‹ Archives de physiologie normale et pathologique (volume 4)Chapitre 62 sur 257 · E. CASTEX · texte numérisé non relu

E. CASTEX

met en communication Tintérieur du ballon avec une oreille o de Texpérimentateur ; enfin, du troisième orifice part un tube de caoutchouc se terminant à une anche A' et muni d'un tube d'auscultation allant à la deuxième oreille o' ; Tanche A' émet un son quand on comprime la poire de

caoutchouc. En agissant sur la poire de caoutchouc, on fait parler Tanche A'; l'oreille â entend le son émis avec une forte intensité ; ToreUle o ne perçoit rien ; lorsqu'au contraire Tanche A émet un son, les deux oreilles Tentendent avec des intensités presque égales. Pour s'assurer que la première fois Toreille o ne percevait réellement rien, car on pourrait objecter que toute l'attention se porte sur Toreille d impressionnée, il suffit de pincer le tube aboutissant à cette dernière oreille pendant que Tanche A' émet un son.

Quelle est maintenant la cause du murmure vésiculaire? Ici les opinions diffèrent : Pig 2. frottement de Tair sur les parois des

conduits, ce qui est contraire à tous les faits expérimentaux ; déplissement des parois des alvéoles, ce qui me parait difficile à admettre, car jamais Textension d'une membrane ne fait naître un son ; enfin, tourbillons gazeux formés aux points de rétrécissement des conduits et au niveau des éperons bronchiques, à mon avis la vraie théorie. A Tinspiration, le courant gazeux rencontre les lames coupantes que forment les bifurcations bronchiques, conditions les plus favorables pour la production de souffles à tonalité élevé ; à ces souffles s'ajoutent ceux qui naissent aux points de rétrécissement des conduits, par exemple à la jonction de la bronchiole et de Tacinus ; il doit exister aussi un son grave, qui n'est autre chose que le son pulmonaire qu'on entend dans la percussion du thorax : quelle que soit la nature du corps sonore pulmonaire qui produit ce son, il est naturel d'admettre que le courant gazeux le met en mouvement ; cela me paraît d'autant plus vraisemblable que, pour moi, le son de percussion pulmonaire est dû aux vibrations de la masse gazeuse du poumon. Ainsi serait expliqué le moelleux du murmure vésiculaire à Tinspiration, quoique formé en partie de souffles à tonalité élevée ; les intensités respectives de tous les sons produits détermineraient le caractère particulier que prend Tinspiration chez chaque individu.

A l'expiration, les souffles qui se produisent aux bifurcations des bronches doivent être moins intenses, puisque le courant gazeux a

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