I. rHÂ*At
blastes ; la tnetnbrane qu'il» forment par leur union les unes aux autrea, c'est la membrane de l'ivoire (fîgr- ^8, E).
Le bulbe est (rèd vasculaire. En arrivant à la zone des odontoblastes, ses vaisseaux se terminent en anses sans pénétrer dans la membrane de l'ivoire, qui a l'aspect d'un épithélium, bien que ses éléments dérivent du tnésoderme et soient les mêmes que cBhx do la zoJie (Jeiitrale du bulbe {ayant subi de grandes modiflcations toutefois), o'est-à-dire appartenant au groupe des substances conjonctives.
Peu après son apparition qui retardé fort peu sur celle de l'organe de l'émail, le bulbe dentaire aecnse la forme de la dent future, conique iéi (canines et incisives), mamelonné ailleurs (prémolaires et molaires). L'organe de l'émail se laisse déprimer par ces saillies du bulbe, àe foçon k rester constamment moulé à sa surface. C'est donc lé bulbe qui donne â la dent sa forma et son aspect.
3- San oa follimh dentaite. *^ Le eac dentaire, destiné à envelopper les organes detil8it%s pret)Fement dits et i, les contenir comme dans une véritable booPso dont le col va s'unir à la gencive, s'élève du collet du bulbe comme une collerette, s'étend peu à peu, et monte de façon â venir envelopper comme dans un manchon les organes de l'émail et de l'ivoire. Il arrive ainsi au col de l'organd de l'émml qu'il entoure comme le ferait un anneau. En ce point se brise plus tard le cordon suspenseur ou d'origine de l'oi'gane de l'émail, et en ce point se clôt dès tors le follicule. L'organe de l'émail a désormais perdu tes connexions qu'il avait avec ta lame ou mur épi^élial adamantogéniqoej et te sac dentaire se trouve définitivement formé.
Primitivement composées de tissu conjonctif embryonnaire, les parois du sac dentaire s'épaississent et se durcissent plus tard. Elles passent à la condition de tissa lamineux, et finalement libreux; carcesontellesqai, après réruplion; deviennent le périoste alvéolo-den taire,
Ces parois folliculaire.'^ sont très vasculaires, et neaonlau fond qu'une condensation do tissu conjonctif enti(t)nnant.
4. Organe du cément. — (ietorgane, dans le sac des dents à cément coronaire (hei'bivores, solipèdes), a été nié par
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Kôlliker, Waldeyer, Hertz, KoUmann. Sa présence, douteuse pour Gh. Tomes, est admise comme constante par Robin, Legros et Magitot, sous forme d'un tissu gris et gélatineux d'abord, situé entre le sac et les organes de l'émail et de l'ivoire, fibreux plus tard {époque de la formation de la couronne), fibro-cartilagineux au moment où la racine commence son développement, et enfin osseux.
Après la rupture du cordon épithélial suspeliseur ou d'origine de l'organe de l'émail et l'isolement du follicule (embryon de 20 â â5 cent, vertex-talons), la lame et le cordon dentaires se segmentent, donnent lieu à des bourgeonnements qu'on a pris à tort pour des glandes tartrjques dans l'épaisseur de la muqueuse des mâchoires (Serres, Tood, Bowmann, Kôlliker), et, finalement, se désagrègent et disparaissent vers l'époque de l'éruption.
Telle est l'origine et tels sont les éléments formateurs des dents provisoires ou temporaires.
Les germes des dents permanentes naissent du dordon suspenseur, pédicule ou collet de l'organe de l'émail de la dent provisoire, collet droit et court chez l'homme, long et ondulé chez les ruminants, qui, pendant longtemps, rattache l'organe de l'émail à l'épithélium buccal. C'est là le germe d'attente du professeur J. Renaut {ûg. 18, B),
Chaque germe de la dent permanente apparaît comme un bourgeon latéral en forme de massue provenant du col de l'organe adamantin de la dent provisoire ; ce germe s'enfonce peu à peu, en affectant une disposition spiroïde, au fond de la gouttière dentaire, au-dessous et en arrière du sac des dents provisoires, et, finalement, s'isole du follicule primitif par rupture de sa tige d'union, tout en restant adhérent au cordon primitif, et par lui, à la lame épithéliale dentaire (Legros et Magitot).
C'est cet aspect qui a fait dire à Kollmann que le germe des dents permanentes naissait des débris du cordon primitif ou directement de la lame dentaire.
Plus tard, le cordon d'origine de la dent permanente se rompt à son tour, et le follicule ou sac secondaire se trCnive iscdé. U subit alors toutes les phases de développement du
follicule primitif (formation de l'organe de l'émail, de i'organe de l'ivoire, de la paroi folliculaire, etc.).
Mais ce mode de genèse n'est que celui des dents permanentes qui succèdent aux 20 dents temporaires. Quant à la 1" molaire, elle naît directement de la lame épithèliale, la 2' du cordon de la i", et la 3' (dent de sagesse) du cordon de la 2" molaire. Cesbourgeonss'échelonnentderrièpelal"molaire.
