‹ Archives de physiologie normale et pathologique (volume 4)Chapitre 44 sur 257 · FR4HÇ0I6-PIUIICK · texte numérisé non relu

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récecteur antérieur qu^avec Térecteur postérieur, coHiine le montre la figure 2 ; mais dans d'autres cas, Faction vaso-oonstrictiYe du nerf antérieur est incontestable, ainsi qu*en témoigne la figure 8-A. Ces résultats expliquent la divergence des conclusions de Ekïkhai*d et de Nikolsky. et paraissent trancher le différend, en montrant dans Térecteur antérieur la coexistence de vaso-dilatateurs (%. 2) et de vaso-constricteurs {âg. 8). Si cette racine contient, comme cela me semble établi, des vaso-constricteurs péniens, elle les peut emprunter à Tanastomose du sympathique sacré ou bien les recevoir directement des nerfs rachidiens dont elle émane. J*ai vu, comme le montre la figure 8-B, que Texcitation du segment inférieur du cordon sympathique sacré, produit, en effet, la vaso-constriction du pénis quand on Texcite au niveau du promontoire, c'est-à-dire exactement au-dessus du point où s'en détache la fine anastomose avec le premier nerf sacré ; mais je n'ai pas encore obtenu de résultats précis en m'adressant au premier nerf sacré lui-même, en deçà du point où il s'unit au sympathique. Toujours est-il que la racine antérieure du nerférecteur commun contient certainement des vaso-constricteurs, associés sans doute à des vaso-dilatateurs, mais dont l'effet est habituellement prédominant. Dès lors, dans le tronc commun qui résulte de la fusion des deux racines, l'élément vaso-constricteur doit se retrouver et on peut s'attendre à ce que l'excitation centrifuge de ce tronc produise, comme celle des autres nerfs où pareille association existe (nerf mésentérique descendant, filets efférents du plexus, nerf honteux interne, V. Sup,)y tantôt l'effet constricteur, tantôt l'effet dilatateur, suivant les conditions actuelles des vaisseaux, la forme, l'intensité, la fréquence des excitations : or, dans aucune des nombreuses expériences que j'ai pratiquées sur le segment périphérique du nerférecteur commun, quelques variées que fussent les conditions, je n'ai obtenu d'autre effet que la vaso-dilatation d'emblée, ininterrompue et progressive. Ce résultat des excitations ne prouve en rien que le nerf excité ne renferme pas de vaso-constricteurs : il montre simplement une prédominance telle des vaso-dilatateurs, que les excitations directement appliquées au nerf ne manifestent que la mise en jeu de ces dernières. C'est dans les centres nerveux que s*opèrent ces dissociations fonctionnelles que nos stimulations périphériques sont incapables, dans ce cas pariiculier, comme dans beaucoup d'autres, de réaliser.

ConcIusioDs.

L'appareil vaso-moteur pénien n'est pas compris tout entier, comme il est classique de l'admettre, dans les nerfs érecteurs sacrés de Eckhard. Le sympathique lombaire et les nerfs honteux internes en font également partie.

L'analyse graphique, jusqu'ici négligée, permet d'établir l'action vaso-dilatatrice et vaso-constrictive de ces différents nerfs, au moyen des méthodes volumétrique et manométrique artérielle et veineuse locales. Elle montre l'action vaso-dilatatrice directe des deux nerfs

TOPOGRAPHIE DBS NERFS VASO-MOtEURS PÂflENS. 153

érecieurs de Eckhard, surtout celle du nerf érecteur postérieur ; celle des nerfs descendants du plexus mésentérique inférieur et des branches afférentes du plexus hypogastrique auquel aboutissent ces filets lombo-sacrés. On constate, de môme, l'action dilatatrice des anastomoses fournies au honteux interne par le plexus hypogastrique et Teffet dilatateur acquis par le nerf honteux aux dépens de ces filets anastomotiques.

Les nerfs vaso-constricteurs péniens sont associés aux précédents dans les mêmes cordons : on les retrouve dans le sympathique lombaire (filets mésentériques inférieurs), dans la branche antérieure des nerfs érecteurs (premier nerf érecteur sacré de Eckhard), et dans le nerf honteux à son origine.

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