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Oq peut poser à cette méthode d'étude du son pvdmoiiaire l'ob* jeotion que le profil de la flamme représente les vibrations soit de Tair, soit de la membrane de la capsule manométrique. En photopvphiant les flammes données par deux capsules qui difléraient entre elles par leur volume interne» le dimnètre de leur membrane ou les dimensions des tubes qui leur amenaient les vibrations sonores» les tracés obtenus ont été concordants, c'est-à-dire que les oscillations des flammes avaient la même durée et occupaient la même place dans les deux profils. Ces derniei*s ne différaient que par l'ampûtude des oscillations, car rtine des capsules ëiait plus sensible que l'autre; je donne ici un des tracés obtenus, n^ 1. L'oI]yection est donc réfutée par cette expérience.
Ainsi ce sont bien les vibrations de la masse gazeuse contenue dans le poumon qui agissent sur la flamme manométrique, quelles que soient d'ailleurs les causes qui fassent vibrer l'air pubnonaire.
Le profil de la flamme étalée présente de grandes et de petites dents. Sont^Ues dues à des mouvements vibratoires sonores ? En ce cas, quels sont les corps qui émettent ces sons ?
Je m'occuperai d'abord des grandes dents. Si ces oscillations sont dues à un son, elles doivent éti*e isochrones. Cet isochronisme existe, mais il n'est pas absolument évident ; en voici les raisons : la flamme manométrique donne un tracé qui s'écarte d'autant plus de la forme théorique qu'elle devrait avoir (le sommet, pour un son simple, devrait décrire une sinusoïde), que l'intensité de ses vibrations est plus considérable; comme on peut le voir sur les tracés du résonnateur, à mesure que l'intensité du son fourni par cet instrument augmente, la flamme tend de plus en plus à former des dents pointues; puis cette déformation est elle-même rendue plus accentuée par l'étalement de l'image sur la plaque photographique. Lorsque le mouvement sonore qu'on étudie garde la même intensité, la forme des dents ne varie pas : il est alors facile de connaître l'étendue de la vibration double en prenant deux points de repère identiques sur deux dents juxtaposées, par exemple l'exlréme pointe ; mais si l'intensité du son est variable, comme il arrive dans les Iracés pulmonaires, l'aspect des dents se modifie constamment, et l'on ne peut plus mesurer, avec autant de précision, l'espace qui les sépare, ou la durée, si l'on connaît la vitesse de translation de la plaque photographique.
Les tracés 2, 8, 4, 5 et 6, pris chez l'homme vivant, permettent, en tenant compte des déformations de la flamme, d'affirmer l'isochronisme des grandes oscillations.
Quel est le corps sonore qui émet ces vibrations ? Ce ne peut être