MORPHOLOGIE, BIOLOGIE, CLASSIFICATION
(l**^ mémoire)
Par M. F.-J. B08C
Professeur agrégé, chargé da coars d'anatomie pathologique à runiTorsité de Montpellier.
(Planches V et VI)
Après les innombrables suppositions émises, depuis Hippocrale, sur le cancer, il s*est fait, avec les progrès des doctrines scientifiques, une sélection indispensable. Nous nous trouvons, à Theure actuelle, en présence de deux théories irréductibles : d'après l'une, le cancer est une maladie parasitaire; d'après l'autre, les tumeurs malignes s'expliqueraient par l'évolution anormale des cellules de nos tissus.
Entre ces deux camps, et après quelques années de lutte fort vive, il s'est fait une sorte de trêve qui ressemble assez à un aveu d'impuissance ou qui dénote tout au moins, de part et d'autre, une certaine fatigue. Et, cependant, la connaissance de la nature du cancer doit entraîner avec elle la prophylaxie d'une maladie qui fait tous les jours de plus grands ravages et, seule, elle peut donner une direction thérapeutique.
Pour nous faire une expérience personnelle sur ce sujet, nous avons laissé de côté toutes les théories, oublié toutes les interprétations. Nous appliquant à perfectionner et à varier les méthodes de recherche, nous ne nous sommes attaché qu'aux faits qui découlent de l'observation directe et de l'expérimentation. Or, ces faits, par
une progression constante de preuves, nous ont démontré qu'il existe dans les tumeurs malignes (cancers et sarcomes) des éléments anormaux étrangers à nos tissus ; que ces éléments sont de nature organisée, vivante; qu'ils constituent des parasites de la classe des sporozoaires ; que ces parasites sont bien la cause pathogène des tumeurs malignes et que leur connaissance éclaire Thistogenèse et la prophylaxie des cancers.