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DANS LA PERIODE D ETAT VARIABLE DU COURANT GALVANIQUE

Par le D*- DUBOIS (de Bernel.

Dans mon travail sur Faction physiologique du courant galvanique dans sa période d'état variable de fermeture (Arch. dephysioL n° 4, octobre 1897), j'ai établi les faits suivants :

1° La contraction musculaire se montre àpeuprds au même Yoltê§e et non à la même intensité.

2° La résistance du corps dont dépend nécessairement FinteDsitè n'a pas grande influence sur l'action physiologique d^une fermelnrt du courant.

3" Les résistances rliéostatiquesy intercalées dans le circuit principal^ abolissent complètement F effet physiologique d*une ferweturt du courant, alors même que ces résistances sont, par leur rsîeur ohmiquCf absolument négligeables vis-à^vis de la résistance à corps.

J'ai attribué cette suppression de la contraction musculaire miniffiJ par l'intercalation d'un rhéostat à la prolongation de la durée de b période d'état variable et, comme la résistance du corps n'a pas cet effet inhibitoire sur l'action physiologique, j'ai supposé que le corps est le seul conducteur vraiment exempt de self-induction, que le» rhéostats divers ont encore un coefficient appréciable de self-induction, enfin que la self-induction est au maximum dans les solénoîde^.

J'avoue que cette solution no me satisfaisait pas entièrement. Je pouvais encore admettre une certaine self-induction dans les vhéo^ tats métalliques, mais j'avais constaté les mêmes faits en fai^' usage de rhéostats liquides, de résistances de graphite et il ileveM''

lie d'attribuer de la self-induction à un trait au crayon tracé sur )laque de verre dépoli.

i présence de cette difficulté, j'ai repris mes expériences, mais, 3u d'interroger le nerf moteur, j'ai voulu mesurer directement in procédé physique la durée de la période détat variable du snt.

^s résultats obtenus sont assez importants au point de vue physique pour m'engager à résumer ces expériences de physique

les Archives,

L méthode de mesure est basée sur les considérations suiîs : ,

tand un condensateur de capacité C est mis en communication une source électrique d'un potentiel V, il prend immédiatement charge QrzrCV. Il est facile de mesurer cette quantité Q en la int se décharger sur un galvanomètre balistique. Les quantités proportionnelles au sinus du demi -angle de déviation ou dans ines conditions, observées dans mes recherches, proportion- 3 à cette déviation.

charge du condensateur se fait avec une grande rapidité quand ^sistances sur le chemin de charge sont petites ; elle peut, au aire, s'effectuer très lentement si de grandes résistances ou la nduction du circuit ralentissent le flux.

ur se renseigner sur la durée relative de la période d'état va- 3 dans différentes conditions du circuit, il suffit de fermer le mi pendant un temps très court et toujours le même.

flux électrique cesse alors avant que la charge soit complète ; pture se fait en pleine période d'état variable, ur établir cette brève fermeture du courant, j'ai eu recours au dune bille d'acier contre une masse (f acier. s recherches de Schneebeli à Ziirich ont montré que ce contact nvariablement de même durée. Faisant varier la masse de la bille a hauteur de chute, il a constaté que la durée du contact ne naence à changer qu'avec la septième puissance. es expériences, dans lesquelles la bille de môme masse tombe oui-s de la même hauteur, m'ont montré que ce contact est très et qu'il est toujours d'une durée plus courte que la période it variable.

serait infiniment précieux de pouvoir faire varier la durée de ce ic(, de lui donner des valeurs connues. On pourrait ainsi déterr chacune des ordonnées des courbes a A et « c et inscrire la )e à l'aide de ces données expérimentales. is ce n'est pas possible et c'est déjà un grand avantage de poufernmer le courant pendant un temps plus court que la période

d'état variable et de pouvoir déterminer la valeur d'une des ordosnées, par exemple x /, x étant pris sur l*abscisse toujours à la inêw.

distance de a. Il est évident

Fig. 1.

si la période d*état variable est pr> longée comme dans la courbe ir, la charge ne sera plus que x/u lieii de x y et nous permettra d'ipprécier dans quelle mesure le floi a été ralenti.

