EXPLICATION DE LA PLANCHE IX
Fig. 1.
Pleurésie aréoUire. — Obs. II (obj . de Vériek, ocnl. 1) :
P, plèvre proprement dite;
NM, nëomembraDe ;
/«, follicules tubercuUai agminés et eolourâB d'une capsule Qbreuse;
ta, follicules solilBirea;
te, tissu coDJODClir amorphe, parsema d'éléments viso-tormitearB ;
RP, revgteoaeal flbrineux disposé en réseau i la faca proFonde et en lamea stratifiées à la superficie et servfDt de soutien au lissu en voie de développement.
Pig. a.
P/euresi'e bémorrbtgiqae. — Obs. VIII (obj. 2 de Vériek, ocul. 1) :
NM, niomerobrane ;
ft, rolliculee tuberculeui ;
vtb, vaieeeaui thromboses;
csD, couche euperllcielle en voie de nécrose; la substance fondamentale est devenue vitreuse et disposée en lamelles elratiltées, entre lesquelles sont intercaUs des leucocftes égalemeot vitreux;
atga, matière granuleuse et noyaux réaaltani de la desagrégsUon des éléments cellulaires parvenus à la surface;
vp, vaisseaux perméables.
Fig- 3.
Portion de 1» oéomembrane précédente vue à un grossiaseiocal plus fort (obj. 6) :
Fig. 4.
Pleurésie puruleote. — Obs. X (obj. 0, ocul. 1) ;
PD, plèvre diaphragmalique ; NM, néomembi'ane ;
bp et bp', follicules agminés, granulo>vitrettx, formant des boyaux parallël et perpendiculaires à la surface ; eSD, couche auperQcielle complètement nécrosée, en voie de désagrégalioi ■up, ulcère pleural rf^ultant de celte désagrégation.
Fig. 5.
Pleurésie paralente. — Obs. XI (obj, 0, ocul. ]| :
PD, plèvre diaphragmatiqae;
NM, néomembraoe ;
ean, coucbe auperl1ci«lla entiferecMDt nécrosée, rormâe par des follicules tuberculeui graaulo-vîlreui st le Iîebu de la oéamembraLie ajaut subi la même altéraiion;
cp, couche profonde; portion de la Déomembraae ancare -rivante, parsemée de follicules luberculBUx.
Psril. — Société d'imii. eàXt,. Itvma-T (U.) 78.a.8&.
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MÉMOIRES ORIGINAUX
ÉTUDE ANATOMIQUE DES GUNDES CONNUES SOUS LES NOMS DE SOUS-MAXILLAIRE ET SUBLINGUALE, CHEX LES MAMMIFÈRES ',
Deux glandes seulement, la sous-maxillaire et la sublinguale, d'après la plupart des auteurs d'anatomie humaine ou comparée, déverseraient leur produit de sécrétion sur le plancher de la bouche.
On s'entend généralement au sujet de la sous-maxillaîre, bien que quelques-uns aient confondu avec elle une glande que d'autres rattachent à la sublinguale. Pour le moment, je
' Ce méinoira conlifnl la première parlie d'un Iravail sur l'analomie, l'IiiKlologie et la physiologie îles glandes, qus j'ai commencé il y a dix-huit ans et que je poursuis aujourd'hui encofe. QtK-tqiici'-iins des faits qu'il comprend oni déjà élé exposés dans mon cours du Collège de France et publiés, sans mon 8utorisBtion et d'une manière trËs insufllsante, dans le Journal de micrographie. Abch. db piits., 3* sÉRie. — VIII. 13
ne poursuivrai pas plus loin cet historique, me réservant de le reprendre après avoir décrit la disposition des glandes salivaires sus-hyoïdiennes chez l'homme et dans les principaux groupes de mammifères.
J'ai étudié ces glandes chez les rongeurs (rat, écureuil, cochon d'Inde, lapin, lièvre) ; chez les chéiroptères (vespertilio murinus, vesperugo pipislrellas) ; chez les insectivores (taupe, hérisson) ; chez les carnivores (furet, chien, chat) ; chez le cheval, le cochon, le mouton et l'homme.
