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II. — Action du coU-bacille et du bacille dtEberlb

sur les nitrates alcalins.

Schloesing, Gayon, Dehérain, Maquenne, Bréal et surtout Wagner avaient établi qu'en présence de l'eau et dans les conditions habituelles de milieu et de température favorables aux processus fermentatifs, les nitrates dessoude et de potasse se résolvent en une base alcaline, en oxygène qui est utilisé par la bactérie, en azote qui devient libre.

Plus récemment, dans une série de mémoires, Stutzer, Barri et Maul ^ ont étudié de plus près ce phénomène de dénitrification et montré qu'il était Toeuvre de plusieurs espèces microbiennes qu'ils ont isolées à l'état de pureté ; d'autre part, on sait que les analogies qui rapprochent le bacille d'Eberth et le B, coli sont nonAbreuses au point que Rodet et Roux soutiennent que les deux espèces sont identiques. Aux analogies connues nous en avons ajouté une de plus. En effet, le coli bacille et le bacille typhiquc dégagent tous deux l'azote des nitrates alcalins. Ce sont tous deux des ferments dénitrifiants.

* Stusier, BuRfti et Maul, Centralblait f. bakteriologiû, 1895.

ACTIONS CHIMIQUES DES MICROBES PAntOGÈNES. 991

Expérience. — En renversant sur le mercure un tube plein d*une solution peptonée de nitrate de potasse à 1 0/0, préalablement stérilisée, puis ensemencée soit avec le B. coliy soit avec le B. dEberth^ on consiste, en maintenant Tappareil vers 35®, un dégagement gazeux qui, au [>out de quelques heures, peut atteindre plusieurs centimètres cubes.

\j& goE mis en liberté est de Tazote ; des tubes témoins privés de nitrate :k.*ont donné lieu à aucune espèce de production gazeuse, même après un séjour de plusieurs semaines à Tétude.

Qu'il 8*agi8se du microbe d*Escherich ou du microbe d*Eberth, le volume S^zeux dégagé est sensiblement le même.

Ces microbes paraissent dénitriûer avec autant d'énergie le citrate de soude et celui de potasse. La concentration la plus favorable à une action énergique est voisine de 1,5 de sel 0/0 de liquide. \ 2 0/0 les solutions fermentent plus lentement, et au-delà le dégagement gazeux se ralentit jusqu'à cessation complète ^

ni. — Action des microbes sur les pigments de l'organisme.

Nous avons démontré qu'un grand nombre de microbes réduisent a biliverdine ; ce sont le staphylococcus aureus, le vibrion septi- |ue, le bacille du choléra, d'autres encore, qu'on peut isoler dans le la bile abandonnée au contact de l'air.

La réduction aboutit à l'apparition d'un pigment nouveau qui présente avec la bilirubine certaines analogies, mais en diiïère par des ^'aractères essentiels. Ce pigment, en effet, ne donne rien par la *éaction d'Ehrlich ni par celle de Gmelin. De plus, contrairement à a bilirubine, il est soluble dans l'eau et présente une teinte dicroïque ^n solution aqueuse. Ces caractères ne peuvent être constatés que »i la transformation de la bilirubine ou de la biliverdine a été corn- >Iète. A cet effet, les ballons doivent séjourner pendant un temps suffisant à l'étuvé, un mois environ ^.

Indépendamment des pigments biliaires, nous avons aussi étudié ^action des microbes pathogènes sur la matière colorante du sang 't sur rhématine. La destruction de Yliémoglobine aboutit à Vliéma-iae qui est inaltérable.

IV. — Culture des microbes en milieu chimique défini. Nous rattacherons à nos recherches sur les propriétés fermenta-

JL. HuGOUNEN'Q et M. DoTON, Sur une nouvelle fonction chimique commune bacillus coli et au bacille d'Eberlb [Soc. do bioJ., 1897, p. 198).

I^. HuGOUNENQ et M. DoYON, Altérations microbiennes de la biliverdine {Soc. biol.f i896, p. 429; Arch. de physiol., 1896, p. 52r)).

392 L. HUGOUNENQ ET M. DOYON.

tives des microbes pathogènes nos études sur la culture de ces d crobes en milieu chimique déflni.

Il était important, en eflet, pour pouvoir rapporter avec certitu les résultats de l'analyse à la fermentation étudiée, de cultiver microbes dans des milieux de composition déterminée et notammi sans traces de substances protéiques.

Arnaud et Charrin, Ouchinsky ont essayé d'établir que certa microbes, en vivant dans des milieux à l'origine dépourvus de su tances albuminoïdes, provoquent dans ces milieux l'apparition corps actifs qui offrent le caractère des albumines.

Ouchinsky a donné la formule suivante :

Eau lOOOK'

Glycérine 45

Chlorure de sodium 1

Lactate d'ammoniaque 10

Chlorure de calcium 0,1

Sulfate de magnésie ^ 0,2

Bi-phosphate de potasse â

Acide urique 0,02

Urée 5

Sucre de canne 5

L'auteur aurait cultivé avec succès dans ce liquide un gra nombre de microbes et spécialement ceux de la diphtérie et du cb léra.

Toutefois nous avons constaté que ce liquide, même quand il 6 additionné de peptone, n'est pas un milieu de culture du bacille i Lœffler, tout en étant cependant un milieu favorable pour un grai nombre de microbes. Le microbe du choléra y pousse égalemei très mal.

* L. HuGOUNENQ et M. DoYON, A propos de la culture du bacille de Lœfllert milieu chimique déflni {Soc. de biol., 1^^, p. 407).

REGHBRGHBS EXPÉRIMENTALES SUR LA TOXINE DIPHTÉRIQUE

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