‹ Archives de physiologie normale et pathologique (volume 5)Chapitre 208 sur 269 · III. — Digestion chlorhydro-peptique · texte numérisé non relu

III. — Digestion chlorhydro-peptique

On fait gonfler une certaine quantité de fibrine de veau dans de Tâcide chlorhydriquc à 0*'',50 0/00. Malgré un contact prolongé avec Tacide, cette fibrine lavée bleuit encore nettement quand on la traite par li teinture de gaïac. A la dose de 0,5 0/00, Tacide n*a donc pas détruit l'oxydnse. On ajoute à la macération 3 grammes de pepsine pour 1 litre <le véhicule et on met dans Tétuve à 40°. Le lendemain, au bout de douze heures, il ne reste qu'un faible résidu de matières réfractaires à la digestion. Ce résidu est recueilli et lavé à plusieurs reprises. Il est inactif, oo à peu près, sur le gaïac et fournit, avec le nitrate de potasse ou le chien rure de sodium, des extraits inactifs. La digestion chlorhydropeptique a donc supprimé le pouvoir oxydant.

De ces expériences, il résulte donc que F agent oxydant résiste^ Faction de la papaïne et de la pancréatine et qu'il est détruit /W /* pepsine en présence de F acide chlorhydriquc.

Ces digestions artificielles nous ont permis de faire une constatatiou intéressante. On sait que les extraits nitrates ou chlorurés de fibrine donnent, quand on les chauffe, deux précipités: un à 56-58*, l'autre au-dessus de 70<». Or, le résidu des digestions pancréatiques et i>apaïniques, mis à macérer avec le nitrate de potasse, le fluorure ou le chlorure de sodium fournit des extraits qui ne précipitent plus i une température de 66-58^ ou qui ne donnedt qu'un léger louche à

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» température quand la digestion a été très courte. Ainsi, la diion artificielle nous permet d'éliminer la globuline qui se coogule -68^ en laissant intacte la globuline oxydante qui ne précipite u-dessus de 70®.

joutons enfin que les solutions doxydase-globuline rf abandon- ' pas trace de ferment à la dialyse. Si on met à dialyser une tion d*oxydase-globuline dans -le nitrate de potasse à 10 0/0 résence d'une solution du môme sel, à un titre plus faible, 7 0/0 exemple, jamais le liquide extérieur ne colore en bleu la teinture aîac, le liquide intérieur garde seul cette propriété. >us avons étudié Faction de notre oxydase-globuline sur diverses tances oxydables, mais avec aucune nous n*avons obtenu une tion aussi nette qu'avec la teinture de gaïac. Avec le pyrogallol mdant, en solution à 2 0/0 dans du nitrate à 8 0/0, l'addition le certaine quantité d'oxydase détermine un changement de cou- '. Le mélange d'abord incolore, jaunit rapidement, puis brunit, changen^ents sont surtout démonstratifs quand on fait la com- Biison avec une solution de pyrogallol additionnée d'une solution cydase soumise au préalable à une ébullition un peu prolongée, ^n obtient aussi une réaction nette en ajoutant une solution d'oxy- 3 à une solution à 1 0/0 de paraphénylène-diamine; le mélange ait beaucoup plus rapidement et beaucoup plus fortement que le ange de la solution d*oxydase bouillie avec le même liquide, 'hydroquinone à 1 0/0 présente aussi, en s'oxydant sous l'inace de l'oxydase-globuline, un changement de teinte assez net. ar contre, on n'observe rien de manifeste avec le gaïacol, l'ani- , la toluidine, la tyrosine. Le glucose n'est pas oxydé non plus, ais ces réactions à elles seules ne suffisent pas, on le sait, pour nettre d'accorder à notre globuline le titre d'oxydase. Il faut que changements s'accompagnent d'une absorption d'oxygène, de fgène que l'oxydase emprunte au liquide qui la tient en solution l'air.

ce dernier point de vue, nos expériences nous permettent de

îlure que les réactions dont nous venons de parler s'accompa-

al bien d'une absorption d'oxygène. Mais pour que cette absorption

notable, il faut se placer dans certaines conditions que nous

is indiquer.

i on fait agir Poxydase-globuline sur une solution nitratée ou rée de pyrogallol et si on analyse l'atmosphère du flacon au bout temps variable, on constate qu'une certaine quantité d'oxygène spai*u, et que cette quantité d'oxygène consommé est plus consible que dans un mélange semblable, mais où l'oxydase a été sou- ) au préalable à l' ébullition. La difTérence n'est certes pas bien

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considérable, mais si on tient compte de ce fait qu'elle s'estUngoifi manifestée dans toutes nos expériences, qui ont été assez ik» breuses, on ne peut que conclure qu'il y a bienconsonunatlood'oif' gène sous l^inAuence du ferment. C'est ce que montrent les eipé*] riences ci-dessous.