L'étude analomique des glandes salivaires et de leurs conduits excréteurs ne peut être faite, au moins chez tes petits animaux, que par la dissection au baquet dans l'alcool dilué (alcool au tiers). En disséquant à l'air libre, on risque, comme l'ont fait la plupart des auteurs, de négliger des détails importants et même de laisser passer une glande tout entière. Cela est arrivé à des anatomistes excellents, par exemple, Meckel et Cuvier, et je n'ai pu reconnaître leur erreur qu'après avoir pratiqué la dissection dans l'alcool dilué. Il est vrai qu'une connaissance très exacte des glandes étant acquise par ce procédé de dissection, on peut ensuite facilement les retrouver, et même il faut pouvoir le faire pour exécuter certaines expériences physiologiques et de bonnes recherches histologiques.
Rat {Mus decuiaanus). — Chez le rat, la sous-maxillaire est volumineuse; elle s'étend en arrière de l'angle de la mâchoire inférieure dans la région sus-hyoïdienne. Pour la découvrir, il faut enlever la peau, le muscle peaucier et une couche cellule -adipeuse relativement épaisse dans laquelle se trouvent des ganglions lymphatiques de nombre et de volume variables. La glande a la forme d'un ovoïde aplati dont le grand axe est parallèle à l'axe du corps. De son extrémité antérieure semble se dégager un seul canal qui, après un court trajet à la face interne du ptérygoïdien interne, passe au-dessous du digastrique, atteint le bord postérieur du mylo-hyoïdien et s'engage au-dessous de ce muscle pour se placer entre lui et la muqueuse du plancher de la bouche. Dans cette description, je suppose l'animal couché sur le
ÉTUDE ANATOHIQUE □
dos et la superposition des plans relative à l'observateur. La sous-maxillaire du rat est formée de deux glandes si intimement unies, que de prime abord on ne peut les distinguer l'une de l'autre. Le canal, que nous avons considéré jusqu'à présent comme simple, est en réalité formé de deux
Glandes sous-maxillaires, rétrolinguales et sublinguales du rat (mus deeumanua). — M, glande sous-maxillaire; L, glande sublinguale droite; R, glande réirolinguale ; c, canaux réunis de la bous- maxillaire et de la rélrolinguale ; ni, nerr lingual; nh, nerf hypoglosse; D, muscle digastrique.
canaux juxtaposés et unis l'un à l'autre par du tissu conjonctif, des vaisseaux et un grand nombre de filets nerveux. Il est fort difficile de les isoler l'un de l'autre par la dissection au baquet dans l'alcool au tiers. Chez les jeunes sujets dont le tissu conjonctif est moins résistant, on sépare plus facilement les deux canaux. Chez l'adulte, on peut aussi y
réussir; mais il est beaucoup plus simple de détacher les deux canaux unis l'un à l'autre dans toute leur longueur, de les disposer sur une lame de verre, de les recouvrir d'une lamelle et de les examiner au microscope à un faible grossissement. On les voit alors de la manière la plus nette, surtout lorsqu'on a ajouté à la préparation une faible quantité d'acide acétique qui éclaircit le tissu conjonctif et rend évident le revêtement épithélial de chacun d'eux.
Au-dessous du mylo-hyoïdien, les canaux glandulaires rencontrent le nerf lingual, qui les croise un peu obliquement, les recouvre et leur fournit plusieurs filets nerveux. Ces filets s'anastomosent entre eux, et, entourant les canaux, les unissent solidement l'un à l'autre ; ils les fixent en même temps au nerf lingual. En avant du nerf lingual et en dehors-des canaux excréteurs, on trouve une petite glande allongée suivant l'axe du corps, aplatie entre le mylo-hyoïdien et la muqueuse buccale, adhérant à cette muqueuse par son bord externe et supérieur. Cette glande doit être la sublinguale.
Si elle est réellement la sublinguale, ce que la comparaison du rat avec d'autres mammifères nous conduit à soutenir, il faut admettre que chez cet animal la sous-maxillaire est double, ou bien que la glande désignée jusqu'à présent sous ce nom est composée d'une partie qui correspond vraiment à la sous-maxillaire et d'une autre partie qu'il convient de désigner sous un autre nom, afin de prévenir la confusion qui s'établirait nécessairement dans la science.
