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IV

1 manquent.

p. LAN6L0I5 ET G. MAURaNGE.

Nous avons dit plus haut que la spartéine et Toxyspartéine avaient sur le pneumogastrique une action comparable à Tatropine. A la période asphyxique, chez les animaux ayant reçu de la spartéine ou de Toxyspartéine, le ralentissement cardiaque de défense est moins accentué que chez Tanimal normal. Il était nécessaire de préciser dans quelle mesure la diminution de Faction modératrice du nerf vague influençait la résistance du cœur à Tasphyxie.

Exp. V. — Deux lapins, dont Tun a reçu 0«',06 d'oxyspartéîne, sont chlo* roformés jusqu'à abolition des réflexes, puis on lie la trachée au moment où le réflexe cornéen réapparaît.

Lapio A, oxyspartéine.

2' 2" Arrêt respiratoire.

6, 5 Arrêt du cœur (ventricule).

7,15 Arrêt des oreillettes.

7,30 Respiration artiflcielle inefficace.

Lapin B, témoin.

l' liy' Arrêt respiratoire. 2,48 Arrêt du cœup.

3 Respiration artificielle inefficace.

Chien de 9 kilogrammes (expérience faite avec M. Athanasiu) reçoit 0^',14 de chloralose par kilogramme à 5 h. 15 m. On le refroidit par un courant d'eau jusqu'à 31*»,5.

A 5 h. 55 m., 18 centigrammes d'oxyspartéine dans la veine saphène.

A 6 heures, on commence Tasphyxie, en mettant la trachée en communication avec un appareil clos, d'une capacité de 300 centimètres cubes au maximum. La respiration rythmique ne s'arrête que vers la septième minute. Le cœur est ralenti (24 par minute), puis à. 6 h. 11 m. 80 s. on observe une couiie accélération, avec diminution d'amplitude, et le tracé devient rectiligne.

A 6 h. 12 m. 6 s., respiration artiflcielle. Dès la troisième insufflation, le cœur reprend.

Pas de respiration spontanée. Les battements du cœur sont faibles. On injecte alors 0,12 d'oxyspartéine. Les contractions deviennent plus fortes, plus rapides; à 6 h. 22 m. 30 s., la respiration spontanée reparait (onze minutes après avoir noté l'arrêt du cœur), la température étant de 29*.

A 6 h. 30 m., on recommence l'asphyxie. Le cœur passe par des phases alternatives, mais peu accentuées, de ralentissement et d*accélération. IjOs contractions rythmiques du cœur persistent dix-neuf minutes, et les contractions arythmiques, semi-périodiques, ving-cinq minutes ; la température est alors de 21^,8.

Dans cette expérience, on voit que Taccélération du cœur s'est manifestée vers la onzième minute. C'est là le chiffre donné par Richet pour les animaux chloralosés dont la température est de âCy*. Mais nous devons insister sur ce fait : 1® que le cœur a repris immédiatement ; 2<* que la phase de ralentissement, phase de défense, a été chez ce chien bien moins marquée que chez les animaux témoins,

ACTION DE LA SPARTÉINE ET I^E l'oXYSPARTÉINE. f>90

20 et 24 contractions par minute, au lieu de 6, 9 et même 5, observées par Richet sur Tanimai témoin.

Enfin, dans la seconde asphyxie, après nouvelle injection d'oxyspartéine, la durée de la résistance a atteint dix-neuf et mémo vinglcinq minutes.

La différence entre l'action de Tatropine et celle de Toxyspartéine est donc considérable; tandis que la première supprime Tact ion frénatrice du nerf vague, est une véritable dissection physiologique, analogue dans ses effets à la section, la seconde, tout en exerçant une action inhibitrice non douteuse sur le pneumogastrique, lui permet cependant encore d*exercer son influence tutélaire en permettant le ralentissement du cœur, et, en outre, a l'avantage de renforcer et de régulariser les contractions de ce muscle. En d'autres termes, par la diminution de l'excitabilité des pneumogastriques, on écarte le danger de la syncope réflexe sans supprimer leur rôle défensif.

Voilà pourquoi les objections faites à la méthode de l'atropomorphine ne peuvent être soulevées contre le procédé de la sparléomorphine. Et si l'on ajoute que le maintien de la pression à une tension élevée dans le système artériel favorise l'élimination des substances toxiques, on reconnaîtra les services que peut rendre dans la pratique chirurgicale l'application systématique de cette méthode.

Quant à la morphine, nous l'avons maintenue dans notre procédé, parce qu'elle diminue considérablement la dose nécessaire de Tanesthésique et, par conséquent, réduit la fréquence de ces accidents tertiaires que Poncet a observés. En outre, elle facilite singulièrement la narcose en supprimant ou tout au moins en atténuant la période d'agitation.

Nous avons toujours vu les animaux spartéo-morphinés résister plus longtemps aux inhalations de vapeur chloroformique que les animaux simplement spartéinés. Cette résistance est due évidemment à une respiration et à des échanges moins actifs, par suite à une absorption moindre de chloroforme. Pour obtenir le maximum d'action de la morphine, il semit utile de l'injecter une heure au moins avant l'anesthésie.

L'application clinique de notre méthode a été l'objet d'une communication à la Société de chirurgie, le 5 juin dernier. Nous avons réuni dans ce travail 182 cas, auxquels nous pouvons ajouter à c^ jour 23 nouvelles observations. D'autre part, ce procédé est actuellement expérimenté à l'hôpital Ck)chin et à l'hospice d'Ivry. Sans entrer dans les détails, disons qu'en injectant, une demi-heure à une heure avant l'anesthésie, 5 à 6 centigramines de sulfate de

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