‹ Archives de physiologie normale et pathologique (volume 3)Chapitre 3 sur 28 · POUR LE MEMBRE POSTERIEUR · texte numérisé non relu

POUR LE MEMBRE POSTERIEUR

1° Du temps perdu dans les a^^reils par la transmission à travers les tubes qui relient les tambours et par le soulèvement du levier.

S* Du temps perdu du musdé lui-même. , '.

S" Du temps perdu parla transmission de l'excitation à travers les nerfs périphériques (du renfiement cervico-brachial aux muscles extenseurs du poignet, soit 0-,25 Â 0-,30 environ).

4° Du temps perdu par l'excitation pendant son trajet dans les centres nerveux (de l'écorce au renflement cervicobrachial , soit 0",20 à 0",25 environ).

3" Du temps perdu par la transmission de l'excitation à travers les nerfs périphériques (du renflement lombaire aux muscles fléchisseurs du pied, soit 0",25 à 0*",30 environ).

4" Du temps perdu par l'excitation pendant le trajet dans les centres nerveux(de l'écorce au renflement lombaire, soit ,60 à 0",70 environ).

Donc, si dans notre expérience citée plus haut, l'excitation a employé 0",05 pour arriver de l'écorce aux muscles de l'avant-bras, et 0",11 pour arriver aux musclesde la jambe, c'est qu'elle a perdu un temps égal à la différence entre ces deux chiffres, soit 0",06, pendant son trajet intra-médul: laire, ou, pour être plus précis, pendant son trajet à l'intérieur du segment de moelle qui sépare les origines du nerf radial de celles du nerf sciatique.

B. — Chez un même animal, pour une même distance entre le cerveau excité et le muscle exploré, la valeur du retard ne varie pas régulièrement avec l'intensité des excitations employées, pourvu que les expériences soient faites de façon è ne pas apporter des modifications profondes à l'excitabilité cérébrale, soit en prolongeant longtemps les explorations, soit en employant des courants extrêmement intenses, soit enfin en opérant sur des animaux morphinisés ou chloralisés. MM. Bubnoff et Heideobain (loc. cit.) ont contesté l'exactitude de cette proposition. Ils pensent que la valeur du temps perdu est inversement proportionnelle à l'intensité de l'exoi* tation. f L'ensemble dé nos résultats, disent-ils,' ne laisse aucun doute à ce sqjet, à savoir .que la durée du temps de réaction (temps perdu) vacie daos de certaines limites en ew»

L'iUtTAVlUTi DIS SÉinSPHÏniES CÉRÉBRAUX. 19

inverse de l'intensité de l'excitation, c'eât-à-dire que cdle-cl diminne si celle-là au^ente, et réciproquement. ■

A l'appui de leur opinion, ces physiologistes ont rapporté plusieurs séries d'expériences dans lesquelles le temps perdu diminue, On eFTet, à mesure que l'excitation devient plus intense. Nous croyons même devoir reproduire les chitîres «tés par eux à ce sujet.

Chien de taille moyenne ; injection de 0«',12 de cbioi'hydrate de morphine. Pile de i2 petits élément» Grave. Excitations isolées, séparées les imes des autrèà par des intervalles de plusieurs secondes.

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