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ÉTUDE EXPÉRIMENTALB DE L'ACTION DE LA SPARTÉINE ET DE LOXYSPARTÉINE

DANS L*AIfE3THÉSI£ CHLOROFORMIQUE Par MM. P. LANflLOIS et 8. MAUMANOE

(Travail da laboratoire de phyHÎologie de la Facalté de médecine de Paris.)

Dans la narcose chloroformique, le danger réel, irrémédiable, est Tarrêl cardiaque * ; la syncope respiratoire prépare sans doute la syncope cardiaque, mais le temps qui s'écoule entre la cessation de la respiration et le moment du phénomène d'arrêt est toujours suffisant pour rétablir la fonction. Par quel mécanisme se produit Tarrét cardiaque primitif? Est-ce exclusivement par excitation du nerf vague ? Nous ne le pensons pas, Texcitation électrique des pneumogastriques par les courants les plus intenses étant impuissante à amener la mort du cœur. Il est vraisemblable que d'autres causes interviennent, dont l'examen n'entre pas dans le cadre de ce travail. Cependant, dans la complexité du phénomène d'arrêt, l'excitation du pneumogastrique est une composante avec laquelle il faut compter. C'est précisément sur ce point qu'ont porté les recherches de MM. Dastre et Moral ; ils ont pensé prévenir la syncope cardiaque par la suppression de l'action modératrice du nerf vague chez les animaux chloroformisés. Et, dans ce but, ils ont préconisé l'emploi de l'atropine qui, ainsi que Meuriot l'avait démontré dès 1868, supprime l'excitabilité des filets cardiaques du pneumogastrique.

Dastre et Morat donnent aux chiens, par kilogramme d'animal, 1 centigramme de chlorhydrate de morphine et 1 milligramme de sulfate neutre d'atropine. 11 sufBt ensuite de 2 à 3 grammes de chloroforme en inhalation pour obtenir une anesthésie parfaite de deux

' Dastre, Traite des aaesUiOsiquen.

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