‹ Archives de physiologie normale et pathologique (volume 5)Chapitre 131 sur 269 · II. — Muscles de lapin (en 24 heures · texte numérisé non relu

II. — Muscles de lapin (en 24 heures

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11,68 17,72 16,64 11,80 Exp. III. — Muscles de chien.

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Exp. IV. — Muscles de lapin.

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10,96 » 14,76 23,00 Exp. V. — Muscles de lapin.

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» 23,84 18,16 18,08 Exp. VI. — Muscles do chien.

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Exp. VII. — Muscles de chien.

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» 17,28 23,80 22,48 Exp. VI U. — Muscles de chien.

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32,08 32,48 33,01 31,88 Exp. IX. — Muscles de lapin.

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Exp. X. — Muscles de lapin.

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as ces essais de respiration élémentaire du muscle au contact blutions salées de titres divers, nous avons remarqué à peu constamment que les mélanges de 25 grammes de pulpe avec [centimètres cubes de solution à 14 et à 30 0/00 de NaCl laissaient ment et spontanément exsuder de grosses gouttelettes semis aux solutions de myosine. Nous avons voulu nous rendre e de l'action des solutions de mvosine sur Tair dans les con-

4â6 L. GARNIER ET M. LAMBERT.

ditions de nos expériences. Pour ce faire, voici Texpérience complfr mentaire que nons avons instituée :

On mélange intimement, en prenant toutes les précautions d'asepsie nécessaires, 25 grammes do pulpe musculaire de lapin avecSûceotimètres cubes de chaciuie des solutions à 14 et à 30 0/00 de NaCl; après dix minutes de conteret en agitant fréquemment, on exprime li pulpe sous un petit nouet àe Hnge et on filtre le liquide obtenu; puis on introduit dans i éprouvettes contenant chacune 100 centimètre cubes d*air, sur le mercure, respectivement le petit nouet renfermant la pulpe musculaire, et d'autre part 20 centimètres cubes de la solution de myosine; puis on abandonne à 10-12* pendant vingt-quatre heures et on procède alors à l'analyse des gaz de chacune des éprouvettes, comparativement à un échantillon de l'air du laboratoire prélevé au moment de la mise en éprouvette. Voici les résultats obt9nus :

C0« produit. 0 absorbé.

A. Pulpe exprimée, NaCl ft 1 1 O'OO 1 ,59 2,55

Solution de myosine 0,43 0,2i

B. Pulpe exprimée, NaCl à 30 0/00 1 ,9i 1 ,79

Solution de myosine 0,33 0,03

De ces chiflres, on peut conclure : 1* que les solutions convenablement aseptiques de myosine n'absorbent qu'une quantité d'oxygène insignifiante ; 2* que la pulpe résultant de l'extraction de 1« myosine absorbe encore un peu d'oxygène, mais infiniment moins que dans nos expériences de respiration, et que, dans celles-ci, Taction dissolvante de la solution salée à l'égard de la myosine, c'esl-adire l'atteinte portée à l'intégrité physiologique de la substance musculaire, a été sensiblement nulle, ce qui s'explique d'ailleurs paf la minime quantité de solution salée (5 ce.) mélangée à la pulF ^25 gr.).

3** Comparaison de muscles normaux et de muscles pris après injections intra-veineuses lentes d eau salée.

Dans une troisième série d'expériences, nous avons étudié comparativement, en nous servant du procédé utilisé dans la première série, l'intensité des échanges respiratoires de deux muscles enlevés à l'animal, l'un avant, l'autre après une injection intra-veineuse lente j d'eau salée. Ces injections, bien qu'amenant une dilution de la masse ' sanguine décelée par la diminution du résidu sec centésimal à sang, augmentent sa teneur en chlorure de sodium. Cette augmentation n'est pas très considérable ; mais, d'après les résultats obtenus

précédemment, nous nous croyons autorisés à lui rapporter, en partie

tout au moins, Taugmentation d'absorption d'oxygène observée après

1* injection, surtout si Ton remarque que la modification de la teneur

<iu sang en NaCl s'opère avec lenteur, l'animal se trouvant dans des

conditions très voisines de son état physiologique.

Nos expériences ont été faites sur des animaux ou bien non anesthésiés, ou chloroformés, ou curarisés. Nous faisions tout d'abord la ligature des vaisseaux d'un membre, auquel on enlevait ensuite un muscle en s'entourant de toutes les précautions antiseptiques. On prélevait ensuite une certaine quantité de sang qui servait à doser le résidu sec et le chlorure de sodium. Puis on faisait, dans une veine, une injection lente de solution de NaCl à 7 0/00. Cette solution préalablement stérilisée était placée dans un vase de Mariette gradué, à <leux mètres de hauteur. Le liquide qui en sortait passait dans un flacon compte-goutte disposé dans un bain-marie à température constante, puis, de là, arrivait à la veine par un petit tube de caoutchouc. Un thermomètre placé latéralement dans ce tube, très près de la "Veine, donnait la température du liquide ; on s'arrangeait de manière à ce qu'elle fût égale à environ 37-39®. La vitesse d'écoulement était réglée au moyen d'une pince à pression disposée sur le tube de caoutchouc. Une fois l'injection terminée, nous prélevions une nouvelle quantité de sang pour doser le résidu sec et le NaCl. Puis le muscle symétrique de celui pris au début était enlevé et placé comme hû flans l'éprouvette contenant 100 centimètres cubes d'air. L'analyse <le cet air était faite après un même temps de séjour pour chacun tles deux muscles.

Dans toutes nos expériences, nous avons constaté une augmentation de la quantité d'O absorbé et en même temps de CO^ exhalé par le muscle après l'injection. Dans les comptes rendus d'expériences qui suivent, nous avons donné les chiftres d'O et CO* rapportés à 100 grammes de muscle. Nous y joignons les poids des muscles, pour montrer que les variations respiratoires ne dépendent pas des variations de poids. La comparaison de la teneur centésimale du sang en NaCl, avant et après l'injection, montre en outre une augmentation constante sous l'influence de l'injection.

Exp. I. — Chien grifTou, 5 kilogrammes, légèrement chloroformé. Recherche et ligature des artère et veine fémorales gauches. Ablation d'un muscle de la cuisse gauche qui est placé dans une éprouvette contenant 100 centimètres cubes d'air sur la cuve à mercure. On fait une première prise de sang dans l'artère fémorale. Puis, par la veine fémorale, on injecte, en 45 minutes, 250 centimètres cubes de solution salée à 7 p. 1000 il la température de 37°. On fait une nouvelle prise de sang et

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