‹ Archives de parasitologieChapitre 139 sur 161 · NOUVEL IXODIDÉ POUR LA FAUNE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

NOUVEL IXODIDÉ POUR LA FAUNE FRANÇAISE

PAR

Docteur es sciences

Parmi un lot de Gamasidés cavernicoles, de la collection Viré, provenant du gouffre de Padirac (Lot), j'ai trouvé un Ixode nouveau pour la faune française. Le professeur Neumann, à qui j'ai soumis cet exemplaire unique, le considère comme correspondant au type décrit par Kolenati sous le nom de Sarcanyssus flavipes Koch. De fait, en comparant réchantillon du gouffre de Padirac à la description de Kolenati, on constate qu'on a affaire à la même espèce,' qui prend rang dans la famille des Ixodidés, sous le nom d'Eschatocephalus flatipes (Koch) et doit sortir de la synonymie d'E. vespertilionis.

Mais la description de Kolenati est trop incomplète, et si insuffisante, qu'il nous a paru nécessaire de la reprendre à nouveau.

ESCHATOCEPHALUS FLAVIPES (Koch).

Synonymie. — Ixodes flavipes Koch, 1844 (1). — Sarconyssm flavipes Kolenati, 1857 (2 et 3). — Sarcanyssus brevipes Kolenati, 1857(3).

Iconographie. —Koch (1), Kolenati (2 et 3).

Description. — Hâle. — Le mâle n'est connu que d'après la description de Kolenati: « De couleur jaune blanchâtre ou jaune; de chaque côté de l'écusson dorsal deux stries longitudinales Longueur du corps ln»nn4.

Femelle. — • Corps ovale, arrondi, renflé à l'état de réplétion

(1) C. L. Koch, Deutschlands Crustaceen, MyriapoUen und Arachniden, Heft 39, fig. 2, 18U.

(2) P. A. Kolenati, BeitrAgezur Kenntniss der Arachnlden. S, B. Àk. Wien, XL p. 574, pi. I. fig. 1,1860.

(3) F. A. KoLKNATi, Die Parasilen der Chiroptern, Dresden, p. 21 et 22, pl. I, fig. 21, 1857.

long de 3™°*, non compris le rostre, large de 2»°»S; gris bleuâtre, devenant jaune brun dans Talcool; pattes un peu plus claires. Écusson brun clair, allongé, ovoïde, de 0™m9 sur 0™™7, tronqué carrément en avant, avec une très faible échancrure pour la base du rostre,atténué progressi vement en arrière ; de chaque côté une dépression ovalaire dans la moitié antérieure et une plus petite dans le quart postérieur, embras sant une autre dépression peu profonde et médiane (fig. 1). L*ensemble de ces dépressions, dues peut-être à la conservation dans Talcool, donne à Técusson un aspect bossue; sur tout récusson des ponctuations inégales, peu nom- ""pÂi/iiT/ia^pei^^ breuses. Sillons cervicaux très superficiels, écusson. X 35. obsolètes à leur origine, comme chez £. t>e$-

pertilionis. A la face i>entrale, vulve située en regard des hanches de la troisième paire de pattes, contournée en avant par deux plis longitudinaux en ogive, à côtés divergents. Anus très postérieur, contourné en avant par deux plis longitudinaux à côtés divergents. Péritrèmes circulaires, grands, finement fovéolés, faisant saillie sur les téguments. Téguments plissés, portant de nombreux poils blanchâtres, régulièrement disséminés sur tout le corps, sauf sur Técusson. Rostre très court, infléchi vers la face ventrale, à base large, bien détaché de récusson. Chélicères longues de 400 \l, dont 75 \i. pour le doigt. Celui-ci allongé, étroit, fendu à sonextré- Fig 2. — Es- inîté; apophyse externe pourvue de quatre petites chatocepha- dents suivies de deux fortes dents triangulaires çtdi^ro (fig- 2). Hypostome allongé, à dents rétrogrades, gauche, face longues, coniques, ressemblant beaucoup à celui d'£. d^rsa e. X ^^spertilionis. Pa/pes faiblement excavés, le premier article très court, le deuxième et le troisième de même longueur. Pattes grêles, relativement courtes (2""™ à 2°»™5); hanches rapprochées, la première à peu près triangulaire, sans épine, la quatrième sub-circulaire. Deuxième article des pattes court, à peine une fois et demi plus long que large, les suivants près de trois fois plus longs que larges. Tarses sans gibbosité à

ESCHATOGEPHALUS FLAVIPE6 (KOCH) 327

leur extrémité proximale (fig. 3). Quelques poils blanchâtres répartis sur tous les articles des pattes, y compris les hanches.

