos Chiens en observation n'hébergeaient pas d'Échinocoque dans leur tube digestif et, dans ce cas,

(1) Nbumann, Ménié de la Soc* ZooLde France^ 1906.

Torigine de nos parasites semble inexplicable de cette manière, à moins que l'on admette qu'ils aient été infectés de ce Ténia à une époque antérieure, et qu'ils en aient été débarrassés. D'ailleurs, il ne parait guère possible de rattacher nos parasites aux Échinocoques, alors qu'il y a absence totale de crochets, un volume uniforme des vésicules et aucune trace de kyste-mère, etc. Faut-il plutôt rechercher dans l'habitat môme du Chien, 1 espèce à laquelle nos parasites doivent être rattachés? 11 est évident que, si l'on connaissait les difiérentes espèces de Ténia du Chien dans chaque région, il y aurait là une indication précieuse pour aboutir à un résultat définit! et pour établir les rapports génétiques qui peuvent exister entre la forme cystique péritonéale et une forme rubanée intestinale. Notre Chien primitif contenait une foule de Mésocestoîdes dans son intestin, qu'il a certainement rapportés de Toulouse, son lieu d'origine. Il rendait constamment des anneaux et des rubans.

D'un autre côté, nos spécimens à tendance rubanée présentaient fréquemment d'innombrables corpuscules calcaires ombiliqués, assez caractéristiques du Dithyridium. D'ailleurs, l'absence complète de crochets peut s'expliquer par la constitution absolument inerme du Dithyridium, Si toutefois nous n'avons pas trouvé cette forme bien caractérisée chez notre Chien, Sendrail et Cuillé l'ont parfaitement vue dans un cas analogue, et dans ce cas l'observation de ces auteurs complète la nôtre. Il serait donc possible, sinon même vraisemblable, que nos vésicules acéphaliques représentassent un stade larvaire dégradé, parasite normal ou accidentel des séreuses, se rattachant plus ou moins étroitement au genre Dithyridium, forme larvaire probable du Mésocestoîdes litteratus.

Nous en sommes néanmoins réduits à des suppositions plus ou moins établies, que l'avenir pourra peut-être justifier et démontrer, mais nous ne possédons malheureusement, pour le moment, aucune certitude. Nous serons cependant heureux si ce travail préliminaire a pu apporter un peu de clarté dans cette intéressante question.

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