Le dispositif employé est ie suivant :

La batterie est reliée par un de ses pôles avec Tune des armatures du condensateur C. L'autre pôle aboutit à une bille d'acier suspendue qu'on peut écarter de sa position verticale. Abandonnée à elle-méine

• elle vient frapper le bloc d'acier, reboodil par son élasticité et produit ainsi une brèi;e fermeture du circuit. Entre a et A on peol interrompre le circuit et y intercaler les résistances divei-ses que l'on veut étudier au point de vue de l'obstacle qu'elles opposent au flux électrique pendant la période d'état variable. Le condensateur prend ainsi une charge partielle variaUe qui se transmet aussitôt au galvanomètre balistique G.

Les chiffres obtenus à l'aide de ce disr positif très simple sont très exacts, surtout quand la résistance entre aei b est assex grande pour rendre négligeables les minimes résistances du contact qui peaveot 0 résulter du mode de fermeture.

^■-■(y)--^ Exemple. — Une batterie de 10.2 volts

chargeant à refus le condensateur de deux microfarads donne à mon galvaDoniètre balistique une élongation de 106 divisions. ' Lorsque la charge se fait par le choc de la bille d'acier, Télongation n*est plus que 90, charge partielle qui représente 85 0/0 delà charge totale. Le circuit a donc été rompu avant que la période d'état variable fût terminée.

Mes expériences souvent répétées et toutes concordantes m'onl montré les faits suivants :

1® Toutes choses égales (Tailleurs, le condensateur prend ^peaJ^^

Fig. 2.

'ourt contact de la bille^ une charge partielle directement pro* lionnelle au voltage. Ainsi :

VolUge.

Charge partielle.

te résultat pouvait être annoncé a priori.

* Les résistances dont la self-induction et la capacité sont négliblés ralentissent le flux et diminuent la charge partielle, en on directe de leur valeur ohmique. Ainsi :

Résistance rbéostatiqoe.

Charge partielle

500 ohms

. la proportionnalité n'est pas absolue, c'est que j'ai négligé la >lance intérieure de la batterie.

& résultat pouvait être prévu aussi, mais il est intéressant au t de vue de mes expériences de Tan passé et montre que les >statsefnployés sont bien exempts de self-induction. Nous verrons, fTet, que des solénoïdes se comportent tout autrement et n'entra- • pas le flux en raison de leur résistance ohmique. Si donc, dans expériences physiologiques (voir mon travail de 1897), j'ai si à abolir la contraction par Tintercalation de 200, voire même ohms, c'est en tous cas que j'avais trouvé bien exactement le / de r excitation,

v^ant de comparer entre elles des résistances diverses, j'ai tenu à ercher quelle pouvait être l'influence de la capacité du condenur. Quand il est chargé à refus, il prend une charge qui augmente >ortionnellement avec la capacité. Mais la charge partielle qu'il id pendant le court contact de la bille d'acier ne croît que jusqu'à certain maximum qu'il n'est pas possible de dépasser, comme le Qtre le tableau suivant :

Capacité

Charge

Capacité

Charge

(lu condensateur.

partiel le.

du condensateur.

partielle

0,01 microfarad

microfarad

J'ai donc choisi deux microfarads comme capacité du condeosi leur de mesure.

Ces constatations préliminaires étant faites, j'ai intercalé eotreii by tantôt des rhéostats divers^ tantôt des solénoïdesy enfin le eo/j humairiy la façon dont se comporte ce conducteur m'intéressant \& particulièrement. Commençons par Tétude des conducteurs doués( self-induction, les solénoïdes.

Exp. I. — Sur le chemin de charge d'une batterie chargeant î micr farads, j'intercale un solénoïde de 2218 tours de fil de cuivre de 1 œil mètre de diamètre offrant une résistance ohmique de 18 ohms.

