PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE DU LABYRINTHE DE L-HOMMB
Llade tombe facilement (l*un côté ou de Tautre. Le changement de position de la léte est difficilement supporté, la progression en %^ient très circonspecte, lente et exige une grande attention, sans oi il se précipiterait par terre déjà au troisième pas. CJn demi-tour à gauche ou à droite, soit sur les deux talons, soit ^ une seule jambe, réussit très bien, mais à Tarrét le malade est Lige d'écarter les jambes et évite ainsi, en élargissant la base de stentation, la chute menaçante. Les mêmes exercices s'exécutent s bien les yeux fermés, mais à Tarrêt d'un demi-tour le renversent est fatal.
Sous avons aussi examiné le saut, L. ne saute pas sans élan et les ax pieds joints, au delà d'une distance de 60 à 80 centimètres. Les <is se détachent difficilement du sol et restent comme « collés ». s derniers ne s'élèvent pas à plus de 10 à 15 centimètres au-dessus s>ol. Le saut à cloche-pied ne réussit que si on soutient le malade n côté pour garantir son équilibre, mais il ne réussit que trois quatre fois et. déjà la cinquième fois la jambe se fléchit. On »crve le même dérobement des jambes si on fait sauter L. d'un nt élevé. Une hauteur de 80 à 40 centimètres est déjà assez forte Lr causer le double dérobement des jambes dès qu'elles arrivent le sol. Cette faiblesse musculaire est très accentuée dans notre . Son métier de charpentier exigeait déjà une certaine force musaire. L. portait facilement 150 kilos au second étage. Aujourd'hui * arrive pas seulement à tenir une chaise à bras tendu. On arrive ompre facilement toutes les positions de ses quatre extrémités, ointes toutes d'une atrophie prononcée de la musculature, cprès celte enquête sur les troubles de la statique et de la loco- Lion, il est intéressant de voir comment se comporte le malade ir les mouvements transitoires passifs.
^eux phénomènes sont à envisager : 1"* comme phénomène scient, la notion de la direction du mouvement, et 2" comme •nomène réflexe, les mouvements compensateurs des yeux, ^our tous les changements dans la position de la tête, l'œil tend onserver sa position primitive. Ainsi, lorsqu'on tourne la tête à iche autour de son axe vertical dans la direction du plan du canal 'izpntal, les yeux pour conserver leur position primitive se meuvent lement en sens inverse, donc à droite, et compensent par un retour avaient le degré de rotation efTectué par la tête. Mais à un moment iné, ils abandonnent cette position primitive en rattrapant par - secousse rapide l'excursion anticipée de la têle. Ce va-et-vient se ète environ une dizaine de fois pour une rotation complète du ps autour de son axe vertical et donne, si le mouvement rotatoire [UierJ ^ne çer^î^ine vi^esse, l'aspçc^ d!\x\x nystag^nus, qu'on appelle
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nystagmus transversal de rotation. La cessation d'un mouvementé rotation renverse la direction du nystagmus, lequel continue encue quelques secondes après l'arrêt. Ces mouvements nystagmiquesèl rotation sont incités et réglés par Torgane serai-circulaire et chaqig canal ou système de canaux commande un nystagmus déterminé.
Pour rétude du fonctionnement labyrinthique, un appareil ceothfugeur est indispensable. Cet appareil consiste en un plancher solià pivotant autour d'un axe vertical et central. Le mouvement doit être doux et s'effectuer sans le moindre frottement ou choc. S'il s'iptlk d'étudier les mouvements compensateurs des yeux, le malade et ir l'observateur y prennent place tous les deux. Le premier est asàsi la périphérie du disque, le dos tourné au centre, la face vers la périphérie. L'observateur palpe légèrement des pulpes de ses doigts, ks deux mains appuyées sur les arcades zygomatiques, les globes «alaires. Un aide tourne l'appareil dans la direction voulue et ainsi on arrive par le palper digital à apprécier la forme, Tinteasité elle nom))re des mouvements nystagmiques. Pour l'étude de la perception des mouvements translatoires, le malade seul prend plac€ sur le plancher mobile. Les yeux bandés il doit indiquer le momenloà il commence à sentir le mouvement, l'arrêt et les mouvements illosoires. En variant les positions de l'individu en expérience et las attitudes de la tête, on arrive à faire des rotations dans le pian de chaque canal.
Notre malade, soumis à cette épreuve, se rend exactement compte de toutes les rotations qu'on fait subir à son corps; bien mieuii il est même plus sensible qu'un individu normal qui a besoin dW rotation de 35 à 45 degrés pour pouvoir indiquer la direction (!« mouvement. L. s'oriente sur cette dernière déjà avec un parcours de 5 à 10 degrés et éprouve le mouvement illusoire d'arrêt avecS à 40 degrés de rotation. Pour les mouvements compensateurs des yeux, nous trouvons la même hypersensibilité. Une rotation complète produit jusqu'à 20 et 25 secousses nystagmiques, continuant encore leur jeu en direction opposée pendant 10 à 15 secondes après l'arrêt.
II. — Abolition de ï organe semi-circulaire avec conservation
de f organe statique.
Il s'agit d*un femme atteinte de tabès à localisation bulbaii^. Actuellement âgée de 36 ans, elle s*est mariée à 22 ans. Elle a eu un garçon qui est aujourd'hui grand et bien portant, puis deux fausses couches. Si sanlé était bonne jusqu'en avril 189^, époque où elle commença à se plaindre d'un engourdissemeet et do névralgies dans la moitié gauche de la face. Environ trois mois après, s'installa une surdité qui était totale