action pi*esque nulle
c'est donc vers db"* que se détruit la lipase.
Si maintenant on fait varier la quantité de sérum (c*est-à-dire if lipase) en opérant à température invariable, on trouve que racti\i!^ est proportionnelle à la quantité de lipase introduite, au moins poor des temps ne dépassant pas une heure.
Temps. 0*,5. !•«. i«»,5. f".
âO minutes 6 11 16 ii
1 heure 12,5 25 37 48
Ih. dOm 20 36 53 62
Il s'ensuit que l'activité lipasique d'une solution est véntablemeul proportionnelle à la quantité de lipase qui y est renfermée et que le dosage que nous avons rapporté plus haut mesure réellemeat le^ quantités de lipase que renferme cette solution. J'insiste sur ce point parce que c'est le premier ferment soluble sur lequel un tel dosage ait pu être effectué.
Tentatives d'isolement de la lipase. — J'ai essayé d'isoler lalipase du sérum sanguin, et je dois dire qu'aucune des méthodes que j» employées ne m'a donné de résultat satisfaisant. Il faut dire qulcile problème est particulièrement difficile. Le sérum sanguin est particulièrement riche en matières albuminoïdes et les réactifs qui précipitent les ferments solubles sont justement ceux qui précipitent le; matières albuminoïdes. De plus, la lipase parait singulièrement altérable ; ainsi, le sérum donne avec l'alcool un précipité qui, rapidement filtré, se redissout dans l'eau, mais ni la solution filu^e ni le coagulum redissous ne présentent plus les réactions de la lipase.
Quand on dialyse une solution de sérum, on voit celui-ci s'affaiblir rapidement en lipase lorsque les sels sont à peu près éliminés, sans cependant qu'il en soit passé dans le récipient extérieur ; de plus,U restitution au liquide intérieur d'une quantité de sels égale à cell^ qu'on lui avait enlevée ne suffit pas pour lui rendre ses propriétés saponifiantes.
Lorsque l'on détermine dans du sérum la formation d*un précipité de phosphate de chaux, on entraine, fixée à ce précipité, une certaine quantité de lipase. Ce précipité, dissous dans l'eau à la faveur (ie CO^, fournit une solution débaiTassée de la majeure partie des flU'
suti LA LiPAse. 803
ères albuminoïdes, mais en aucun cas je n*ai pu obtenir une solu-
on plus riche en lipase que le sérum dont j'étais parti.
Cet insuccès ne m'a qu'à moitié surpris. Quand on dissout de
amylase qui est cependant un des ferments les plus stables et qu'on
i précipite à nouveau,' une portion considérable du ferment se
rouve détruite ; de même les diverses toxines (dont les propriétés
«nt si voisines de celles des diastases) ne peuvent être isolées de
^ur solution ; l'action des réactifs les plus faibles, ou peut-être même
3ur séparation des substances auxquelles elles sont associées dans
^s sérums ou les bouillons de culture, suffisent pour les détruire.
Présence de la lipase chez tous les animaux. — Nous avons étudié ^ sérum des animaux les plus divers; nous avons trouvé delà lipase ^os le sang de tou$ les vertébrés que nous avons essayés, mais en
anlités fort variables, comme le montre le tableau suivant :
uvoir lipasique 9 11 il 12 14 16 23 32 155
Nous n'en avons, au contraire, pas rencontré dans le sang du ^Dmard. Enfin, nous avons vu que les gVaines oléagineuses (colza) ^ ^n renferment pas, mais qu'il s'en développe pendant la germina- ^=)n à l'exclusion de la diastase qui n'apparaît pas chez ces plantes. Ql. Arloing, Gérard et Clamus ont également montré que divers vé- ^taux inférieurs pouvaient en produire. La lipase nous apparaît CDnc comme un ferment très généralisé, servant à mettre en monument les réserves graisseuses qui ne sont pas utilisées telles Quelles, mais saponifiées d'abord en acides gras et glycérine.
Le tableau précédent nous a montré combien la lipase était sus- ^ptible de varier dans les sérums des divers animaux. Evidemment ^s chiffres ne sont point absolus et, pour un même animal, la teneur n lipase est susceptible de varier, mais dans des limites peu étenlues. C'est l'état d'inanition et l'état de travail qui nous a paru molifier le plus la teneur en lipase, mais bien d'autres conditions peuvent influer ; ainsi j'ai constaté que le sang du fœtus ne renferme (>our ainsi dire pas de lipase dans les premiers mois de la vie Vitérine, que celle-ci apparaît vers le sixième mois pour rester toujours inférieure à celle du sang maternel. Il est aussi fort probable ^ue la lipase doit varier dans le sang des diverses maladies ; c'est ^ne étude qui serait entièrement à faire et que nous avons à peine abordée.
Origine de la lipase, — La lipase préexiste*t-elle dans le plasma sanguin, ou bien n'apparait-elle dans le sérum qu'après la destruc^