Le tableau suivant indique la valeur des charges partielles relativ prises par le condensateur, suivant que la résistance intercalée est solénoïde ou un i|>héostat à enroulement bifilaire de même valeur ohmjqo

Charge partielle

Potentiel

à travers soléaoîde

à travers rhéostat

de la batterie.

de 18 ohms.

de 18 oliJDS.

10,2 volts

no

Le rhéostat laisse donc passer une charge partielle beaucoup ph grande que le solénoïde et, pour avoir, sous le potentiel de 10,î 59 volts les déviations de la colonne du milieu, 1,5 à 12, il faulf je remplace le solénoïde par un rhéostat de 2,000 ohms.

Ce solénoïde qui, en période de régime permanent, a exaclemei 18 ohms de résistance, oppose, en vertu de la self-induction do il devient le siège, un tel obstacle à rétablissement du courant, qu équivaut à rinlercalation de 2,000 ohms, c'est-à-dire d'une résisUft cent fois plus grande que sa résistance ohmique.

Exp. II. — Dans les mêmes conditions de voltage et de ca|)acilé, fais la même expéi*ience avec un solénoïde de U) lln^ à tours peu nombre et présentant une résistance ohmique de 56. J'obtiens les chiffres s

vants :

Charge partielle

PoteDliel

à travers solénoïde

À travers rfaéostii

de la batterie.

de 56 ohms.

de 56 ohns.

10,2 volts

•e rhéostat laisse passer des charges environ sept fois plus grandes pour obtenir les élongations de 4,5 à 31, il faut donner au rhéostat ! valeur de 700 ohms.

► n voit que, quand il s'agit de solénoïdes, la valeur ohraique de la stance est sans importance. C'est avant tout du coetiicient de ^induction que dépend Teflet ralentissant sur la période d'état Lâble.

^ussi voyons-nous le solénoïde de 18 ohms constituer un obstacle

> grand que le solénoïde de 56 ohms, parce qu'il doit à ses nomux tours de fil une forte self-induction.

• ICI*. III. — Avec un solénoïde de 1000 ohms j'obtiens les chiffres

"a lits :

Charge partielle

Potentiel à travers solénoïde à travers rhéostat

de la batterie. de 1000 ohms. de iOOO ohms.

59 volts 1,0 19,6

M3ur réduire Télongation à 1,0 il faut intercaler une résistance de K> ohms.

Btte bobine, à 10,050 tours de fils de 0°"»,1, représente en période it variable une résistance de 22500 ohms, vingt-deux fois plus grande sa valeur ohmique.

•es trois expériences montrent que des solénoïdes entravent ucoup plus rétablissementdu courant que des rhéostats de même 3Ur ohmique. Ce n'est pas leur résistance vraie, en ohms, qui ►orte, mais le nombre de tours. Us représentent dans le circuit i*ésistances beaucoup plus grandes que ne le fait supposer leur car ohmique,

^'ai démontré dans mon premier travail qu'il y a un moyen très ^ple de supprimer l'obstacle qu'apporte l'intercalation d'une •islance additionnelle dans le circuit. C'est d'insérer un conden- ^ur aux bornes de la résistance. C'est ainsi que j'ai pu faire 'i>araître la contraction minima par l'intercalation de 200 ohms et faire reparaître en donnant au condensateur inséré aux bornes 200 ohms une valeur de 0,7 microfarads. Par la charge qu'il ^nd et qu'il rend aussitôt, le condensateur annule lelTet de la distance interposée et rend au courant l'action physiologique qu'il ^it perdue.

\ J'aide de mon dispositif, je puis démontrer le uiéme fait par les sures galvanométriques.

j^p^ I. — Dans le tableau suivant, 1,5 et 62 représentant les charges tielles que reçoit le condensateur, suivant qu'un solénoïde de 18 ohms

ou un rhéostat de même valeur se trouve sur le chemin de charge, chiffres au-dessous indiquent Taugmentation de charge qu'apporte) sertion de capacités croissantes aux bornes des résistaoces.

