‹ Archives de physiologie normale et pathologique (volume 3)Chapitre 11 sur 28 · Deuxième partie · texte numérisé non relu

Deuxième partie

On sait que M. le professeur Vulpian a divisé les myélites en deux groupes bien distincts au point de vue de leur localisation : les unes affectent certains systèmes à l'exclusion des autres, ce sont là les myélites systématiques ; les autres ne semblent soumises dans leur localisation à aucune loi et intéressent plusieurs systèmes à la fois, ce sont les myélites diffuses.

Au premier groupe appartiennent, pour ne nous occuper que des scléroses qui envahissent la substance blanche de la moelle, l'ataxie locomotrice, la sclérose latérale amyolro-

E PATHOLOaiQUE DE LA SCLÉHOBB SN PLAQUES. K/T

phique, la sclérose consécutive aux dégénérations ascendantes et descendantes. Dans le deuxième groupe se placent les scléroses diffuses, dont fait partie la sclérose en plaques.

C'est là une distinction fondamentale, et, au point de vue de l'anatomie pathologique macroscopique, cette classification est universellement adoptée.

Mais il n'en est pas tout à fait de même si l'on se place au point de vue de l'histologie pathologique. En effet, dans le groupe des scléroses systématiques, on doit distinguer deux variétés bien différentes : d'une part, les scléroses primitives telles que l'ataxie locomotrice ; d'autre part, les scléroses secondaires aux dégénérations. Or, la première de ces deux variétés a été rapprochée de préférence des scléroses diffuses par les auteurs qui ont envisagé surtout les caractères histologiques, et certains d'entre eux ont cherché à opposer les unes aux autres les scléroses primitives, qu'elles soient systématiques ou diffuses, aux scléroses secondaires. Les scléroses primitives ont été désignées sous le nom de dégénération grise ; tes scléroses secondaires sous celui de dégénératîon. à corps granuleux.

11 nous semble nécessaire de citer à ce sujet les opinions diverses émises par les anatomo-pathologistes qui se sont occupés de cette question.

- Pour M. le professeur Bouchard', dans la sclérose primitive, la prolifération conjonctive étouffe les éléments nerveux, les atrophie et peut faire dispandtte totalement la portion médullaire des tubes dans des points où le cylindre-axe reste à nu; dans la dégénération secondaire, cette substance ne s'atrophie pas, elle disparait par l'intermédiaire d'uû travail tout différent de l'atrophie, par une transformation régressive, et, avant d'être résorbée, elle doit perdre son aspect, sa cohésion; jamais on n'a constaté ici de cylindres-axes dénudés.

D'après M. le professeur Charcot, les scléroses secondaires sont très analogues aux scléroses primitives. L'examen microscopique, dit-il, met en évidence dans les scléroses secOii-

* BoDcoARD, Arek. gén. dû mA/eefi)^ tSBB. De» dégâiiéntioiiB secondsirai da la moella épioièrG.

daineâ .les. mraetùres d'ubeciAduratioBJ^inse, d'bBa'scléme ([lïi;»e differe ;en rien d'essentiri. dé ddfa qui s-'obterve dans le cas de^ solérof a fasciculée prboliti'Vie * . D'aulre' part, rindOi ration! gwsefde.rnlaxie'loooiriotriica:, dit.M. Cbarcot, ne dit- (^a.eQ rieii>d'QseenUel:de m qu'elle:ést dansla'&cléroae<ai< plaques ou dans la sclérose symélriôpuje des cordons letéraa^C^. • -Léyiieri', «ité par Westphal; fléclafe que la dégénératfcn àécôiidaiFe est unedégMiération înlerstitieHe graisseuse avec sffrephfe; qui diffère de la sclérose propremenl dite, dans laquelle U- y a un épaiasissertian't' du tissu interstitiel a^■ec sclé^ résff des vaisseaux^ des -fibrés' nervettses et des cellales. lï f&liwet Cependant qn 'après uhtî lor^trcT^UPée de la dégénéra^ fioTi'seeondBire, les dllférences slefPacent.

y^'èstphal, dans lé travail gue nous venons de citer, soutient éofttraireménf à Leyden qu'ir.h 'existe pas de diflerence absolue ëoire la (Jégénératiorl grise'et.là 'dégénération à corps granuleux, qu'bri doit établir des transitïonslentre les deux. formes, et qu'il ne s'agit vraisemblableiuent que de deux phases d'un méitë processus.