Habitat. — VEschatocephalus flavipes, représenté par un seul exemplaire provenant du gouffre de Padirac (Lot), a été recueilli avec d'autres Acariens parasites des Chauves-souris. Kolenati le signale en Silésie et Moravie, dans les grottes à Chauves-souris, surtout sur Rhinolophus hippocrepis et R. ferrum-equinum.

Cette espèce, très voisine d'E, vespertilionis, constitue avec elle les deux seules formes bien connues actuellement ; les autres espèces : E. crassipes (Kolenati), E. nodulipes (Kolenati), E. exaratus (Kolenati), E. bretipes (Neumann), sont encore mal connues, et p|g 3 £g. les descriptions données par leurs auteurs trop in- chatocephasuffisantes, pour pouvoir les établir définitivement. ç*tarse^deia

VE. flavipes est, en quelque sorte, une contraction première paid*£. vespertilionis; on retrouve,' en effet, dans les deux ^ ^ ^* espèces sensiblement les mêmes caractères, avec élongation relative des parties chitineuses : écusson, articles des pattes, rostre, chez E. vespertilUmis, L'emploi du tableau suivant permettra de déterra iner ces deux espèces.

Clef analytique du genre EschatocephcUus,

Articles 3 à 6 des pattes IV bien plus longs chacun que l'ensemble de la hanche et du deuxième article... i?espertt/tants.

Articles 3 à 6 des pattes IV à peine plus longs chacun que l'ensemble de la hanche et du deuxième article... flavipes.

P. Ménétrier, Le Cancer. Paris, J.-B. Baillière et fils, un vol. grand in-8 de 672 pages, avec 114 figures. Prix : broché, 12 fr.; cartonné, 13 fr.50.

Notre connaissance actuelle du cancer est l>asée à la fois sur la clinique, l'anatomie pathologique à ToBil nu, la chimie, Texpérimentation physiologique et l'histologie.

Mais c'est, en dernière analyse, Thistologie seule qui peut présentement nous guider dans l'étude du cancer. C'est elle qui, en nous apprenant la nature cellulaire du néoplasme, et en nous montrant avec certihide le moment où il devient infectant, c'est-à-dire cancéreux, nous en permet une reconnaissance assurée et nous fournit les caractères dont nous pouvons tirer une définiton du mal.

De ces données entièrement positives, et sans y faire entrer aucune hypothèse pathogénique, M. Ménétribr tire sa définition:

Caractérisé cliniquement par une tumeur locale, apparente ou cachée, selon l'organe dans lequel il se développe, et qui progressivement envahit et empoisonne l'organisme entier, le cancer n'est pas une maladie, mais un processus morbide. C'est un processus d'auto-infection de l'organisme par des cellules de l'organisme; cellules proliférées, envahissantes et destructrices des éléments normaux avec lesquels elles entrent en conflit. Tous les éléments cellulaires de l'organisme sont éventuellement capables de cette activité pathogène, exactement dans la mesure où ils sont capables de prolifération et dhyperplasie régénératrices, irritatives ou compensatrices, fonctions normales dont le processus cancéreux représente la déviation pathologique.

Prof. DuNBAR, Zur Frage der SUUung der Baklerien, Hefen und Sehimmelr pilze im System. Die Entstehung von Bakterien, Hefen und Schimmelpilzen aus Àlgenzellen. Mûnchen und Berlin. R. Oldenbourg, in-8* de viii-60 p. avec 5 pi.. 1907.— Prix, broché : 5 mk.

Les Bactéries sont-elles des organismes indépendants? Dérivent-elles des Champignons ou ont-elles des affinités plus étroites avec les Algues? Laquestion n'est pas nouvelle et le polymorphisme des Bactéries, bien connu de chacun, est un puissant argument en faveur de la théorie de la dérivation. Récemment, G. Bourguignon a remis la qiiestion sur le tapis, par son important travail sur le Champignon du muguet (1906).

