‹ Archives de physiologie normale et pathologique (volume 5)Chapitre 132 sur 269 · X. après M. aorm&l. riojcctioo · texte numérisé non relu

X. après M. aorm&l. riojcctioo

C02 produit (en 26 h.) 52,99 59,16

O absorbé 11,60 21,13

Poids du muscle en gr 12,85 lâ,?5

Arant Après

rinjeclioD. riojeciioo.

NaCl conlenu dans 100 gr. de sang, . . 0,0004 0,7244

Exi». II. — Chien épagneul, 9*'«,400. On fait une première prise de sang dans la carotide. Ligature des artère et veine fémorales gauches. Ablation d*un muscle de la cuisse. Injection, par la veine fémorale, de 460 centimètres cubes de sol. de NaCl en 2 h. 40 m. Nouvelle prise de sang dans la carotide et de muscle dans la cuisse droite.

Avant Aprèi

ribjection. rinjectioD.

C02 produit (en 24 h.) 51 ,03 13,62

0 absorbé 7,97 22,30

Poids du muscle en gr 14 ,05 13, 19

NaCl contenu dans 100 gr. de sang . . . 0,444 0,456

Résidu sec 0/0 22,84 21,56

Exp. III. — Chienne, 9''«,200. Ligature des artère et veine fémorales gauches. Prise de sang dans l'artère fémorale. Ablation d*un muscle de la cuisse gauche. Puis injection, par la veine fémorale, de 930 centimètres cubes de solution salée en 3 heures. Seconde prise de sang. I/animal esl sacrifié ; on enlève une portion de muscles de la cuisse droite.

Avant Après

riojection. riojectioa.

C02 produit (en 24 h.) 25,83 37,28

0 absorbé 16,96 22,65

Poids du muscle en gr 36,97 41 ,09

NaCl contenu dans 100 gr. de sang. ., 0,499 0,537

Exp. IV. — Chien bâtard, 18 kilogrammes. Curarisé. Opéré comme

ci-dessus. Injection, en 1 h. 20 m., de 1120 centimètres cubes de solution

salée.

Avant Après

rinjectioo. l^injection.

C03 pro<hiit (en 23 h. 30 m.) 35,58 38,92

0 absorbé 18,56 21,87

Poids du muscle en gr 43,95 35,89

NaCl contenu dans 100 gr. de sang . . . 0,4267 0, iClO

B. — Activité glandulaire.

Nous avons apprécié l'influence exercée par le chlorure de sodiuir sur l'activité des cellules glandulaires en nous servant du rein et di

le. F^our le premier, nous avons employé la même méthode que écédemment, c'est-à-dire celle de Totude des échanges respiratoires ; >ur le second, nous avons étudié les variations de la destruction du ycogène.

1** Respiration rénale.

Les reins dont on étudiait la respiration étaient décortiqués, sec- »nnés presque totalement dans leur longueur et placés dans des rouveltes contenant 100 centimètres cubes d'air sur la cuve à merre. L'analyse était faite au bout de vingt-quatre heures. La comparaison de reins normaux et de reins lavés par diverses lutions de NaCl ne nous a pas donné de résultats concluants. Il en t de même de la comparaison entre un rein normal et un rein pris rès injection intra-veineuse d'eau salée; dans ce dernier cas, c'est rein normal qui a la respiration la plus active. Ces deux méthodes permettent pas d'opérer dans des conditions identiques : dans la 3mière, l'un des reins seulement contient encore une certaine antité de sang; dans l'autre, le rein laissé en place doit supporter al l'élimination de tout le liquide injecté, et la suractivité momenlément déployée explique peut-être la diminution postérieure de quantité d'oxygène absorbée.

Au contraire, les résultats obtenus, en comparant entre eux des ins directement lavés par des solutions salées diversement conntrées, sont très constants. L'intensité de la respiration augmente ibord avec le titre de la solution, puis diminue, lorsque ce titre ivient trop élevé.

Expérience L

R. sol. à 7. R. sol. à 10.

Poids en gr 34,57 36,07

C02 produit 28,75 25,15

0 absorbé .' 11,86 26,28

Expérience 11.

R. sol. h 7. R. sol. à M.

Poids en gr 43,55 36,20

C02 produit 20,68 37,54

0 absorbé 21 ,26 33,70

Expérience lll.

R. sol. à 7. R. sol. à 30.

Poids en gr 22,08 i9,05

CO» produit 40,67 25.19

O absorbé 18,98 4,98

4âO L. GARNIKH KT M. LAMBEHT.

