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THYROIDBGTOMIE CHEZ LES REPTILES

verre, et au bout de quelques insufflations ranimai revient complètement à lui.

Guérison rapide, repnse de sa vie habituelle.

Meurt au bout de trois semaines après avoir présenté les mêmes phénomènes que ranimai de Tobservation I. Cependant avant de tomber dans ré.tat de prostration qui précède la mort, Tanimal avait présenté quelques phénomènes convulsifs consistant surtout en des tremblements. Nous ne saurions attribuer ces tremblements à l'opération, car d'un côté d'auti'es. animaux dans les mêmes conditions d'opération n'en ont point présente, et d'un autre côté ces phénomènes ont été observés après une lutte entre ce gros lézard et une grosse couleuvre. Nous avions placé ces deux animaux ensemble dans une grande boîte en verre, par une forte chaleur d'été, quand tout à coup nous pûmes voir le lézard s'élancer contre le milieu du corps de la couleuvre avec une grande violence, en essayant de la saisir avec les dents. Cela était impossible, car la bouche grande ouverte du lézard ne pouvait contenir même la moitié du corps de la couleuvre, tant celle-ci était grosse. Cependant cette scène se répéta plusieurs fois et la peau de la couleuvre en fut entamée assez sérieusement. La couleuvre enlevée, le lézard resta menaçant et haut sur pattes dansune attitude ressemblant assez à ce que nous avons décrit chez les ratsthyroïdectomisés. Il se pourrait que la vie des lézards, moins émotive que celle d'autres animaux tels que les rats qui sont des animaux très nerveux, toujours en éveil, empêche l'éclosion de symptômes convulsifs et que ceux-ci ne se manifestent que pendant les émotions. Nous avon» d'ailleurs vu que chez le rat thyroïdectomisé qui dort tranquillement on peut provoquer un accès de tétanie en le réveillant brusquement ou en l'excitant d'une manière quelconque.

Cependant l'accès chez notre lézard ne dura pas longtemps et l'animal mourut sans autres phénomènes convulsifs bien manifestes, après être rentré dans l'état ordinaire.

Rien de spécial à ïaulopsie. Pas de trace visible de corps thyroïde, ni de glanduie.

Obs. XVII. — Petit lézard gris très jeune. Extirpation du corps thyroïde principal, essai d'extirpation de la glanduie.

L'animal n'a plus mangé après l'opération, l'état de prostration et d& tristesse est survenu très rapidement. Mort le septième jour.

La coupe sériée du cou a démontré qu'il existait des traces de la glanduie in sitUy dans des tissus mal oicatrisés, contenant du pigment sanguin non encore résorbé.

animaux éihérisés, mais encore dans la période d'excitation. En prenant un lézard dans cet état, pendant qu'il se tord entre les mains, si l'on pratique brusquement une incision à la partie médiane de la peau du cou, l'animal s'arrête de remuer, comme foudroyé, et la respiration s'arrête aussi. Elle reprend cependant petit à petit et si elle larde à reprendre, il suffit d'insuffler de l'air directement dans les voies respiratoires.

864 H. GRISTIANI.

Nous avons déjà fait remarquer dans notre note présentée à la Soc. de Biol. (janvier 1894) que la mort de nos animaux ne pouvait pas être attribuée à Tacte opératoire lui-môme, car nous avons fait contemporainement à des lézards témoins des opérations analogues, telles que simple ouverture du cou, incision du thorax, amputations, dissociation des gros vaisseaux, etc., le tout parfois suivi d'hémorragies assez importantes, et nous avons réussi généralement à conserver les animaux en vie pendant longtemps, souvent plusieurs mois. Nous pouvons en dire de même de la captivité comme cause de mort. Il est vrai qu'il y a de nombreux lézards qui ne vivent pas longtemps en captivité, mais nous avons toujours eu soin de n'opérer que des animaux ayant déjà fait leurs preuves, autant que possible bien apprivoisés, de manière à pouvoir môme contrôler leur intelligence. Nous avons eu ainsi souvent des sujets qui ont passé l'hiver et vécu encore la saison suivante.

Or, aucun de nos lézards thyroïdectomisés n'a vécu plus de six semaines : voici d'ailleurs le tableau de survie :

Nombre d'animaux. Survie.

1 6 semaines

2 1 mois

4 environ 3 semaines

5 environ 15 jours

6 1 semaine ou moins

Nous avons exclu de notre tableau les animaux morts dans les vingt-quatre heures qui ont suivi Topération.

Il est à remarquer qu'ici comme chez les mammifères, les jeunes animaux sont morts toujours très vite, généralement sans passer par la période de vie normale qu'on observait toujours chez les adultes immédiatement après l'opération, pendant un temps plus ou moins long.

Les jeunes lézards généralement ne mangeaient plus après l'opération et mouraient toujours dans les quinze jours consécutifs. Les six cas de mort survenus pendant la première semaine sont tous dus à des animaux jeunes et petits. On pourrait même y ajouter un petit lézard mort dans les vingt-quatre heures (et qui a été à cause de cela éliminé du tableau), auquel on avait extirpé seulement le corps thyroïde principal et qui est mort très rapidement malgré la réussite complète de l'opération.

Tout en ne voulant pas trop affirmer, il nous semble que jusqu'à nou\el avis, nous sommes autorisés à conclure que la thyroïdectomie chez les lézards fait mourir les animaux dans un espace de

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temps plus ou moins court, avec un syndrome sinon pathognomonique, au moins assez uniforme pour pouvoir attribuer leur mort à Fablation de l'organe thyroïdien.

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