Voici maintenant que DuNBAR, directeur de l'Institut d'hygiène de la ville de Hambourg, l'aborde à son tour. En se basant sur la méthode des cultures pures, il émet l'opinion que les Bactéries dérivent des plantes à chlorophylle et spécialement des Algues; cette dérivation n'est pas seulement

pbylogéiiétique; elle se produit encore journellement et de toutes parts. Le point de départ de ses recherches a été l'observation toute fortuite de Vibrions à Hntérieur de Paimellecées provenant des eaux de l'Elbe et cultivées en milieu peptonisé. Après de longues tentatives, il a pu obtenir des cultures pures de ce végétal unicellulaire. 11 suffisait alors de modifier en divers sens la composition chimique du milieu de culture pour réaliser des conditions très diverses, déterminant des changement profonds dans l'organisme et dans sa descendance* Une solution de saccharose, peptone et sulfate d'ammoniaque fait apparaître dans l'Algue de petits corps arrondis et incolores; mis en liberté par rupture de cette dernière, ils germent et donnent une Mucédinée.

Les Bactéries, au contraire, prennent naissance dans les milieux dont l'alcalinité équivaut à 0,03 ou 0,04 p. 100 d'acide chlorhydrique, mais elles n'y apparaissent que très tardivement. Cette assertion soulève diverses objections; DuNBAR les discute et les rejette.

L'ouvrage de Dunbar est donc très suggestif ; il s'appuie sur des recherches délicates, dans la technique desquelles nous ne pouvons entrer ici.

W. H. S. Jones, R. Ross and G. G. Ellett, Malaria, a neglected faetor in ihe history of Greeee and Rome. Cambridge, Macmillan and Bowes, în-S* de VI - 108 p., 1907. — Prix cartonné : 2 sh. 6 pence.

Par l'étude d'un grand nombre d'auteurs grecs et latins, Jones établit que le paludisme était connu des anciens et qu'il exerçait parmi eux de grands ravages. Il arrive même à conclure que cette redoutable endémie a été la cause principale de la décadence de la Grèce et de Rome; il en donne des raisons vraiment très suggestives, sinon la preuve absolue.

Le paludisme serait venu d'Egypte en Grèce. Arrivant ainsi dans un pays neuf, dont la population héroïque, après une période de splendeur et de force, en était arrivée aux luttes intestines et aux malheurs qu'elles entraînent, notamment Tabandon des cultures champêtres, il y a trouvé d'excellentes conditions, tant pour la population des Anophèles que pour la propagation des Hématozoaires, la race étant épuisée par les guerres civiles et par les privations. C'est alors que les rudes populations de la Macédoine, puis les Romains, puis les Francs, ont pu dominer et conquérir successivement ce pays de détresse physique. Cette thèse curieuse est corroborée par le fait que les termes désignant la fièvre, rares ou introuvables dans les premiers auteurs grecs, deviennent de plus en plus fréquents chez ceux des époques plus récentes.

L'Italie n'aurait guère été envahie par le paludisme que vers l'an 200 avant notre ère. Peut-être le fléau venait-il d'Afrique, avec l'armée d'Annibal. Tite-Live déjà décrit une pestilence qui pourrait bien n'être que le paludisme ; la chose est plus certaine en ce qui concerne certains passages de Cicéron, Horace, Juvénal et Martial. D'ailleurs, et c'est là un point capital que Jones a laissé de côté, il existait au forum romain

un temple d'Hercule exterroioateur de Moucherons et, dans un très intéressant mémoire que les lecteurs des Archives n'ont pas oublié, L. Manzi (1) donne les renseignements les plus complets sur le culte dont il était l'objet.

Ce livre soulevé une importante question d'histoire ; avec l'auteur, je crois qu'il la tranche. Les faits qu'il invoque s'observent encore de nos jours; la maladie du sommeil ravage l'Afrique tropicale et cause les plus grandes perturbations dans les populations. Une fois de plus, le Moucheron est vainqueur du Lion ; une fois de plus, la maladie est plus forte que le conquérant.

C. Mknsb, Hanàbuch der Tropenkrankheiten, Leipzig, J. A. Barth, III, in-8^ de xviii-818 p. avec 315 (ig. dans le texte et 13 pi. hors texte, 1906. — Prix : broché, 28 mk ; cartonné, 29 mk 80.

Nous avons déjà rendu compte des deux premiers volumes de ce très important ouvrage (IX, 632; XI, 475); nous sommes bien en retard pour annoncer et apprécier le troisième et dernier volume. 11 est consacré tout entier aux maladies causées par les Protozoaires et atteint une ampleur considérable, en rapport avec les progrès capitaux qui ont été réalisés récemment dans ce domaine particulier de la Parasitologie.

