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FONCTION PANCRÉATOOÈNE DE LA RATE

A est additionné do 20 centimètres cubes d'extrait de rate congestionoée.

B reçoit 20 centimètres cubes du même extrait splénique, mais traité |)ar quelques centimètres cubes d*alcool ; on agite pendant quelques instants, puis on filtre. Le liquide filtré contient une forte proportion d alcool, dont on le débarrasse par Tévaporation dans le vide. C*est cet extrait qui est mélangé à l'infusion pancréatique.

G est étendu de 20 centimètres cubes d*eau boriquée.

On inli-oduil un cube d*albumine dans chacun des flacons, qui sont places à l'étuve (39®).

Au bout de quatre heures, A présente des traces de digestion bien manifeste. C'est seulement dix heures plus tard que les infusions B et G commencent à attaquer Talbumine.

Ainsi un extrait de rate congestionnée, traité par Talcool, filtré cl débarrassé de l'alcool par évaporation dans le vide, se montre absolument inactif. C'est donc que son principe trypsinogène'a été précipité par l'alcool et retenu par le filtre.

Exp. VII. — Celte expérience est une copie fidèle de la précédente. On s*est servi d*organes enlevés à des animaux, dans les mêmes conditions que plus haut. Les résultats sont identiques.

En résumé, ces expériences nous font connaître deux propriétés de la substance splénique à influence pancréatogène.

Cette substance, en solution aqueuse^ perd son activité à 100".

Elle est précipitée d'une solution aqueuse par l'alcool.

Ce sont là des propriétés que possèdent les ferments solubles. La sécrétion interne splénique à fonction pancréatogène peut, sans doute, être rangée parmi ces derniers.

Conclusions,

1. La substance splénique à fonction pancréatogène peut être légitimement considérée comme une véritable sécrétion interne. Injectée dans les vaisseaux d'un animal dératé, elle va influencer d'une tnanière élective^ à travers l'organisme, un organe déterminé^ le pancréas, dont elle transforme la protrypsine en trypsine.

2. Cette sécrétion interne splénique à fonction pancréatogène est de nature fermentative.

AnCII. DE PllYS., 0* SKIIIE. — X. 3il

ACTION DE L'EXTRAIT GÂPSULÂIRB SUR LE CŒUR DU LÀPlN

Par M. E. BARDIER

Chargé da cours de physiologie à TÉcole de médecine de Clermont-Ferrèod.

(Travail du laboratoire de physiologie de la FacuUé de médecine de

On connaît bien aujourd'hui, grâce aux récents travaux et Schàfer, Cybulski, Scymonovicz, Frankel et Langlois ra< Textrait capsulaire sur le système circulatoire. Dans un récent sur ce sujet, M. Langlois^ la résume ainsi pour ce qui conl chien : < L'injection d'extrait aqueux de capsule surrénale faite dans une veine, détermine rapidement une élévation de jfi^ sion avec ralentissement concomitant du rythme cardiaque; puis, après quelques minutes, la pression revient à la normale.

«Les injections sous-cutanées ou l'absorption parla voie gastrique ne produisent aucun effet. »

Nous avons voulu étudier cette action sur l'appareil circulatoire du lapin et nous avons entrepris à ce sujet une série de recherches dont nous allons exposer les principaux résultats.

Disons tout de suite que nous avons eu moins l'intention de rechercher les variations de la pression sanguine que de soumettre à une analyse détaillée les diverses modifications que Ton observe dans le rythme cardiaque après des injections d'extrait capsulaire. Nous ne pouvions toutefois nous désintéresser complètement de l'exameu de la pression sanguine. Aussi avons-nous fait quelques expériences préUminaires pour confirmer ce que l'on sait déjà, c'est que l'injecUoo d'une certaine quantité d'extrait capsulaire élève la pression.

' P. Langlois, La sécrélioa interne de la capsule surrénale (Presse inédic^k, 4 décembre 1897, p. 345).

action'cardiaqui de l'extrait CAFSULAIRI. 371

tle donnée devait nous être très utile, surtout pour llnterpré- 1 de nos tracés cardiographiques.

us avons ensuite abordé l'étude des phénomènes que présente Ihine cardiaque aussitôt après l'injection veineuse d'extrait.

lion sur la pression sanguine. — Si l'on se reporte aux expéssdes auteurs, on voit qu'à la dose variant de 1 à 5 cenLigrammes -ait sec de capsules, par kilogramme d'animal, la tension sand'un cbien s'accroit considérablement. Dans la majorité des 1 pression artérielle représentée par 10 à 13 centimètres de ire monte à 2S ou 25 .centimètres. Cette élévation persiste !i trois minutes, puis la pression redevient normale.

