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L. CAMUS ET B. GLEY

Nous nous sommes assurés à maintes reprises que ce relâchement des parois du canal ne tient pas à des modifications des organes voisins causées par l'excitation même, telles que changements de la pression aortique, mouvements de l'œsophage ; l'excitation de la chaîne thoracique, à ce niveau, ne détermine, en effet, pas de réactions du côté de l'aorte, ainsi que le prouve le tracé de la figure 5,

Fig. 3. — Expérience du 18 octobre 1894 {suite). — Excitation du nerf, les bobines étant écartées de 10 centimètres; courant six fois plus intense que dans la Ûgure 1.

que nous présentons comme type d'un certain nombre de tracés semblables; elle n'en détermine pas non plus du côté de l'œsophage. Le phénomène observé paraît donc bien dû à l'action nerveuse produite.

De là il résulte que le cordon sympathique thoracique contient des fllete dilatateurs du principal vaisseau lymphatique. Le fait est à rapprocher de celui que nous avons précédemment constaté (loc. cit,)y à savoir la présence dans le tronc du splanchnique de fibres dilatatrices de la citerne de Pecquet.

Fig. 4. — (Môme expérience que fig. 1, 2 et 3). — Excitation du nerf, les bobines n'étant plus écartées qua de 5 centimètres; courant vingt-quatre fois plus intense que dans la figure 1.

Tel est le résultat habituel de l'excitation du cordon thoracique, au niveau indiqué. Mais quelquefois cette excitation, au même point, provoque un résultat inverse, c'est-à-dire un ralentissement de l'écoulement (voy. fig, 6) ; phénomène qui, étant donné le dispositif de nos expériences, manifeste un resserrement des parois du canal thoracique, en d'autres termes, la contraction des fibres musculaires de ces parois. Nous ne pouvons dire sûrement pourquoi dans certains cas on voit la conslriction se produire plutôt que le relâchement ; ce que nous avons pu constater, c'est la rareté du premier effet. Il est à supposer, par conséquent, d'après ce que nous savons

aujourd'hui du mélange de filets à fonctions diverses, et mftne opposées, dans un même cordon nerveux, que, au niveau où nous Texplorons, le sympathique thoracique contient des constricteurs et

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Fig. 5. — Indépendance des modillcations de l'écoulement dans le canal thoracique et de la pression sanguine sous Tinfluence de Texci talion du cordon sympathique. — Chienne de montagne, jeune, pesant 22 kilogrammes. Bulbe coupé.

Pr. car. dr. b. c, pression dans le bout central de la carotide droite. — Pr. Jat. jug. g., pression latérale dans la veine jugulaire externe gauche. — C. ib,, écoulement dans le canal thoracique. — Ex. sy.^ excitation, d'intensité moyenne, du bout inférieur du sympathique thoracique, au-dessous du ganglion étoile. — Sec, secondes.

On voit que, pendant que Técoulement lymphatique s'accélère sous Tinfluence de l'excitation du sympathique , la pression intracarotidienne et la pression latérale dans la jugulaire ne subissent aucune modification.

des dilatateurs du canal thoracique ; seulement Taction de ces derniers est très généralement prédominante, soit qu'ils se trouvent plus nombreux, soit qu'ils possèdent une excitabilité plus grande. Nous ferons encore observer que les constricteurs paraissent se

Fig. 6. — Action constrictive du sympathique sur le canal thoracique. — Chienne de montagne, jeune, 22 kilogrammes. Même expérience que dans la figure 5.

On voit que, sous l'influence d'une excitation assez forte du sympathique thoracique, au-dessous du premier ganglion, l'écoulement s'est ralenti dans le canal thoracique. Cet effet de l'excitation persiste un certain temps après que celle-ci a cessé.

fatiguer beaucoup plus vite que les dilatateurs ; quand on a réussi à les mettre enjeu, bientôt, après quelques excitations, on ne peut plus déterminer le resserrement des parois du canal thoracique ; Texcitation de la chaîne sympathique n'agit plus que sur les dilatateurs

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