III. — Conclusion
Des faits qui viennent d'être exposés, se dégagent les conclusions suivantes :
i* Dans les contrées planes et découvertes, sous un climat tempéré ou froid, à atmosphère claire et sèche, la pigmentation est faible ;
2* Dans les mômes conditions de topographie et d'atmosphère,
COLORATION DBS OISEAUX ET MAMUIPERES DOMESTIQUES. 11
maïs sous un climat plus chaud, la pigmentation est un peu plus prononcée ;
3*» Bille arrive au maximum, quand aux conditions précitées s'ajoutent des repaires, des fourrés, forêts ou hautes herbes, où les animaux passent les heures les plus chaudes et les plus lumineuses de la journée, à Tabri de l'action directe du soleil ;
4^ Dans les contrées brumeuses et sur le littoral, la pigmentation est notablement plus accentuée que dans celles qui sont sèches et à ataiosphère claire ;
5* Il en est de même dans les massils montagneux qui, eux aussi, sont li'ès fréquemment noyés dans la brume ;
6** Certaines régions semblent pousser à la production d'une couleur particulière, tels le Japon, la Chine et la Corée pour le jaune.
Aux physiciens de déterminer exactement quelle dissociation des rayons lumineux opère la vapeur d'eau des brumes et des brouillards. Ce point bien précisé, il sera plus facile aux physiologistes d'aborder par l'expérimentation l'étude que je viens d'esquisser avec les seules ressources de l'observation.
ACTION DES HAUTES PRESSIONS SUR QUELQUES BACTERIES Par M. H. ROGER
Les expériences de MM. Regnard, Dubois, Certes, Cochin, démontrent que les êtres inférieurs résistent à des élévations de pression très considérables. La levure de bière peut supporter 800 à 400 atmosphères pendant plusieurs jours sans être détruite (Certes et Cochin) ; soumise pendant une heure à 1000 atmosphères, elle est simplement engourdie et, une heure plus tard, est de nouveau capable de produire la fermentation du sucre. Le même effet s'observe sur les algues ou sur les infusoires qu'on soumet à des pressions de 600 atmosphères ; les algues ne germent qu'au bout d'une semaine ; les protozoaires restent quelque temps immobiles, puis reprennent leurs mouvements. M. Regnard à qui l'on doit la connaissance de ces faits, a encore reconnu que des êtres relativement élevés, comme des mollusques, des crustacés, des sangsues peuvent, sans périr, supporter 500 ou 600 atmosphères.
De pareils résultats devaient faire supposer que les bactéries, qui résistent si énergiquement aux diverses modifications cosmiques, ne seraient guère atteintes par les élévations de pression.
Or les effets varient considérablement suivant les conditions expérimentales ; il semble démontré en eflet que les gaz comprimés exercent sur plusieurs espèces microbiennes une influence nocive très marquée. D'après P. Bert, l'oxygène, sous une pression de 8 à 10 atmosphères, arrête la putréfaction ; l'air atmosphérique, dans les mêmes conditions, a une action analogue, mais moins intense. En étudiant la bactéridie charbonneuse, M. Chauveau a reconnu que l'oxygène, à 12 atmosphères, diminue la vitalité de ce microbe et en même temps atténue sa virulence, au point de le transformer en un vaccin. L'acide carbonique, sous pression, n'est pas moins actif que l'oxygène ; MM. d'Arsonval et Charrin en soumettant des cultures à l'action de ce gaz comprimé à 50 atmosphère^ ont pu troubler le fonctionnement de quelques bactéries et, si