Expérience. — • Deux flacons À et B contenant chacun 100 centimètni cubes d'une solution de fluorure de sodium à 2 0/0, 0^,20 d*oiydtse(l|* 0^^,50 de pyrogallol sont agités pendaat deux heures à la tempénture ds laboratoire (20®). La solution d*oxydase du flacon B a étésoomisetf préalable à rébullition.

L'analyse des gaz, faite au bout de deux heures, montre que II ooo sommation d*oxygène (pour 100 ce. d'air) a été de 2**,23 pour le liqi* normal et de i,31 pour le liquide bouilli, soit une dîlTérence de l*,tt en faveur du premier.

Les mêmes mélanges, après douze heures de séjour dans Tétuve à tt*, .nous donnent :

Mélange A. Consommation d'oxygène pour 100^ d*air . . . 4,87 Mélange B. Bouilli 1,98

Différence en faveur du premier 2,39

Ces différences ne sont évidemment pas très considérables, mais nous les avons constamment trouvées dans les nombreuses expériences que nous avons pu faire, soit avec le pyrogallol, soit avec rhydroquinone ou la pàraphénylène-diamine. Telles quelles, elles suffisent pour montrer que l'action oxydante de l'oxydase globulitf s'accompagne d'une consommation d'oxygène.

Au reste, il serait parfaitement possible que les conditions dans les* quelles se trouve placé le fennent soient très défectueuses. Dos l'organisme, en effet, l'oxygène lui est fourni, apporté par les hé* maties. Il est possible que cet oxygène en combinaison faible avae l'hémoglobine diffère quelque peu de l'oxygène de l'air ou de Toif gène simplement dissous dans nos liquides. Par suite, rien ne prouva que l'activité oxydante de notre ferment ne pourrait être beaucoof plus considérable dans l'économie, in vivo qu'iVï vitro^ grâce à d* conditions meilleures.

Des expériences que nous avons faites semblent bien indiqua qu'il doit en être ainsi et que notre hypothèse n'a rien que de très vraisemblable. Si, en effet, nous faisons agir l'oxydase-globuliM sur une substance oxydable, le pyrogallol par exemple, comme ci dessus, mais en présence d'une toute petite quantité de sang, noa observons une consommation d'oxygène plus grande. Voici Texpl rience :

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Dn fait les mélanges suivants :

100** d'une solution de 0«',20 d'oxydase-globuline dans le nitrate de notasse à 10 0/0; 50** d'une solution de pyrogallol à 2 0/0; 10** de sang I e lapin déÛbriné.

Même mélange, mais la solution d'oxydase a été au préalable bouillie.

>n abandonne les deux flacons bien bouchés à la température du labo-

oire (20*) pendant quatre heures, en agitant de temps à autre.

>n constate au bout de quatre heures que le mélange A est devenu

X* et ne redevient pas rouge par l'agitation. Le mélange B a foncé,

i s rougit nettement quand on agite le flacon.

Vanalyse des gaz nous montre que la consommation d'oxygène pour

» centimètres cubes d'air a été :

ce

Dans le flacon B 4,48

Dans le flacon  8,5*]

t une diflerence de 4,09 0/0 en faveur du mélange A.

Dans cette expérience, la différence est plus considérable que ^s les expériences antérieures, ce qui semble indiquer que nous Lis sommes rapprochés davantage des conditions ou doit se trouver agir Toxydase-globuline dans l'organisme.

[^uoi qu'il en soit, il s'agit bien, en réalité, d'un ferment oxydant :*ticulier présentant des caractères et des propriétés chimiques i le différencient des autres oxydases connues. Cette oxydase- ^buline est absolument inactive vis-à-vis de F aldéhyde salicylique; ne saurait donc la confondre avec le ferment qui oxyde cette aldéde, ferment qu'on pourrait appeler salicylase et que nous avons térieurement étudié.

Nous reviendrons sur ce dernier dans un prochain mémoire où us montrerons les caractères et les propriétés qui le séparent de xydase-globuline qui a fait l'objet de ce mémoire.

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DE L'ACTION DE QUELQUES SUBSTANCES ANTISEPTIQUE l^

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