Le professeur R. Ruge (Kiel) décrit d'abord la dysenterie amibienne. Le D"* Mac Callum (Baltimore) étudie les maladies du foie. Puis le D' M. LiJHK (Kônigsberg) intervient avec un très important article sur les Protozoaires sanguicoles (p. 69-268). Le D*" Ziemann donne ensuite deux articles remarquables sur le paludisme et sur la fièvre bilieuse hémoglobinurique (p. 269-590). Le kala-azar est exposé d'une façon magistrale par le D' W.-B. Leishman (p. 591-616). Le D' C Mense (Cassel) traite avec autorité de la trypanosomose humaine, puis de quelques maladies mal définies. Le typhus récurrent est étudié par le D"* C. Schilung (Berlin). Les D"" L. Sander et HenxNIg étudient les maladies du bétail. Enfin, le prof. F. Ruo (Venise) donne une intéressante étude sur la psittacose.

L'ouvrage dont le D' C. Minse avait conçu le plan et entrepris l'exécution est maintenant achevé : on peut porter sur son compte un jugement d'ensemble. Ce jugement n'est qu'une confirmation très nette de celui suscité déjà par les deux premiers volumes. L'ouvrage du D^ Mense et de ses savants collaborateurs est d'importance capitale ; il est fondamental et vraiment Indispensable dans les laboratoires, où l'on a journellement l'occasion de s'y reporter. Il marque une époque et montre avec quelle heureuse ardeur les médecins coloniaux allemands s'adonnent aux diflSciles et captivantes études de médecine intertropicale. Le D'' Mknse, qui a été assez habile pour mener à bien une tâche aussi ardue, a droit à la reconnaissance de tous ceux qui se livrent à ces mêmes études.

(1) L. Manzi, OU dei destruttori degli Anofell e l'uso antico délie fumlgaziODl délie reti contro di easi. Archives de Parasitologie, VIII, p. 88, 1904.

M. Braun, Die tierischen Paroitten des Memehen. Ein Handbuch fur Sti»dierendeund Àrxte. Wûrzburg, C. Kabitzsch, 4. Auflage, in-8« deix-623p. avec 325 flg., 1908.

Nous aononcions récemment (XI, 475) la traduction anglaise de cet excellent ouvrage, d'après la 3* édition allemande ; voici maintenant que parait la 4* édition. La métbode rigoureuse du professeur Braun est trop connue pour qu'il soit nécessaire d'insister sur les qualités intrinsèques de son livre. Le succès qu'il rencontre en dit assez bautement le mérite. Les questions les plus nouvelles, et l'on sait s'il en naît pour ainsi dire journellement dansJe domaine de la Parasitologie, sont exposées avec sobriété et précision ; l'ouvrage est bien au courant des dernières nouveautés.

Une innovation des plus heureuses consiste en ce que le professeur 0. SxiFERT, de l'Université de Wûrzburg, a écrit pour cette nouvelle édition un long et important cbapitre sur la clinique et la thérapeutique des maladies parasitaires.

L'ouvrage est plus que jamais recommandable ; il doit être le guide de tous ceux qui s'adonnent aux études parasitologiques. Les belles figures dont il est orné le rendent particulièrement facile à consulter et à lire.

Gilbert E. Brooke, Tropical médiane, hygiène and parasitology. A handbook for practitioners and students, London, Ch. Griffin and G*, un vol. in-iS" de xvi-498 p. avec 97 fig., dont 26 pi. bors texte. — Prix : relié en peau souple, 12 sh. 6 pence.

Voici un excellent manuel de médecine et d'hygiène tropicales. L'auteur est professeur d'hygiène à l'Ecole de médecine de Singapour ; il a une longue pratique des pays chauds, ainsi qu'une bonne éducation technique. Clinicien autant qu'homme de laboratoire, il a su donner à son livre, sous une forme concise et portative, tous les développements répondant à cette double tendance.

Le premier chapitre est consacré à l'hygiène des tropiques ; le second traite des animaux parasites ou dangereux, et à ces derniers se rattachent les Moustiques, les Puces, les Tiques et les animaux venimeux.