1. -> Ackioa do l'extrait capauUîre sur la pression ialra-oirotidienne du

D, La Qècbe Indique la Un d'une injection intri-voineusa de i't',6 d'extrait lutaire sur un lapin <Ie lîOO grammes. La pression monte de 13 centiinâtres mercure à 10, où elle se maintient pendant trois minutes.

DUS avons confirmé ce fait sur le lapin et nous en donnons un nple dans la figure 1.

n peut remarquer que, sur un lapin de 1,200 grammes dont la eion correspond à 13 centimètres de mercure, l'injection de , 5 d'extrait cspsulaire sufBt pour élever la pression à 19 centi-

res. - .- '

Ile se maintient ainsi pendant trois minutes, puis elle revient normale. Mais il est cependant intéressant de rappeler qu'elle l ensuite atteindre un niveau plus bas qu'avant l'injection ; dans cas, trois minutes après une injection d'extrait capsulaire, la ision devient de 8 centimètres de mercure environ, inférieure à ju'elle était avant l'expérience.

)n ce qui concerne donc l'élévation de la pression, l'extrait capsu-

872 E. BAitDiEn.

laire se comporte d'une façon absolument identique sur le ehi

sur le lapin.

Examinons maintenant ce que devient le rythme cardiaque une injection de ce genre.

Action sur ie cœur : Lapin normal. — Si sur UQ lapin l ment normal du poids moyen de 1.200 à 1.500 gi-ammes on i

rig. !. — t. Li^^Dc dm sccondeB; S. Graphiqu« du ccenr ■emeot ADorme du cceur (la llicho itidiqat, la Qa d'uDO iojeclioD 4e S caDtignmmeB d'exlroit capeulaire); \. Lèg^ro aryUiinio.

Fig. 3 (suite du graphique pccoôdanl). - j. p,,, Jo u périndo d'arjUi 2. Deuxitmo période da raîentisBemenl; 3. Rytbroe normal, dix mioulw " l'injection.

une dose d'extrait capsulaire variant de 2 à 6 cenligranunes, observe une série de modifications du rythme cardiaque daus I quelles on peut facilement distinguer plusieurs phases.

ACTION' CARDIAQUB DE L'EXTRAIT CAPSULAIRE. 373

1^ Tout d'abord le cœur se ralentit énormément et ses pulsations •nt bien plus fortes.

On peut aussi bien voir ce ralentissement et cette augmentation unplitude des battements cardiaques sur les figures 3 et 4, avec lis de netteté toutefois sur le graphique 3.

Ce ralentissement cardiaque équivaut à une pulsation par phase ux ou trois secondes. Il est évidemment très considérable, puisque cœur du lapin se contracte normalement cinq fois par seconde. lest là une première période dont la durée varie en réalité suidose injectée, maiS; en moyenne, elle dure trois minutes pour

de S centigrammes.

que nous n'ayons pas pris simultanément sur un même anii.:|ràcé du cœur et de la pression, nous pouvons néanmoins >rer que la fin de la période de ralentissement est marquée (tantméme où la pression sanguine redevient normîale, après tté considérablement accrue, eœurtend alors à reiH*endre son rythme normal. Mais ses ions sont encore ralenties ; il ne bat guère qu'urfe ou deux seconde, [ui caractérise cette deuxième période, c'est raryihmie.

g. 4. — Arythmie cardiaque consécutive à une injection de 3 centigrammes d'extrait capsulaire, trois minutes après Tinjection.

Si l'on se reporte par exemple à la ligne supérieure de la ^re 2, à la ligne inférieure de la figure 3, on peut facilement observer, mais elle est encore mieux marquée sur le graphique \ ne nous avons découpé ci-dessus.

En tout cas, celte phase arythmique transitoire s'est teneurs montrée dans lios expériences et toujours aussi avec les aractères d'une véritable arythmie périodique. Les systoles carîaques se font alors par séries régulières de deux ou trois puisa- ^ons ou bien davantage. Jamais nous n'avons observé d'intermitences.

Cette période esit de bien moins longue durée que la première, ^ïie minute environ.

