V. — Conclusions
En résumé : !• Les auteurs ont. signalé des circulations secondaires sans rapport avec l'irrigation ordinaire des tissus, situées en des points éloignés du cœur : Cl. Bernard, Sucquet, Hoyer et Bourceret ne sont pas d'accord entre eux ; les affirmations de Sucquet ont été particulièrement attaquées. On peut, en définitive, admettre les circulations dérivatives des extrémités telles que les ont décrites Hoyer et Bourceret ;
2* Physiologiquement, les rameaux dérivatifs des extrémités constituent la circulation dite de nutrition, destinée à entretenir la chaleur et à régulariser les échanges nutritifs dans des parties constamment exposées à Tair extérieur, et éloignées du cœur et des organes à température constante ;
8** Les anastomoses que je décris ne se rapportent pas du tout à celles qui ont été précédemment observées. D'une longueur de 0*"*,5 à 6 centimètres, d'un diamètre de 0™",4 à 3 millimètres, elles font communiquer directement une artère et une veine principales ou collatérales. Elles sont situées en des points divers et forment des sortes d'anomalies artérielles et veineuses qui ne répondent pas le plus souvent à des branches décrites.
J'ai cru d'abord qu'on ne les trouvait que chez les enfants. Des recherches plus complètes m'ont prouvé qu'on les rencontrait également chez des adultes.
Les branches très démonstratives que j'ai trouvées me peiinettent d'affirmer leur existence. Elles ne sont pas dues à des artifices de dissection. Leur existence est vérifiée : 1** Par l'injection générale; 2® par la dissection; 8** par l'injection locale; 4* par Texamea microscopique.
4** Au point de vue physiologique, on peut : (a) les faire rentrer dans la seconde circulation (circulation nutritive) de Cl. Èernard ; (A) leur accorder un rôle de suppléance dans les variations de tension et de pression;
5" Au point de vue morphologique, il est juste de les identifier aux larges communications vasculaires des animaux inférieurs.