Une observation attentive montre que des deux canaux excréteurs qui se dégagent de la prétendue sous-maxillaire, l'interne, le plus volumineux, correspond â la plus grande partie de la glande ; l'externe, à une petite portion qui se montre sous la forme d'une écaille relativement épaisse dont la base correspond au bile de la glande et dont le bord se voit sur sa face antérieure dessinant une courbe assez régulière. Cette petite masse écailleuse, qui généralement est un peu plus pâle et un peu plus translucide que le reste de la glande, n'en est cependant pas plus distincte que st eller en était un simple lobe, et le tout est entouré d'une même capsule.
ÉTUDB ANATOHIQUB D
Je désignerai la petite glande écailleuse du rat soua le nom de rélrolinguale, réservant le nom de sous-maxillaire à la glande la plus volumineuse, située en amère et en dedans de la précédente.
Chez le rat, la sublinguale et la rétrolinguale sont des glandes muqueuses, tandis que la sous-maxillaire proprement dite est une glande séreuse, ainsi que je l'établirai dans un prochain mémoire.
Écureuil. — Chez l'écureuil, qui, parmi les rongeurs, est placé dans un autre groupe que les rats, on reconnaît plus facilement encore que chez le rat commun l'existence d'une sublinguale, d'une sous-maxillaire et d'une rétrolinguale.
La rétrolinguale et la sous- maxillaire, bien qu'ayant à peu près la même situation relative que chez le rat, ne sont pas contenues dans la même capsule ; les deux glandes sont séparées l'une de l'autre par une couche de tissu conjonctif lâche qui permet dç les séparer facilement.
La rétrolinguale est située en avant et en dehors de la sousmaxillaire. Son canal excréteur reste distinct jusqu'au point où il atteint le bord externe du digastrique ; mais à ce niveau il s'accolle à celui de la sous-maxillaire et chemine avec lui en restant dans tout son trajet sur son côté externe. Par la dissection au baquet dans l'alcool au tiers, on arrive sans peine à isoler les deux canaux jusqu'au point où ils traversent la muqueuse buccale, en arrière des incisives inférieures.
Ces canaux passent ensemble au-dessous du muscle digastrique d'abord, puis du mylo-hyoïdien ' . Le nerf lingual les croise et leur fournit plusieurs filets nerveux qu'il émet au niveau ou dans des points voisins de l'entre-croisement.
En avant du nerf lingual et en dehors des canaux réunis de larétrolingualeetdela sotis-maxillaire, entre le mylo-hyoïdien et la muqueuse buccale, se trouve la sublinguale, qui est relativement plus petite que chez le rat.
' Dans la deeci'iplioD des rapports des cnoaux des glandee salivaires de l'écureuil, comme je l'ai déjà fait pour le rat, comme je le rerai pour les autres mammirèreB, je suppose les plaua saperpoaés à partir de l'observateur qui regKrde la préparation.
La sublinguale et la rétrolinguale de l'écureuil sont des glandes muqueuses ; la sous-maxillaire de cet animal est une glande séreuse.
Cochon d'Inde. — Le cochon d'Inde possède une glande
Glandea sou e -maxillaires, rétrolingaateB et sublingiislea <lu cochon d'Iode. — M, glande sous-maxillaire ; R, glande rélriijiuguale -, L, glande sublinguale droite ; cm, canal da la soua-maxillaire ; er, canal de la rélrolinguole ; ol, nerf lingual ; ah, nerf hypoglosse ; D, digastrique. Du côté droit, le digas- Irique a i\é divisé e1 r^elé en arrière, et le muscle mylo-hyoïdien a été enlevé pour montrer les canaux de la sous-maxillaire et de ta rétrolinguale dans loute leur longueur el pour dégager la sublinguale, qui a été rabattue de dedans en dehors pour mettre en évidence ses canaux excréteurs, au nombre
sublinguale, une glande sous-maxillaire et une glande rétrolinguale, La sous-maxillaire est assez volumineuse, muUilobée, en partie cachée par l'angle de la mâchoire inférieure ;