B. LONG
avons note des fibres quittant ce faisceau pour se joindre aux te du pied du pédoncule en passant par le stratium intermedium. Dn le cas de C. Mayer il en est de même et comme lui nous somm amenés à conclure qu'il s*agit probablement d'une dégénéresceos rétrograde des fibres aberrantes du pied du pédoncule. Ces qui se joignent au ruban de Reil pendant son trajet protubéreai sont désignées par notre maître, M. Dejerine, sous le nom de pa lemniscus profond, on les retrouve dans les dégénérescences dâcoudantes du pied du pédoncule *,
Dans la région sous-optique le ruban de Reil, placé entre le &oyii rouge et le corps genouillé interne, ne semble pas envoyer de te à ce dernier. Au delà, Tétude des dégénérescences secondaires par j la méthode de Pal amenait déjà à conclure que ce faisceau se termine dans le centre médian de Luys et le noyau ventral du ihdïmsl (M. et M*"* Dejerine, loc. cit.). La méthode de Marchi, dans ootre cas comme dans celui de G. Mayer, montre qu'il est aussi eDcoB-j nexion avec le noyau externe.
3* L*hémianesthésie gauche observée chez notre malade éiiiilr totale et croisée par rapport à la lésion qui atteint son développeio^r maximum dans la moitié droite de la protubérance et porte sur tel^^i voies centrales de conduction de la sensibilité (ruban de Heiletfii'|m mation réticulaire). Bien que le trijumeau droit soit en partie déié-jt^
aéré on ne trouve pas ici d*hémianesthésie alterne, qui reléTcrsi alors d'une destruction des neurones périphériques. Il faut pecoB* naître d'ailleurs que la dégénérescence est loin d'être totale et ^ peut admettre, comme van Oordt (loc, cit.), que les voies centrales sont dans ces cas suffisamment conservées dans la moitié oppo^ de la calotte pour assurer la continuité de la transmission.
En reconnaissant, après d'autres, comme voies de conduction <)^ la sensibilité générale, le ruban de Reii et la formation réticulaire, nous préférons ne pas aborder ici le problème du rôle fonf" tionnel qui revient à l'un et à l'autre. Le cas que nous publions d? s'y prête pas, et malgré les nombreux travaux parus sur cesujeti'' faut avouer que dans le tronc encéphalique comme dans la moefc le mode de propagation des impressions sensitives est encore imp^ faitement connu.
4* Troubles de r équilibration et de la motiUté. — Dès le la malade s'est plainte de vertiges, mais elle n'a pu dire dans qn* direction elle se sentait tomber à cette époque ; à la période terminale, c'est en arrière que la chute se produisait : la compression J"
- * DE4ERINB et LoNQ, SuF quelquds dégénéreseences secondaires du MO»** céphaliqut de l'homme {Soc. de bioJ.^ SO juillet 1898).
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TUMEUR DE LA PROTUBl^RANCE. 739
-mis par la tumeur faisant saillie dans le i* ventricule suffit pour >liqner ce symptôme *.
^■e faible degré de paralysie du côté gauche du corps est en rap- •t avec la simple compression de la voie pyramidale, à peine dékérée au-dessous de la lésion. Les troubles de la motilité ont sente ici un caractère spécial qu*on trouve noté fréquemment et mis longtemps dans les observations de lésions protubérantielles*. st une véritable incoordination des mouvements plus intense que ^e qu'on observe dans les lésions centrales ou corticales du veau, même avec perte du sens musculaire et de la sensibilité tërale.
-•es lésions du segment postérieur de la protubérance ne portent seulement sur les voies de conduction de la sensibilité, elles lignent aussi des centres et des faisceaux que Ton rattache anrd'hui h la fonction de l'équilibration du corps et de la coordiion des mouvements; ils ont été étudiés surtout par la méthode lérimentale. Dans le cas que nous rapportons, Tincoordination »lrice a été un symptôme précoce et permanent. A Tautopsie faite ine période avancée de la maladie, on trouve à droite, outre la nnpression des voies alïërentes et efiérentes du cervelet, une desiction de la calotte jusqu'au noyau de Deiters; la dégénérescence L faisceau central de la calotte jusqu'à l'olive bulbaire est certaine, Ue des fibres descendantes de la moelle provenant du noyau de dilers et du faisceau longitudinal postérieur est probable. La mal- ^licite des lésions ne permet pas une localisation précise, et cela Butant plus que dans les cas de néoplasme il est difficile de faire part des phénomènes relevant de la compression et de l'irritation is parties voisines.
' Thomas, Le carveTet (Thèse de Paria^ 1897;.
' NoTHNAOEL, TopÎBche DtagnosUk der GebirakrankbeiieDf 1879<