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lions assurément très diverses ; et il importe que ces modifications soient dues surtout à des mouvements propres des vaisseaux lymphatiques, et non à des actions extrinsèques, comme celles d'organes voisins. Sans doute la contractilité des lymphatiques est connue depuis fort longtemps, mais, pour établir positivement Timportance des variations de l'écoulement lymphatique qui en dépendent, il fallait démontrer que cette propriété est commandée par le système nei*veux. Il est intéressant de rappeler ici que les modifications que paraît provoquer le plus aisément le système nerveux sont celles de sens positif, celles qui facilitent Técoulement, ce sont les réactions dilatatrices.
Qu'on ajoute à ces deux grandes causes de la circulation lymphatique quelques causes adjuvantes (influence de la respiration, des battements artériels, des mouvements des viscères abdominaux), dont nous avons déterminé ailleurs le rôle respectif S et toutes les conditions de la circulation lymphatique se trouvent comprises dans une vue d'ensemble.
* Voy. L. Camus, Recherches sur les causes de la circulation lymphatique Thèse de doctorat en médecine ; Paris, 1894).
SUR LES VARIATIONS DE LA PRESSION VEINEUSE Par M. C. DELEZENNE
(Travail du laboratoire de physiologie de la Faculté de médecine de Lille).
Dans un précédent travails j'ai montré que, sous Tinfluence de modifications circulatoires, d'origine périphérique, les variations de la pression dans la veine rénale suivaient exactement celles du volume du rein. J'ai montré, en outre, que, dans les cas où les réactions vaso-motrices déterminent des effets antagonistes dans la circulation des viscères et dans celle des membres, elles se traduisent par des variations inverses de la pression, d'une part dans la veine rénale, et d'autre part dans la veine fémorale.
J'ai appliqué la même méthode à l'étude des modifications circulatoires de cause centrale, c'est-à-dire à l'étude de modifications qui ont pour point de départ certains états fonctionnels du cœur et du poumon.
Toutes les expériences ont été faites sur des chiens curarisés. Le volume du rein, la pression dans la veine rénale et dans la veine fémorale étaient inscrits par les procédés que j'ai décrits antérieurement. La pression artérielle était mesurée dans le bout central de Tarière carotide, au moyen du manomètre métallique de Marey, -,
I 1. — Inscription simultanée du Tolume du rein et de la pression dans la veine rénale.
Excitation du bout périphérique du pneumogastrique, > .
Lorsqu'on excite par un courant d*induction le bout périphérique du nerf vague, préalablement sectionné au niveau du cou, on obtient, suivant
' Arehives de physiologie^ janvier 1895.