Charge partielle

à travers solénoïde

à travers rbéoi

Condensateur anugoniste.

de 18 ohms.

de 18 ohms.

microfarad

Ib

Si on supprime toute résistance on a 90.

Le solénoïde réduit la charge partielle à un niveau plus bas qi le rhéostat. Mais l'insertion d'un petit condensateur en dérivation) la résistance relève plus vite le courant affaibli par lesolénoîd 1 microfarad l'élève de 1,5 à 32, tandis que pour le rhéostat c«< même capacité produit Tinsigniflante augmentation de 62 à 64. Avi 10 et 11 microfarads, les élongations sont presque les mêmes. L*ell des deux résistances solénoïde et non-inductive est presque ai» pas tout à fait cependant, car sans résistance on arriverait à 90.1 capacité ramène le courant affaibli par une résistance au 88 0/0 « sa valeur normale.

Ëxp. II. — Sur un solénoïde de 56 ohms.

Charge partielle

à travers solénoïde

à trai-ers rbco

Capacité antagoniste.

de u6 ohms.

de 56 ohms.

microfarad

Dans ce solénoïde de ill plus lin que celui de rexpérience pré( dente, la self-induction ne prédomine pas autant sur la résistai ohmique.

Aussi l'effet antagoniste de petites capacités est-il moins tnarqi Tandis qu'avec 1 microfarad le courant remonte de 1,5 à 32p( la bobine de 18 ohms, c'est de 4 à 33 qu'il passe pour la bobi de 56.

Exp. III. — Sur un solénoïde de 1000 ohms.

Charge partielle

à travers solénoïde

à travers rhéostat

Capacité antagoniste.

de 1000 ohms.

de 1000 ohms.

0,0 microfarad

Aussitôt que la capacité a atteint une certaine valeur, dans ces 3UX expériences de 1 microfarad, l'eflet de la self-induction est =)nulé et à partir de là le solénoïde se comporte comme la résiajice non inductive qu'on lui compare.

Si alors on porte la capacité à 10 et 11 microfarads, on annule ^esqae complètement T effet de la résistance elle-même.

Il est facile de s*expliquer pourquoi, quand le solénoïde est interasé, des capacités minimes suffisent pour relever le courant. J*ai ouvé le même fait par l'expérience physiologique (p. 754). Ainsi, mns une expérience où j'avais réussi à faire ^sparaître la contraction par l'addition d'une Nsistance de 100 ohms, il fallait 0,9 microfarad ^ur la ramener, tandis que, si la résistance invcalée est 7200, il suffit d'une capacité de 0,0045. » l'ai dit alors, le condensateur inséré aux »>mes de la résistance se charge au potentiel ai règne à ces bornes et ce potentiel croît, ■Jites choses égales d'ailleurs, avec cette résis- ■ace.

X en est de même ici. Quant la résistance in-

K*calée sur le chemin de charge est un rhéostat

^ lOOO ohms, le potentiel à ses bornes est

==I X 1000 et charge le condensateur. pi^ 3

Or nous savons que le solénoïde, en vertu de

self-induction, représente une résistance de 22500 ; e = I X 22500. * potentiel est 22 fois plus élevé ; il suffira d'une plus petite capapour obtenir la charge antagoniste nécessaire. capacité dans un circuit est donc Tantagoniste de la résis- ^^e, que cette dernière soit douée ou non de self -induction. Il 'fit de capacités de 1 à 2 microfarads pour annuler le coefficient

Belf-induction, mais de grandes capacités de 10 microfarads fuient même l'effet ralentissant de résistances non inductives.

-^■USH. DB PHTS., 5" 8BRIH. — X. 48

C'est là un fait que je ne trouve pas signalé dans les traita physique.