Le pédicule de la dent permanente ne vient pas toujours au reste du pédicule de la dent temporaire. C'est ainsi que les 1 . du lapin et du rat naissent par des involutions èpithéliales isolées, sans connexion, soit avec le mur plongeant, soit avec la lame épithèliale (Pouchet et Ghabry).
Une fois complètement formés, les sacs dentaii-es des dents permanentes s'entourent d'une coque osseuse qui les sépare complètement de l'alvéole de la dent provisoire dans laquelle ils sont primitivement contenus. Cette coque est complètement fermée, sauf en un point qui correspond à son sommet. Là, on trouve un petit orifice par lequel sort un petit coi'dori fibreux, dit à lort ffubernaculum par les anciens, qui va s'attacher à la gencive en arriére du collet des dents de lait correspondantes.
Les sacs des dents permanentes sont placésjen arrière (LetC.) ou au-dessous (Pr.) des temporaires. Ils occupent, au début de leur évolution, les mêmes alvéoles que ces dernières. Plus tard ils s'entourent d'une alvéole ovoïde qui laisse passer par son extrémité inférieure un cordon vasculo -nerveux et par son extrémité supérieure un cordon, volumineux pour les incisives, très grêle pour les canines et les prémolaires, cordon qui unit le sac à la muqueuse gingivale et qui renferme les derniers restes du cordon épithélial, pédicule de l'organe adamantin.
Ce cordon a été appelé à tort gubernacalnm dentis, nous venons de le dire, et l'orifice par lequel il passe a reçu, à tort également, le nom d'i/er dentis.
h'iter denlis n'est donc que le petit trou dont est percé l'extrémité supérieure de l'alvéole, le chemin par où passe le pédicule du sac dentaire . Situé en arrière de la dent provisoire, il est de la grosseur d'une aiguille à tricoter pour les I. {ftg. 11 ,
12 et 17). Sa raison d'être est que l'alvéole est une formation secondaire qui respecte en se formant le col du sac qui continue d'aller s'attacher à la gencive.
Nous verrons plus loin exactement l'époque d'apparition des follicules dentaires, provisoires et permanents, ainsi que l'évolution des formations dentinaires. Disons seulement ici que les follicules des dents temporaires se développent du 60" au 80' jour de la vie intra-utérine ; celui de la 1" grosse molaire parait au 85' ou 90" jour, et ceux des autres dents permanentes naissent, les uns un peu avant ou peu après la naissance, les autres plus ou moins longtemps après {voyez plus loin, tableau p. 55).
Ajoutons encore que la durée d'évolution des follicules secondaires est plus longue que celle des follicules primitifs. Tandis que la série des follicules de la 1" dentition se développe en l'espace compris entre le premier tiers de la vie fœtale et la fin de la 3' année, la plupart des follicules de la 2' dentition mettent un temps beaucoup plus long à parcourir leur développement. Ainsi le follicule de la 1" molaire, bien qu'il apparaisse à la 15* semaine de la vie fœtale, c'est-à-dire peu après les follicules temporaires, n'achève cependant son évolution qu'à la 6° année, La 2" molaire met 8 ans entiers pour achever son développement.
En résumé, le germe de la dent des mammifères se compose tout d'abord de trois parties : la première, l'organe de l'émail, dérive de répithélium de la surface ', les deux autres, l'organe de l'ivoire et le sac dentaire prennent naissance dans la profondeur des bout^eons maxillaires au sein du tissu embryonnaire.
' Marcusea Jl^^). Huxley (1854) ont rapporté les premiers, sans le démontrer il'une raçon absolue louterois, l'organe de l'éraail à l'épithétium buccal. Namylh, Huxley, N. Guillot ont les premiers décrit l'épithélium externe de l'organe de l'émail. Les cellules de la membraoe adamanlina ont été découvertes par PurkiDJe et Rachkow. Schwann leur » donné le nom de cellules de l'émail en 1838. Les cellules de la calotte dislale de l'organe de l'émail ont été décrites la première fois, par N. Guillol.
La couche épilhËliale couslalée par Ch. Robin et Magitot à la (Ace inierne du sac dentaire ne peut Sire que les débris de la paroi épilhéliale externe du l'organe de l'émail. Noua verrons plus tard quel rdie elle peut jouer dans la formation des tumeurs des maxillaires.
Amch. nE PHTs., 3* SÉRIE. - Vni. 4
Le développement dea dents est donc identique au développement du poil : un cordon épithélial descend dans les deux cas de la couche de Malpighi de l'ectoderne, ici général, là buccal; puis, au niveau du fond de ce bourgeon, apparaît le bulbe qui refoule ce fond, le pénétre en s'en coiffant, s'en fait un bonnet, tandis que de sa base rétrécie en forme de collet par suite de son enveloppement par l'organe de l'émail là, pilifére ailleurs, se détachent les lambeaux qui formeront les parois du sac, ici pileux, là dentaire.
C'est également k juste titre que les dents ont été comparées à des écailles placoïdea spécialisées par Gegenbaur, 0. Hertwig et Hœckel.