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II. — Principe de la recherche

Il fallait, pour réaliser notre but, extraire du sang le ferment qu'il contient à un moment donné. On le mélange, pour cela, à un volume suffisant d'alcool (4 vol. pour 1 de sang). La diastase du sang connue toutes les autres est insoluble dans l'alcool. Elle se retrouve donc dans le précipité obtenu. On lave celui-ci à l'alcool absolu afin d'enlever les matières étrangères solubles et, parmi elles, le sucre dont la présence aurait des inconvénients pour la suite. Le précipité ainsi lavé est ensuite desséché avec précaution de manière à éliminer l'alcool. On le traite alors par l'eau qui devra dissoudre la diastase précipitée. On emploie de l'eau froide qu'on laisse agir sur la poudre précédente à la glacière pendant vingt-quatre heures. Les vases que l'on emploie sont d'ailleurs préalablement stérilisés. Ces précautions, de stériliser les vases et d'user d'eau glacée, ont pour but d'éviter le développement des microorganismes qui, étant capa))les de saccharifier l'amidon comme fait la diastase, pourraient troubler l'épreuve ultérieure.

On admet que l'eau enlève la totalité du ferment contenue dans le précipité alcoolique; tout au moins elle en enlève une très forte proportion et qui doit rester la môme d'une opération à l'autre.

La solution de ferment est ensuite essayée sur l'amidon. On en mélange un volume déterminé avec un volume déterminé d'empois d'amidon et le mélange est exposé à l'étuve à 40* pendant quelques heures; après quoi, l'on analyse le sucre provenant de la saccharification.

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