2** Destruction du glycogène hépatique.

Nous avons comparé la teneur du foie en glycogène avant et après une injection intra-veineuse d'eau salée. Nous avons observé une destruction du glycogène sous F influence de Tinjection, en même temps que la teneur du sang en NaCl augmente. Il y a donc une suractivité imprimée à la cellule hépatique, analogue à la suractivité précédemment signalée pour la cellule musculaire.

Nous enlevions tout d'abord un lobe de foie à l'animal après ligature ou forcipressure de son bile. Ce foie était immédiatement traité par l'acide trichloracé tique pour y doser le glycogène*. Puis on faisait, par une veine, une injection intra-veineuse lente de solution salée à 7 0/00. Aussitôt l'injection terminée, on enlevait le reste du foie. Une portion servait au dosage du glycogène immédiatement après l'injection; le reste était traité après des temps différents de séjour à la température du laboratoire.

Exp. I. — Lapin do 2*'','750. Une pince est appliquée sur un lobe df

foie qui est ensuite extirpé. Injection intra-veineuse de 350 centimètres

cubes de solution salée en 1 h. 5 m. L'animal est tué par hémorrbagi^'

le reste du foie est aussitôt enlevé.

Gijoogèno 0/0.

Avant l'injection 1 ,009

Après — 3,3825

4 heures après Tinjection 3,0215

On voit que, dans cette expérience, la diminution du glycogène sous l'influence de l'injection a été très considérable, de plus de moitié. En outre, la destruction du glycogène continue à se produire dans les heures consécutives plus rapidement que d'ordinaire.

C'est ce que montre bien la comparaison des chiffres précédents avec ceux de l'expérience suivante où l'animal n'a pas reçu d'injection intra-veineuse. On voit de plus que la disparition du glycogène se

*■ 25 grammes de foie, rapidement déchiquetés aux ciseaux, sont triturés diQ$ un mortier avec 50 centimètres cubes d'acide trichloracétiquc à 4 0/0; après unf demi-heure de contact, ou flltre et réunit toute la pulpe hépatique sur le QUre; on exprime le filtre et son contenu dans un petit carré de flanelle à l'aide d'un presse-citron et on soumet le jj^'àteau à quatiM; lavages successifs par 5 centimètres cubes d'acide neuf en exprimant chaque fois; toutes les solutions trichloracitiques flltrées et réunies sont additionnées de 2 volumes d'alcool à 96*, bien remuées, puis abandonnées douze heures au repos. On recueille le précipité passé de glycogène sur un filtre taré, on le lave à l'alcool à tJO*, puis à 90% puis eofiD à l'élhcr, on le dessèche quatre à cinq heures à 105* et on le pèse.

Tait beaucoup plus lentement sous Tinfluence de la contention et lu traumatisme que lorsqu*on fait Tinjection d*eau salée ; c*est donc bien à celle-ci qu'il faut rapporter l'influence exercée sur la cellule hépatique.

Ëxp. IL — Lapin de 2*^^,650. Une pince est appliquée sur un lobe de Foie qui est aussitôt extirpé. On laisse ranimai sur la gouttière pendant 1 h. 5 m. ; puis on le tue par hémorrhagie et Ton enlève le reste du foie.

Glycogène 0/0.

Au début 10,816

Au moment de la mort (après 1 h. 5). 8,0295

4 heures après la mort 6,4295

Dans cette expérience, la simple contention et le traumatisme n*ont amené qu'une diminution de glycogène du cinquième environ de la quantité primitive.

Les expériences suivantes donnent de nouveaux exemples de la rapidité de la destruction du glycogène sous Finfluence de Tinjection.

Exp. IIL — Lapin, 2^^,500. Une pince est placée sur le hile d*un lobe de foie qui est aussitôt extirpé. Canule dans la carotide, où Ton prélève une certaine quantité de sang. Injection par la jugulaire, en 1 h. 90 m., ile 678 centimètres cubes de solution salée. Nouvelle prise de sang, l/animal est tué par hémorrhagie. Le reste du foie est aussitôt extirpé.

GlycogëM 0/0.

Avant rinjection 8,098

Après — 4 ,678

4 heures après la mort 3,187

Avant Après

riaiectioa. riojection.

