J. TEI8SIER ET H. PRKNKEL
pour but de Axer Tétat physiologique des phénomènes à observer, le$ malades étant soumises au régime lacté depuis quelques semaines. La deuxième période, période expérimentale, a duré cinq jours: injection de 1 centimètre cube d'extrait rénal le premier jour, de 2 centimètres cubes le deuxième et le troisième jour, de 4 centimètres cubes le quatrième et le cinquième jour. Enfin, la dernière période, séparée d*un jour è la période précédente, avait une durée de trois jours et devait nous renseigner sur la peraistance des efTets du traitement séquardien.
Obs. I. — Néphrite interstitielle commune. — Polyurie et poUakinm.
— Anémie marquée avec œdème des membres inférieurs. — Bruit de galop présystolique avec élévation de la pression artérielle.
— Tendance à Fasyslolie brightique puis relèvement de la pression et du taux de la sécrétion urinaire. — Phénomènes d intoxication: troubles delà vue; névrite périphérique (sciatique poplité externe).-- Toxicité urinaire basse, — Injections sous-cutanées d'extrait rèuRl.^ Relèvement de la toxicité urinaire. — Grande amélioration de Fêtât général. — Après trois ans, absence de rechute; conservation dune santé relativement bonne.
Claudine B..., 54 ans, revendeuse, entrée à THôtel-Dieu dans le service de M. le professeur Teissier, salle des 3«*-femmes, lit 42, le 6 janvier 1894.
Après avoir joui d*une excellente santé jusqu*à Tâge de 50 ans, Claudine B..., mère de quatre enfants et non entachée d'antécédents héréditaires ou personnels, si ce n'est quelques métrorrhagies un peu abondantes au moment de la ménopause, sollicite son admission à THôtel-Dieu.
Elle souffre, dit-elle, depuis deux mois seulement, de douleurs vagues dans les membres et accuse surtout de la faiblesse générale et des maux de tête rebelles. De temps en temps elle éprouve des vomissements.
Elle incrimine son métier de revendeuse qui l'oblige à se lever de grand matin et à aller par tous les temps vendre des légumes au marché.
Elle constate depuis un mois seulement de l'œdème des membi*es inférieurs. Au début elle a eu de la polyurie et des envies fréquentes d'uriner. Depuis quelques jours, toutefois, elle accuse une diminution considérable de la sécrétion urinaire ; celle-ci contient une grosse proportion d'albumine. Le cœur se contracte encore avec suffisamment d'énergie et la pression parait toujours assez élevée. Il existe un galop présystolique net. Sous l'influence du repos, du régime lacté, de quelques préparations de quinine et de tannin et, enfin, d'antipyrine, administrée régulièrement pour calmer les douleurs des membres, l'état général se relève uo peu ainsi que la pression artérielle.
Un mois après, mars 1894, la malade, qui se plaignait déjà de douleurs périphériques pénibles, présente des signes certains d'une névrite du sciatique poplité externe en même temps que d'autres phénomènes d'auto-intoxication, troubles de la vife, céphalée. A ce moment, la toxicité urinaire est basse.
On décide alors d'essayer sur cette malade l'usage des injections souscutanées de néphrine ; pour bien se rendre compte des effets obtenus, on commence par évaluer trois jours de suite la toxicité urinaire. La malade étant privée de toute alimentation solide avait été mise à une alimentation lactée fixe. Le traitement fait régulièrement cinq jours de suite, du 9 au 14 mars, accuse une augmentation d'au moins un cinquième de la toxicité urinaire totale comme l'indique le tableau ci-contre.
ACTION DE l'extrait R^NAL.
m donnons aussi le tracé de la température prise systématiquement 1 jours qui ont précédé, accompagné ou suivi ces expériences.
OnSERVATION I.
Tracé Ihermomélrique do robscrvation I.
Expériences préalables sur la toxicité des urines,
(7 mars 1894.)
Avant.... 38,7
\s de la malade 47''«,5
Is du lapin lôSOc
Dtité en 24 heures 2800^
Dti té injectée 350"*
A 60~... 87,9 /Myosis très médiocro
A 400 87,2 C ou nul; frissons déjà
A 150 36,8) à partir de 7&«.
A 200 35,9 ) Urine à 175, puis plu-
A 250 35,4) sieurs fois.
A 300 35,0 ) Convulsions à 275«'' et
(8 mars 1894.)
Is de la malade 47''>,5
Isdu lapin 1400c'
Dlité eo 24 heures 2550««
ntité ii^ectée 285-
Myosis très médiocre et tardif ou nul ?
Urines à 150", peu abondantes.
Météorisme.
Diarrhée.
A 285-, convulsions, mort.
(9 mars 1894.)
Is de la malade hl^tyb
[s du lapin 1820^'
Qtité en 24 heures 2250-
Qtité iigectée 400'«
Pas de myosis ou myosis médiocre.
Urines à 120, 220, 300 et 840" assez
abondantes.
Dyspnée à 330««.
Météorisme à 280".
Après injection du liquide rénal.
10 mars 1894. — Injection de 1 centimètre cube. expérience n*a pas réussi complètement, l'animal étant resté vivant après r reçu 180 centimètres cubes.
is de la malade • 47''*,5
Is du lapin 1500^'
nUté en 24 heures 2060-
nUté injectée 180-
(Qxiéme expérience :
Is de la malade 47>'«,5
s du lapin UOOc*^
itîté en 24 heures 2060-
lUté iojectée 280-
AaCM, de PHTB., 5* SBRIB. — X.
Myosis avant Tii^ection ; disparaît au cours de l'ipjection.
Myosis n'apparaît que vers la fin et reste
peu prononcé.
Urines à 110-, abondantes.
Diarrhée.
Avant la mort nystag mus dyspaéique.
4, TEISSIER ET H. FRSNKEL.
11 mars 1894. — Injection de 2 centimètres cubes.
Poids de la malade 47^c,5
Poids du lapiu 1580*'
Quantité en 24 heures 2600*'
Quantité injectée 235'«