Arrivons enfin à la question qui nous intéresse le plus ; coma se comporte la résistance du corps humain dans la période di variable ?

Exp. I. — Sur le chemin de charge de âO volts chargeant î mie farads j'intercale successivement trois rhéostats auxquels je doDU même résistance de 410 ohms, puis le corps humain en fixant à la pi» des deux pieds des électrodes de 64 centimètres carrés de surface.

J^obtiens les chiffres suivants :

Résistance de graphite (410 ohms) 16,5

— liquide (310 ohms) 11,0

— métallique (410 ohms) 16,5

Ck)rps humain (6500 ohms) 9,4

Si le corps se comportait simplement comme une résistance rbé<si tique, il agirait en raison inverse de sa résistance et nous deviioasl attribuer une résistance de 140 ohms, car 9,4 : 11 = 410 : 140.

Or il est peu probable que le corps, d'un pied à Tautre, offres résistance ohmique si minime et, en effet, une mensuration exacte pi tiquée sur le champ donne 6500 ohms.

Si on substitue au corps 6500 rhéostat, on a une déviation de 1 au ti de 9,4 ; tandis qu'avec un rhéostat de 740 ohms, on a bel et bien Ték gation de 9,4.

Le fait est clair.

En période de régime permanent le corps a 6500 ohms, maè période d'état variable il ne représente plus qu'une résistance d'i viron 740 ohms.

Ëxp. IL — Sur le chemin de charge de 59 volts chargeant 2 niic farads j'intercale successivement des résistances rhéosta tiques de 10 2000, 4000 ohms, puis le corps. Les électrodes sont de pins gm surface et couvrent toute l'étendue de la plante des deux pieds. I^ ^ tance du corps est de 3638 ohms.

Résistance. Charge paiii«U«>

Rhéostat de 1000 ohms 21,5

Corps humain de 3638 olins 26,1

Or, pour obtenir cette élongation balistique de 21 environ, il fa'»* rhéostat de 750 ohms; le même chiffre, remarquons-le, que dans l'es rience précédente où la résistance ohmique du corps était à pea ( double.

[II. — ^ Électrodes de 64 centimètres carrés appliquées, l'une au Tautre à Tavant-bras, comprenant entre elles un segment d*avantrnviron 15 centimètres de longueur.

Potentiel. Charge partielle.

10,2 volts 7,5

tient exactement les mômes charges partielles si on substitue au 1 rhéostat de 400 ohms.

IV. — Electrodes de même surface, mais plus éloignées Tune de

comprenant un segment de membre d'environ 25 centimètres de

Potentiel. Charge partielle.

10,2 volts 1

avoir ces charges partielles, il faut 450 ohms de rhéostat.

V. — Électrodes de môme surface. Tune à la nuque, Tautre au comprenant entre elles un segment du corps d'environ 70 centi-

Potentiel. Charge partielle.

10,2 volts 5

obtenir ces élongations, il faut un rhéostat de 600 ohms.

/I. — Électrodes, Tune au poignet gauche, Fautre au pied gauche. )btenir la charge que laisse passer le corps, il faut lui substituer }tat de MO ohms. Il en est de même si on place les électrodes K mains.

donc le corps qui, en période de régime permanent, a des ses de plusieurs milliers de ohms et qui, en période d*étai , ne représente plus que des résistancea minime» ne

variant que de 400 à 900 ohms suivant la longueur du segn corps intercalé.

Il est évident que le corps n*est pas une simple résistant une capacité et nous savons déjà que la capacité dans un peut annuler sa résistance en période détat variable.

Le corps est si bien une capacité qu'on peut s'en servir ( d'un condensateur, en le substituant au condensateur de chai dispositif figuré p. 5. C'est, si Ton veut, un mauvais conden à diélectrique électrolytique. Il donne :

. Pour 1 ,5 volts 5

La proportionnalité avec le voltage est évidente et onp presque se servir du corps comme condensateur pour compai forces électromotrices d'après la méthode de Law.

