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SUR LES EFFETS DE L'ABLATION DES GLANDES VENIMEUSES

CHEZ LA VIPÈHE

au point de vue de la sécrétion interne

Par MM. C. PHI8ALIX et 0. BERTRAND

(Travail du Muséum d'histoire naturelle.)

Dans ime série de mémoires antérieurs*, nous avons montré que, chez certains animaux venimeux, le sang possédait une toxicité considérable, et que les produits toxiques de ce sang étaient de même nature que ceux du venin. La première idée qui s'était alors présentée à notre esprit pour expliquer ces faits, était celle d'une sécrétion interne des glandes à venin. Nous étions d'autant plus autorisés à l'émettre que, chez le crapaud et la salamandre, par exemple, l'animal paraît incapable d'utiliser volontairement le contenu de ses glandes venimeuses. Il en est à peu près de même chez la couleuvre : les glandes salivaires de ce reptile contiennent des principes toxiques semblables à ceux de la vipère, et cependant elle ne peut s'en servir ni pour l'attaque ni pour la défense.

Mais chez la vipère, où la sécrétion externe est évidente, on pouvait admettre, contrairement à l'hypothèse précédente, que la glande est une voie d'élimination pour le poison contenu dans le sang. Aussi le choix de cet animal devait-il donner plus de force à la démonstration expérimentale de la sécrétion interne des glandes à venin.

C'est pourquoi nous l'avons adopté. Il présente, en outre, cet avantage, que l'ablation des glandes, exigée par l'expérience, est beaucoup plus facile ici que chez le crapaud et la salamandre, où

• Voy. Arcb, de phygfol,^ juillet 1898.; janvier, avril 1804.

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