^ Dans la grande majorité de nos expériences elle a été suivie *^ nouveau ralentissement cardiaque, moins accentué toutefois ''^ le premier. Sa durée n'était pas non plus aussi grande et, on "Qéral il ne persistait pas plus d'une ou deux minutes. .

374 E- BARMBtl.

Snr te graphique S ce deuxième ralenU&saatetit apparaît avec li durée de deux minutes.

Le cœur reprend enfln son rythme normal, et pendant un ccrtiii | temps encore ses contractions demeurent légèrcmeat renforcées.

Telle est la série des variations rythmiques du cœur con£ à la pénétration d'extrait capsulaire dans le système ' Nous voyons en résumé que les efTels en sont intmédialsil consistent essentiellement dans un ralentissement ^lormftj coïncidant avec une forte élévation de la pression. . Cinq ou six minutes après,- tout est redevenu nomuilj.^ l'action de l'extrait peut encore, pendant une demi-hâ se manifester par une plus grande énergie des cootraetioi A ce point de vue on n'a qu'à comparer les graphiques S i

Vig. s. — .Ctnliogrammi

Fig. 6. — Cardiognmms pria sur le mcme animal que celui do U fl demi-heure après l'injection de 3 centigrammes d'extrait capsulaii . voioe de l'oreille. (La ligne inférieure indique les eecondcH.)

Nous pouvons en outre ajouter que ces eflets de l'extr sulatre sont constants, à condition qu'on opère sur des i normaux et qu'on injecle les doses précédemment indiquées.

Lapin déjà' soumis à Faction de Texlrait. — Il y a en effel » distinguer les cas où l'on opère sur des animaux ayant reçu preo" 1 demment des injections d'extrait. Si l'on étudie le rythme cardiaque | après une nouvelle injection de 3 à 4 centimètres cubes on remarqufi I parfois certaines particularités.

Ainsi, le ralentissement si exagéré du début peut être remplacé I par un ralentissement bien plus faible dont ta durée est senaibleneui I la même.

Les deux dernières périodes s'observent en ^néral très bien, | et, comme sur un lapin normal, le coourn'a repris son rythme K^lier que six minutes après l'injection.

876 E. BARDIBH.

peuvent présenter tel ou tel caractère suivant que l'animal a déjàw non été soumis préalablement à son action .

Cette étude nous a paru intéressante au point de vue physiologique, en raison surtout du rapprochement des efTets de l'extrait sur la pression et sur le rythme du cœur^Nous avons pu- de la sorte eofifr tater que, si la pression reste élevée pendant trois minutes, pe«r redevenir ensuite normale ou tomber un peu au-dessous, les modifications rythmiques du cœur persistent encore, avec des caractère spéciaux, alors que la tension sanguine ne présente plus de variBtions.

De plus, et à un autre point de vue, nous avons considéré que de Tanalyse cardiographiqùe il pouvait résulter une nouvelle méthode physiologique de vérification de l'extrait capsulaire.

On peut) il est vrai, à l'aide d'autres procédés, reconnaître aisément si telle préparation contient de l'extrait capsulaire II suflil d'opérer sur un chien ou sur une tortue.

Sur le chien, l'injection veineuse d'extrait détermine toujours une élévation considérable de pression dont nous avons déjà parlé.

Sur la tortue, l'extrait de capsule jouit de la propriété de raleotir considérablement le cœur. Ce ralentissement se maintient pendant très longtemps .

Ne pourrait-on pas, comme le rappelait M. Langlois, dans son travail déjà cité, utiliser notre méthode et se contenter simplemeol de l'examen cardiographique sur un lapin ?

Nous croyons qu'il y aurait avantage, au point de vue de la rapidité, de la simplicité de Texpérience, à substituer notre méthode cardiographique aux autres. Dans de nombreux cas elle pourrait rendre service par exemple aux médecins qui voudraient connaître l'activité des produits pharmaceutiques employés dans les maladies justiciables d'un traitement par l'extrait capsulaire.

Nous la signalons à leur attention en rappelant qu'un simple tracé cardiogranhique, pris pendant six minutes, suffît pour caractériser la présence et l'activité de l'extrait capsulaire dans une préparation quelconque. Nous ajoutons, en outre, que le ralentissement énorme du cœur avec plus grande amplitude de ses contractions, et la période d'arythmie nous paraissent être la preuve absolue de l'activité de Textrait.

REfîHERCHES

SIR U?l

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