On peut aussi déterminer assez exactement la capacité en

farads que représente le corps. Nous savons que, quand on

par le court contact de la bille d'acier un condensateur quelc

il ne prend que 85 0/0 de la charge qu'il prendrait si on le ch

à refus. Ainsi un condensateur de 2 microfarads chargé

contact de la bille sous un potentiel de 10^ 2 volts donne un

gation de 90, ce qui à mon galvanomètre correspond à une q

de 17,3 microcoulombs. Cette charge partielle est à la chargt

comme 85 : 100 c'est-à-dire comme 90 : 106, soit 20,3 mk

lombs. Ce chiffre divisé par 10,2 volts = 2 microfarads.

• Le corps humain chargé par la bille donne pour 15 vo

élongation de 10,5, charge partielle représentant le 85 '

la charge totale. Cette dernière serait donc 12,9, soit

galvanomètre 2,48 microcoulombs. Donc, la capacité esl

, Q 2,48 microcoulombs n j^c • i- j

C = ~ = — 77 — \ = 0,165 microfarad

Y 15 volts

Pour un condensateur à diélectrique liquide polarisable, h

cité ne pourrait pas être déterminée par la charge à refus

pour les condensateurs ordinaires. Le courant travei*se alors

lectrique en la décomposant et les phénomènes de pola

empêcheraient toute mesure exacte. Mon dispositif, grâce à 1

veté du contact de la bille, permet au contraire la mesui

cité du corps. Elle est donc de 0,165 microfarad dans mes expéces.

3 corps, constituant une capacité, réduit sa propre résistance tant la période' d'état variable et nous voyons qu'il oppose à b>lissement.du courant une résistance qui croît avec la longueur Bgment du corps interposé dans la limite de 400 à 900 ohms. >iir bien montrer combien la résistance qu'offre le corps au couen période d'état variable est différente de celle qu'il a en 3 de du régime permanent, j'ai institué l'expérience suivante : ppliquant deux électrodes, Tune à l'avant-bras, l'autre au poignet, is agir sur la peau des courants assez forts de 10 à 20 volts. Je lis ainsi à volonté la résistance et je la vois s'abaisser peu à peu, diminution de la résistance cutanée de 51500 à 3029. Eh bien, iant la période d'état variable, la charge partielle provoquée par tioc de la bille est restée constamment 7,5 à 8 pour 10,3 volts, t-à-dire que le corps, malgré l'énorme baisse de sa résistance QÎque, représentait une résistance invariable denviron-iOO ohms., qui prouve que le corps humain est une capacité plutôt qu'une istance, c'est que, si on interpose une seconde personne dans le 3uit, il n'est pas nécessaire d'élever le voltage en proportion delà dstance ohmique surajoutée pour obtenir la contraction minimale. \insi, dans une expérience où mon corps offrant une résistance 6500 est seul intercalé, j'obtiens la contraction minima diithénar potentiel de 11,2 volts. Donnant la main à une autre personne . plonge la main libre dans lecristallisoir qui ferme le circuit^ 3tiens la même contraction avec 12,6 volts. Il a suffi d'élever fai^ ment le voRage. Or, la mesure de la résistance montre que par [jonction d'une seconde personne la résistance totale ohmiqùe du 3uit s'est élevée de 6500 à 9300 ohms. Si le voltage devait Lever en proportion de R., il aurait fallu. prendre 16 volts et il2,6.

I faut donc soigneusement distinguer résistance d'un conduàteur période de régime permanent et résistance en période d'état *iable.

Dans la période de régime permanent, les diverses résistances se ent et n'influent sur l'intensité galvanométrique qu'en raison de r valeur ohmique.

