p. LANGLOIS ET G. MAURANGE
spartéine, ou 3 à 4 centigrammes d'oxyspartéine et 1 centigramme de morphine, nous avons toujours obtenu une narcose rapide, facile à maintenir avec le minimum de chloroforme, au cours de laquelle les vomissements ont été rares, le cœur est resté régulier, les contractions énergiques, même quand la respiration devenait superficielle. Dans les opérations de longue durée, une heure quarante-cinq minutes et plus, nous avons quelquefois fait une deuxième injection lie spartéine une heure environ après le commencement de l*anesthésie.
Par A. DASTIIK et N. FLOREtCO
(Travail du laboratoire de physiologie de la Sorbonne.)
L — But de ce travail
Le but de ce travail est de comparer les phénomènes qui se montrent dans la digestion naturelle ou artificielle de la gélatine avec ceux qui se produisent par simple contact avec les solutions salines neutres et d'établir qu'ils peuvent être identifiés.
§ I. — Principaux oaraotéres de la gélatine.
Une propriété caractéristique de la gélatine est celle môme qu'exprime son nom, c'est à savoir de se prendre en gelée, La gélatine, insoluble dans l'oau froide, est soluble dans l'eau chaude. Lorsque la solution contient plus de 1 0/0 de gélatine (évaluée à l'état sec), elle se prend en gelée par le refroidissement. Plus la proportion de gélatine est forte, plus la gelée est consistante, plus elle se produit rapidement et plus le point de gélification est élevé. La prise en gelée met longtemps à s'accomplir dans les solutions pauvres : elle est rapide dans les solutions riches. Ces variations de durée peuvent sinon servir de mesure rigoureuse pour apprécier la teneur en gélatine, du moins elles peuvent en donner une première idée approximative. Une solution pauvre en gélatine (contenant aux environs de 1 0/0), étant tirée de Tétuve à 40* et exposée à la température ambiante de 22*, mettra, par exemple, de cinquante minutes à une heure dix pour se gélifier ; une solution à 2,5 0/0 exige de quarante
FLORESCO.
à cinquante minutes ; une solution à 5 0/0 mettra de vingt à trente minutes. Cela revient à dire que la prise en gelée commence plus ou moins haut au-dessus de la température ambiante. Le point de début de la géliiication peut s'abaisser de plus en plus pour des solutions de moins en moins riches. En somme, trois facteurs d'importance inégale peuvent être considérés dans le phénomène de la prise en gelée : c'est d'abord et surtout la teneur en gélatine ; c'est, en second lieu, la durée plus ou moins longue qui sépare le moment où la solution est retirée de l'étuve et le moment où la prise commence à être manifeste ; c'est, enfin, la température du mélange au moment où débute la gélification.