I. — Avant-propos
Au commencement de cette année parut clans les Bulletins de la Société de biologie une note annonçant la découverte d*une anastomose directe entre Tartère et la veine iliaque externe*.
Depuis ce temps, j'ai poursuivi mes recherches à ce sujet sur Tenfant et l'adulte, et me propose d'en résumer les résultats.
Ce que j'ai observé ne se rapporte pas du tout aux circulations dérivatives notées par les différents auteurs, Mùller, Cl. Bernard*,
* Ch. Dbbierre et G. Gérard, Sur les anastomoses directes entre une grosse artère et une grosse veine par l'intermédiaire d'un raisseau transversal d'un calibre plus fort que le calibre des capillaires ou des vaisseaux dits de Sucquet (Bull, de la Soc. de biol., 1895, n» 1).
* Cl. Bernard, Physiologie expérimentale, p. 164. Paris, 1855.
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Sucquet*, surtout Hoyer* et Bourceret*. Ces derniers ont montré qu'il existait une circulation supplémentaire, constituée par d'autres canaux que les capillaires, mais, nous le répétons, ce que nous allons envisager ne se rapporte en aucune façon aux vaisseaux dits dérivatifs, que les auteurs précédents ont décrits.
Sans rapporter les divisions théoriques qu'on a faites dans les capillaires eux-mêmes, un fait frappe au premier abord : la multiplicité des points où les auteurs ont trouvé ou cru trouver les anastomoses artério-veineuses. A ne considérer que l'homme, quelle différence entre Sucquet, par exemple, que tout le monde cite, et dont les trouvailles ne sont rien moins que démontrées, et Hoyer et Bourceret dont les déclai*ations précises ont définitivement établi des faits sur des recherches sérieuses et poursuivies. On peut admettre, d'après les auteurs :
!• Qu'il existe en différents points du corps des circulations spéciales ;
^ Que celles-ci sont formées par des lacis de petits vaisseaux {dun diamètre intérieur à 0"*°*,1) faisant communiquer les artères et les veines ;
3" Que ces vaisseaux existent en des points variables, mais toujours éloignés du cœur (oreille, nez, coude, main, pied, etc.) ; ils présentent une large surface à l'air extérieur et sont plus exposés de ce fait à des variations brusques dans la température ou la pression ; 4** Que le nombre des rameaux vasculaires et leur entortillement spécial en peloton permet une répartition convenable de la chaleur, et régularise la tension aux extrémités. Voilà ce que Ton sait de la circulation dérivative. Voyons ce que nous avons trouvé de nouveau.