Résidu sec du sang 0/0 18,741 . 13,724

Exp. IV. — Lapin, 3*^^,200. Extirpation d'un lobe du foie. Injection, en i h. 15 m., de 621 centimètres cubes de NaGl. L'animal est sacrifié et le

reste du foie enlevé.

Glycogène 0/0.

Avant rinjection 9,103

Après — 6,4445

4 heures après la mort 4 ,8435

Des résultats analogues nous ont été fournis par des expériences

43â L. GARMIH et m. LAMBERT.

exécutées sur des chiens curarisés. On sait que le curare suffit à amener une destruction assez active du glycogène hépatique, mais cette destruction est certainement moins considérable que celle que Ton observe après iiy ection inti*a- veineuse d*eau salée, comme on pourra s'en rendre compte en comparant les chiffres des expériences suivantes.

Exp. V. — Chienne, 10 kilogrammes. Curarîsée à limite. On [M*eDddu sang dans Tarière fémorale et un lobe de foie. Injection, en 1 h. 25 m., de 700 centimèti*es cubes de solution salée. Mort par arrêt de la respiration artificielle. Nouvelle prise de sang. Ablation du reste du foie.

Glycogène 0/0.

Avant rinjeclion 6,4570

Après — 4,2315

4 heures après rinjeclion 2,6575

Arant Apres

riojacUoQ. riâkjeetion.

NaCl contenu dans 100 gr. de sang. . . 0,410 0,490

Exp. VI. — Chien, 15 kilogrammes. Curarisé à limite. Prise de sang et de foie. Injection, en 1 h. 30 m., de 900 centimètres cubes de solulion de NaCl. Nouvelle prise de sang et de foie. Mort par arrêt de la respiration ai*lificielle.

Glycogène 0/0.

Avant rinjeclion 3,0175

Après — 0,4170

4 heures après rinjeclion 0,2475

Avant Après

rinjection. riDjecUon-

NaCl pour 100 grammes de sang.. 0,4312 0,4525

Résidusec 22,567 19,092

Sucre 0,260 0,347

ExH. VII. — Chien, 18 kilogrammes. Curarisé. l'* prise de sangf' de foie. Injection, en 1 h. 28 m., de 1130 centimètres cubes de solutx^'' salée. '2* prise de sang el de foie. Mort par arrêt de la l'espiralion.

Avant Après

rinjeclion. rinjecUoo.

Glycogène 0/0 2,9620 0,5250

Au même moment, c'esl-à-dire aiirès la morl, une portion

du foi>

u début contient encore 3,2640 0/0 de glycogène. De même, après la mort.

Foie de la 1" prise 1 ,66a5

Foie de la 2« prise 0, 4435

Avant Après

l'iojection. rioJeetioD.

Cl contenu dans 100 gr. de sang . . . 0,3*75 0,490

[ir. — Chien, 14 kilogrammes. Curarisé à limite, l'® prise de

imal est laissé pendant 1 h. 1/â, puis on arrête la respiration

î. ?• prise de foie.

Glycogène 0/0.

Au début 3,0870

Au moment de la mort (après 1 h. 30). 1,9030

6 heures après la mort 1 ,0350

t que rinfluence de rinjection d'eau salée est très manifeste ez des chiens curarisés. La comparaison, au bout de quelres, de 2 lobes de foie pris avant et après injection est très fe à cet égard. On peut voir, dans Tavant-dernière expéue le foie extrait depuis le plus long temps du corps de 3st celui qui contient le plus de glycogène, par le fait de sa ion à l'influence de l'injection.

jections d'eau salée n'agissent pas directement par lavage, >n pourrait le penser. Nous nous en sommes assurés direcn constatant qu'il n'existe jamais que des traces impondé- 3 glycogène aussi bien avant qu'après l'injection intra-

Conclusions.

limé, nous pouvons tirer de ce travail les conclusions sui-

solutions salées, mises au contact des muscles, augmentent de leurs échanges respiratoires lorsqu'elles sont peu conf7, 14, 30 0/00), et la diminuent quand leur concentration iOO/00; injections intra-veineuses d'eau salée, en même temps ugmentent la teneur du sang en NaCI, suractivent à la fois tion musculaire et la destruction du glycogène hépatique; chlorure de sodium dans de certaines limites de conceniraît avoir une action excitante sur l'activité des échanges ît respiratoires.

SLR L'OXYDR m CARBONE CONTENU NORMALEMENT DANS LE SANG

INFLUENCE DB L ASMjÇCXIE SUR LA TENEUR DU SANG

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