ATHA;NA6IU ET 4, CARVAU^O
du chariot de Dubois-ReymoDd, pour obtenir une bonne excitatioo. Si emploie une intensité plus forte, on ralentit considérablement le cœui les effets du travail peuvent être masqués. L'expérience étant ainsi ii tffllée, on s'aperçoit en inscrivant toujours la pression sanguine que cœur s'accélère de 30 à 40 pulsations par* minute dès- le commencem* de l'excitation, mais que cette accélération reste . toujours la même diminue sensiblement pendant tout le temps que dure le travail (tig. On pourrait prétendre que, si le cœur ne s'accélèrepas progressivem dans cette expérience, c'est par suite du trouble apporté dans l'inni vation cardiaque par l'excitation cérébrale. Mais nous sommes en mes de prouver qu'il n'en est pas ainsi, car si, en même temps que l'ex tation cérébrale agit sur le cœui*, on viçnt à renforcer le travail du tn postérieur en fixant de nouvelles électrodes sur chaque patte de l'anii] comme dans la première expérience, la moelle éta'nt sectionnée, on v que l'accélération du cœur se met tout de suite à augmenter et que progresse sensiblement pendant toute la durée de Texpérience.
Il semble donc que le travail produit par rexcitation cérébraJ malgré son étendue et son intensité, soit souvent impuissant à détc miner la formation des substances toxiques agissant sur le cœur.
Les chiffres suivants, qui représentent la moyenne d'ungnw nombre d'expériences, donnent la marche de raccélération cardii que dans les trois formes de travail artificiel dont nous venons ( parler :
Avant
Pendant la l*^" minute
ROMBRB »B PCUATIOm FAB HIITOTB :
EicitatioD directe
' du traiB poité rieur.
soi
Excitation mé< dullaire.
ExciUtioR cirèbnie.
L'ensemble de ces chiffres montre très nettement Torigine chi mique de raccélération cardiaque produite par le travail artificiel On voit, en effet, que le nombre des pulsations augmente de plu»« plus, à mesure que l'on s'éloigne du commencement de rexcilalion. Le travail cérébral seul fait exception à cette loi. Mais ceci s'explique, d'une part, parce que l'excitation du cerveau agit directe-
5nt sur les nerfs du cœur et^ d'autre part, parce que, dans cette 'ine de travail, les produits toxiques semblent être moins abonnis que dans les autres formes de travail artificiel. C'est là un reliât intéressant qui permet, en quelque sorte, de comprendre pouroi le cœur s'accélère à peine dans le travail normal quand il est alement énervé. Dans ce cas, la production des substances toxies par les muscles doit être beaucoup moindre que dans le travail îficiel, car, ainsi que le démontrent les expériences de Hering, 3céIération du cœur est tout à fait négligeable. Toutefois, on est forcé d'admettre que ces substances peuvent *ore se produire dans le travail volontaire, spécialement sous l'in- Bnce de la fatigue ou de travaux trop intenses. Il est donc nécesre de connaître la manière dont ces corps toxi({ues agissent sur le hme du cœur.
^es expériences de Johanson sur le travail artificiel et celles de ring sur le travail normal semblent être d'accord sur ce point. 5 corps toxiques, dérivés de la contraction musculaire, porteraient r action directement sur le cœur. Du moins, on peut énerver nplètement cet organe, sans que pour cela il ne laisse pas de l^ir contre les actions chimiques du travail.