*our la période d'état variable il n'en est plus de même et il faut tinguer trois genres de résistances :

• Les rhéostats divers, nwtàlliquesy liquide^, de graphite^ ré sis-* O0S dont le coefficient de seti-induction et la capacité, sotit négîi^ blés. Ils prolongent la période détat variable en raison directe ^eur résistance ohmique. • ^ > - - — - i'

â^ Les solénoldes dans lesquels prédomine la self-inântim opposent à rétablissement du courant un obstacle tel que k tance obmique ne compte plus.

S"" Les résistances sans self-induction appréciable, mais de capacité, faisant fofSce de condensateur et annulant im propre résistance.

Tandis que les solénoîdes représentent pour la période d'êtti variable une résistance beaucoup plus grande que leur résistxà obmique, les capacités représentent au contraire une résisl beaucoup plus petite que la résistance obmique. Cette résisUos peut varier quelque peu, pour la même surface d'électrodes, siàufii la longueur du segment du corps interposé. Nous ravons vue vais de 400 à 900 ohms.

Elle varie aussi avec la densité au point d'application, cesl-yire avec la surface des électrodes et avec des électrodes dont les airfaces étaient entre elles comme 4,36 et 64, nous avons vu les ^ gâtions varier comme 8,14 et 4â, ce qui indique des résistance 2,100, 700 et 400. Mais pour un même point d'application, pouruos môme surface d'électrodes, conditions ordinairement remplies ei électrothérapie et en physiologie, le corps représente uneréàtance ûxe pour la période détat variable du courant.

J'ai démontré ainsi mes trois propositions énoncées au début de ce travail et en particulier que feStet pbysiologique dépenO^ voilage.

En effet, du moment que R. dans la formule de Ohm i^ constant, Teflet ne dépend plus que des numérateurs, c'esU-dirt des volts. Avec ces données tout s'explique dans mes expérieoces physiologiques. Ainsi (p. 753) j'ai détermin<^. le seuil d*eicitatm^ nerf médian et j'ai obtenu la contraction minima avec 9,05 volts, 1> résistance ohmique étant 15,083 ohms. J'intercale une résisUo^ rhéostatique de 100 ohms et je vois cesser tout effet physiologie'* C'est absolument incompréhensible si on tient compte de la résistance considérable du corps, car vis-à-vis de 15000, lOOeslnégii* geable.

Mais nous savons maintenant que de l'avant-bras au poigne''' résistance en période d'état variable est fixe et mesure envias 400 ohms. En ajoutant le rhéostat de 100 nous la portons à 50Û,<* qui n'est plus négligeable et la contraction dispai*ait.

Je la fais reparaître en insérant aux bornes de la résistance rbeojtatique de 100 ohms un condensateur de 0,9 microfarad. PoiffV^' Parce que fai augmenté la capacité du circuit et la cup»cSé^ Tantagoniste dune résistance.

Tout est donc clair dans ce sujet.

travail basé sur des mesures physiques me dispense de kdre en détail aux quelques critiques bienveillantes que resse M. Hoorweg dans ces Archives (n" 2 de 1898, 1" avril), maintiens donc ce que j'ai dit :

excitation du nerf et du muscle a lieu pendant la période d'état ble et rintensité galvanométrique ne peut en aucune façon r de mesure.

qui importe, c'est que la période d'état variable ascendante aiussi courte que possible.

>U8 venons de voir de quelle manière les diverses résistances iées influent sur cette période, nous avons vu qu'elles repréent des résistances très différentes de leur valeur ohmique suileui* coefficient de self-induction ou leur capacité. ) corps est un conducteur d'une grande capacité et de résis- 0 à peu près itxe et minime.

en résulte que le voltmètre doit être substitué au galvanomètre toutes les recherches sur l'action physiologique d'une fermeture 3urant galvanique.

faut donc en électrothérapie se servir exclusivement du ûèire pour la détermination du seuil de l'excitation. D'autre nous avons besoin d'un galvanomètre pour l'application des mts constants. Ce double but est rempli par le voltmètre* momètre que Gaiffe, à Paris, a construit sur nos indica- • En un tour de main on en fait un voltmètre ou un galvano-

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