‹ Archives de physiologie normale et pathologique (volume 4)Chapitre 135 sur 257 · I. — État actuel de la question · texte numérisé non relu

I. — État actuel de la question

Les substances albuminoïdes possèdent-elles par elles-mêmes la propriété de transformer Tamidon et le glycogène en sucre? Cette question, posée d'abord par Cl. Bernard, n'est pas encore résolue, bien qu'elle ait occupé bon nombre d'auteurs. On ne savait pas autrefois tenir compte de l'influence des microbes dans les expériences de chimie biologique. Or, comme l'a fait remarquer récemment Saake*,-dans les travaux anciens, la transformation du glycogène en sucre par les substances albuminoïdes se faisait d'autant mieux que les conditions étaient plus favorables au développement des microbes dans les mélanges protéo-glycogéniques à analyser. Nous trouvons donc comme première étape cette assertion que les substances albuminoïdes par elles-mêmes transforment l'amidon et le glycogène en sucre.

Parmi les publications plus récentes, j'en citerai trois: Saake* décide la question incidemment, à l'occasion d'un autre problème, n afflrme simplement avoir fait antiseptiqueraent des expériences, dont voici le résultat : l'albumine du blanc d'œuf ne transforme que très peu de glycogène en sucre ; la aérumalbumine transforme le glycogène en sucre assez énergiquement, probablement parce qu'elle n'est pas complètement débarrassée de tout ferment. Cavazzani'

* Saare, ZeitschrJfl fiir Biologie, 1893*

■ Saake, loc, cit.

' Cavazzani, Arcb. ital, de biol.^ ld(^-95.

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trouve (de même que Saake à Foccasion d'un autre sujet) que les microbes et les substances albuminoîdes par elles-mêmes saccharifient le glycogène, les microbes étant plus actifs que les substances protéiques ; mais ces deux groupes d'agents restent bien inférieurs à cet égard aux ferments diastasiques (au ferment amyloly tique du sang par exemple). Voici donc une deuxième étape de la question : les substances albuminoîdes saccharifient le glycogène, mais leur activité est très restreinte ; elle est inférieure à celle de§ microbes, et très inférieure à celle des ferments diastasiques.

J'avais déjà commencé mes propres recherches lorsque Schwiening * publia une série d'expériences, directement entreprises pour étudier l'influence des solutions protéiques sur le glycogène. En opérant soit avec des solutions stérilisées soit avec des solutions non stérilisées, il obtient des résultats discordants : tantôt les albuminoîdes (fibrine, caséine, sérumalbumine, etc.) saccharifient le glycogène, tantôt elles restent inactives. De tels résultats ne permettent pas de tirer une conclusion, comme le reconnaît fort bien Schwiening lui-même. La question reste donc posée comme à l'origine.

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