Viennent ensuite l'étude des maladies tropicales, puis de très utiles indications sur l'emploi du microscope, sur la photographie, la désinfection, la manière d'examiner le sang. Divers appendices, dus à la plume de collaborateurs d'une compétence reconnue, viennent encore étendre ces notions : H. N. Ridley a écrit un très bon article sur les poisons végétaux des tropiques; E. E. Austen fait connaître' la façon de récolter les Mouches piqueuses et les Tiques; D. J. Galloway traite des assurances sur la vie dans leurs rapports avec la médecine tropicale, etc.

Ecrit dans une langue sobre et précise, riche en laits, pauvre en discussions théoriques, cet ouvrage est appelé à rendre les plus grands services. Nous souhaitons aux médecins coloniaux français d'en avoir bientôt l'équivalent.

R. Bbrla, Dw tatsàehUehe Krdfserreger, sein Zykhu und ieine Dauenporm. Berlin, R. Schoetz, grand in-8« de x-189 p., 1907. Prix, broché : 4 mk.

Le a conseiller médical secret » R. Bbhla discute de nouveau la question de l'origine et de la nature du cancer. Nous avons indiqué déjà (IX, 319) ses vues à cet égard; on se rappelle qu'il attribue le néoplasme à rintroduction d'une Cbytridinée dans l'organisme. Amené par les aliments, ce végétal inférieur envabirait les cellules épitbéliaies, qui se multiplieraient activement sous son Influence.

Dans son nouvel ouvrage, l'auteur reprend cette tbèse et l'appuie bien moins sur des observations personnelles ou sur des recherches expérimentales que sur des considérations théoriques. 11 eu expose tout un lot : c'est un bouquet de fleurs inégalement suaves, de teintes diversement colorées, cueillies dans les parterres les plus variés, mais toutes ces fleurs, toutes ces considérations théoriques, Teux-je dire, aboutissent nettement à lopinion que les néoplasmes sont de nature parasitaire. Il ne s'agit point encore de définir le parasite en cause, quoi qu'en dise le titre du livre, ni d'en suivre l'évolution : ce parasite existe, et cette affirmation suffit à l'heure présente. C'est à demain qu'il appartient de faire en avant un nouveau pas qui, espérons-le, sera décisif.

A dire vrai, voilà quelque temps déjà que la théorie parasitaire des tumeurs, et du cancer en particulier, a vu le jour. Korotnbv, Bra, SanrsLiCE et tant d'autres ont émis à ce propos les opinions les plus disparates, ont invoqué les étiologies les plus différentes. Aucun d'eux n'a pu, jusqu'à présent, donner la preuve de ses conceptions, aucun n'est allé au delà d'une affirmation gratuite. Behla n'est pas plus heureux ; il passe en revue toutes les théories émises jusqu'à ce jour; il les critique, les éclaire par la comparaison des tumeurs humaines [avec les processus néoplasiques des animaux et des plantes et en arrive à envisager le cancer comme le résultat d'une symbiose des cellules épitbéliaies avec un parasite encore invisible, par suite de l'insuffisance de nos méthodes d'observation. De cette notion découlent néanmoins de très nettes indications prophylactiques : au nombre de ces dernières, l'auteur insiste sur la nécessité de créer un Institut onœlogique (1) international, pour l'étude des maladies néoplasiques, dont la connaissance et l'arrêt intéressent l'humanité tout entière.

J. Jackson Clarke, Protozoa and disease, camprising sections on the catimtion of smallpox, syphilis and cancer, 2* partie. Londres, Baillière, Tindall et Cox, in-8« de xii-138 p. avec 53 fig. dans le texte, 1908.

Nous avons apprécié déjà, avec tout l'intérêt qu'il suscite, la première partie de cet important ouvrage (VlII, 628). La seconde partie n'est pas moins intéressante et suggestive que la première.

(1) 'Oyxoç, tumeur.

L auteur donne d'abord quelques renseignements sur les Protozoaires non parasites, comme introduction à l'étude des formes parasitaires ; il prend successivement pour types une Amibe marine (Trkhosphœrium Sieboldi) et un Infusoire {Colpoda cucuUus), Il passe ensuite à l'étude des Spirocbëtes, des Tréponèmes, des Leishmanies et des Amibes pathogènes ; à celle des Tiques et des babésioses. Les notions relatives à. toutes ces importantes questions se trouvent exposées très brièvement, mais avec précision ; de bonnes figures facilitent la compréhension.

