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LA THERMOGENESE DANS LE TÉTANOS

Par MM. D'ARSONVAL et CHARRIN

Nul n'ignore que dans le tétanos la température prise, sous l'aiselle, dans la bouche ou dans le rectum, indique des variations assez accentuées. En général, cette température s'élève ; parfois même cette élévation se poursuit après la mort, atteignant des proportioc? considérables.

Il était, dès lors, intéressant de rechercher, de mesurer le rayonnement, la chaleur émise ; ces recherches sont d'autant plus utiles que la continuité des observations permet de juger la durée de œite période d'incubation bien mise en lumière par Courmont et Doyon.

On introduit dant le calorimètre compensateur de d'Arsonval un lapin normal, dont le tracé de thermogénèse s'inscrit sur un papier quadrillé fixé sur un cylindre mû par un mouvement d'horlogerie.

Une fois ce tracé connu, on injecte une dose de toxine tétanique mortelle.

Or, si on examine la courbe reproduite, on voit que promptement après cette injection sous-cutanée le calorique oscille; assez souvent il y a en premier lieu une faible élévation suivie d'une minime dépression. De plus, la régularité de cette courbe disparait pour fair« place à des variations se traduisant par des poussées qui correspondent à des crochets plus ou moins marqués.

Plus la maladie progresse, plus ces crochets se rapprochent; i^

THERMOGENESB DANS LE TETANOS.

uelques sorte les poussées de chaleur, conséquences

contractions muscues caractéristiques de Hanique.

rare, si on prend la îctale à rheure de la 5 accès, de constater

40** à 41®, même au-

considère l'ensemble calorimétrique, il y a nent.

pasmes correspondent es hyperproductions mogénèse ; toutefois, ludions sont passatelles. Au fond il existe

entre le calorimètre lètre, entre la chaleur îyonnée et la tempé-

l nous avons déjà simis en lumière il y a l'un de nous *. D'autre ans jadis décelé dans des toxines des prin- ;tes. Aujourd'hui l'exis-.

éléments ne surprend époque de nos anciens royait qu'un microbe 5 toxine et non des actuellement accepté

se ces tracés, on rôles ondulations de la mcent assez vite après oxines. — Ce résultat tend à montrer que cette phase 3 réduit, quand, au lieu d'examiner à l'œil nu, on se s plus délicats, de techniques plus perfectionnées.

[VAL, Soc. de biol.f 1888.

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