; D'après M.. -Hallopçau*^ le», eai-ftctèces histologiquefi des aclérosË^ secoadairee ne. dilîèreiU pas ;nçtd)Ieaieat d^ c£ux ' qu'on assigrie aux myélites en généFa^.:

,' M.'D^értfie'' B»utiesit(^0,:tasiâiBifaeladégénéi^ionseo(ndalrep^sente à ses détuits des eanctéves dietinétife, elle ne pènitan CKtlmre, )nielbi&qii.'èUe:G^tccHisl»taée, è^edi^Iingaée^^pttr se»; earaolèves hîslologiqii^-dès aulree variétéi^^ aDlèro«e.I)'autrap>trt,âdàiiislii selévose en plaq^oes, dit^il, \e» ej^indilefMxeï.persiBteBt pïos teBgteinps qpe dans Je tabes^ M eM cflrtaiB çpe dan» la sclénifia e«i plaïqae&um peuavfoKéeiaft

. ,' GHiHcoT» Legons sur les S*calia»iiaM»t iS76-188fl, *. lÊD. - ' f Chahcot, Jf^ladles tfi «j-siiùie nerveux, l. Il, p. 8.

' Hallopbau, Dict. Jaccoad, I, 3Î, p. 639.

* Dejébine, Du râle Joué par la ménlogile spioala poetérieure des Ubitiqoes

E PATHOMKHQUBi DÉ

labM. ■ ■ I ■ "■ ,■■■ '■,;:■ :'■'.-. ■ ■ .■■'■!'

■: Coitamê on peut'èn.'jagéii pance qui précédé, l'accord siiP cette question n'est ipasiepo6re élaMi.' ; ■ ■■:■:,;

■ Nous croyons devoi!-,' po«crr étiabllr iirie comparaison- iaire les (ïAraetêreB histolo^^itjtieâ'des Iscléroses de la imoelle, cobsi-i dérer séparément les Irois t aa4Méa suivaBles :' ; , f .. :

■ l" Sclérose syslé'nlatiqppprilÉûtive; ■ ■ ■'S? 'Sclérose sy&1iémfltiq«eiG8»iidâire; ■■; ■ ^ '. : .- ■■ 9' Sdéfose divisé; ■ .1 i

- Du reste, cette question' ddit êlre coûâdérée ms. detiît pointe de vue suivants :'■['■■' " ,'

• l' Lés pTDceasua qaî cûndafsefat à la sdérose^ sont+Us sêmt (Aables on différents dans ces: divers cas? â" La solérdae, une fols produite, ppéseiite-t-ielle' dea^ différenoeà 8uivant:atot i)ri4 gine, oa au contraire, offrent-çlte teujoura Im riiêjtie» danw* «re«?

Nous avott? étudié ptes b«ut les oitraetèrea anatbmiqu^ et 4ê prooesfins de la dégiéiiéiCttîoii des: tu^es norveux âanAJt sclérose en plaques; no^'irlafons pas à revenir sur ceav^; mais nous devons.' voir si 'lasUéroéé eir plaque» présente, h ee point de vue, les mtalâs o^aotâres que les autres âcléieats 4iflb3es de la moelle, &a ^iaa Dontraîi'e elle ea diffère.

- U ne nous sern^te pas qt^l. y ail des sigiïea étaUiasiinfc uM diâôrence essentielle enti«^ ce» diverses scléroses. De part (t 4'Anfre, la diap^dèae desoelliilee lyuphatiques et la muHiidi*- -e&tion des cellules de k névrt^^ eonslitueat le. débat d« irar vail morbide, et cohséieuitiHnemeQC : I«a tut)8S nerveux attaqiiAs par ces celtales sont détruit* et absorbés piar elles. Suivant l'intensité de riitfbminiatioii, les gaines de myéline seidee ^di^raiisent, «t la» eylw^e»eae8 persistent, ou iâm )w :tabes nerveux sont cMopSètajnetilt. détruits. La persbtAiHia «Ms ^lindres-âxes; loc(t e» ituit mrLobt &éq\mite dons la mSéwtfi •M p^uea, a'«si pfu épCdinis à «Aie «ffeMion 9i psi^W -veacDntter, psr exeni:4s,: dèiu )a Ayélite ttunâéeutiv^ SU sUl | •de Petit. La sclënwci e«ptaHplw p^ui^tre doBsidArée «inHO le type de la sclérose diiïuse.

Examinons mainlenaat'la^sAlânwç sy^tçmajique seçqodfûre,

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