La suite de l'ouvrage aborde des problèmes plus obscurs. Elle traite des Cytorhyetes delà variole et de la vaccine, d'une maladie kystique énigmatique de l'appareil urinaire, puis s'en prend à la question si controversée de l'origine des néoplasmes. Partisan convaincu de l'étiologie animale d'un grand nombre d'infections, l'auteur tend à admettre que les tumeurs, et spécialement les sarcomes, rentrent dans cette catégorie. Les préparations qull décrit et figure, les arguments théoriques qu'il présente, sont assurément très impressionnants, mais peut-on se laisser convaincre si facilement, en dehors de toute preuve expérimentale ?

Quoi qu'il en soit, le livre du savant anatomo-pathologiste de Saint Mary's Hospital (à Londres) est un livre d'avant-garde : il est de ceux qui font réfléchir et qui, en incitant au contrôle des opinions qui s'y trouvent formulées, suscitent des recherches et contribuent au progrès de la science.

■ ; ^ do Pirasitologues IX. iW . — L'nrprlain nombre Ir f*3r,;-

^' -Miii r^Mirunlfs au (^onis'r»»s iiit».Tiialion.il d»- Z«»'.l(,-.. . »i -^ Jî a-jût I'.hH ; iiMii«;pn «iiuiiion^ uno l'IiolnLTiJjiliîc [î. ^ !l ; If yjftuche 'i (in'iif-.- - Trof. lldw. Liston iWnshîiu'tini .l^î• •^ a \\ a>*hinc''>n. l^a. , Pn>f.Max BuAiN K-iiiia^herL* . T. • i i Vtli* 1 nnfr^ily, a New Havon. C(inn.;. Prof. K. Blwuim'î' X W Shii'I.ky <,.imhri(ltr<', Ariijlrtrirpi.

. - l> A H\'-SAi.n\Vasljii)irl«»n. D.C.hl»' W.H.iior \a-

• \ »v 11,1V. n. < «Min. . I) VoiNo :l ni\rrs'ly of Norlli Dak«a.ï

• ♦ ^ru lh (\V.4>liiM.:loii, D. O-K Vvoi. H. li, \VAniMrin\r r • •. ♦

a 1 iiirt)!n, Nt-hri. [y H, H, Hanscim * \Vashin;;loii. ï>. i . s I nivprsil\ of \Ii<soiiri .

• ./!'/. " I>' F, n. liAHhKu l'iriversil»' do Nelira>ka. à LiDool». •I n. FiHHMANN . Nriuhal'd, SuisNO», I)"" H. S. That Havf*r*'>" :

! ■ ,'n ). P' M. LiHF ;KiHii£:slx'rtr , A. Mha/kk {Pra:^Ml^ .

. f I hl'unni}nrr})lf'i!iL'i Colin. ll»OG, remplacé par f^'phalichhimi; .

• '* - L. (^>liii a (ifTiil nToinmenl 1). sniis le noiii d'' t-^'tlavujiUx'' '-■»• />/rN^/s, n. i^.. II. '^p.. un Hotliri<M't'plialidé rie Xrnupus /.vr-

îi -iii-Mirt» du s*ud-<>u«*si dr l'Afri-iue. Lt* tif nre C h la m iiiionjttxtf '•lit daii'^ la uouirrM'lature roolo^i(JUp j>ar Diesiuiï en ts'io. puif-

• M.'-^ «u \<AK n »st pas acceptable ici. Je propose de le reuif)!:*

ivoi d an collégien atteint de bilharziose est-il légitime?— Mou- ..1- .1 .. !.' pi «'j^-stMir Taul Bar iji a demandé mon avis au sujet d :i.. . ;■ !• di\-s»pl ans, (|ui soutire depuis deux ans d une arîf»rU..t < ';r !a pielle le diairnostic de bilharziose n'a éle porte .^n

..•"' »»st ileNe iulerue dans l'uu des étaMissenienls di.i*«-

M«r»» lie la Tunisie: ses urines renferment de>5 truf> »!•

». .* •n'ifolnnni. l'ar suile de celte constatation. le pali»'i»* .«

• "Of Ja<*lé et aux désinfectants de l'inleslin. l/odniini'^tr**- -•• 'm'I d'ailleurs la f»rêlention de le renvoyer. On lui c»">ii-

I 'T se (aire soigner à Londres, seule ville ou Ton sa«lie^"!.' ' • m ladie, ceib'-ci se prenant surtout en Kgypte.

> / »r \n .î./i'îir zut'iar Ccsloden. Cenlrnlhluft fut Bnk^'rio ., \i.

Page 1