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II. — PIGMENTS HÉPATIQUES CHEZ LES INVERTÉBRÉS

Par MM. A. DASTRC et N. FLORESCO

(Travail du laboratoire de physiologie de la Sorbonne.)

1. SimpUncation de la recherche. Macération hépatique. — La i^herche des pigments hépatiques se trouve simplifiée chez les invertébrés pour deux raisons qui n*existent pas chez les vertébrés.

La première c*est que, chez le plus grand nombre de ces animaux, ^sang est peu ou point coloré, de telle sorte qu'il n*y a pas à craindre ^e la couleur du foie soit dissimulée ou compliquée par celle du <9aflg. Dès lors, il n'est pas nécessaire de se débarrasser du sang par Je lavage préalable du foie, opération qui, d'ailleurs, serait le plus -souvent impraticable.

C*est seulement chez les invertébrés dont le sang est fortement pigmenté qu'il y aura, à cet égard, des précautions à prendre.

La seconde espèce de simplification que présentent les invertébrés 4ieQt à la possibilité d'obtenir facilement les pigments du foie par macération de l'organe dans l'eau saline. Cette macération qui, chez les vertébrés, n'avait aucun rapport apparent avec la sécrétion iiliaire^ ici, au contraire, offre les plus grandes analogies avec elle ; elle lui est sensiblement identique. Il résulte de là que les pigments hépatiques se confondent en partie avec les pigments biliaires^ ce qui n'avait pas lieu chez les vertébrés. Aussi, la question des pigments du tissu hépatique qui nous occupe était-elle, chez les vertébrés, une question presque neuve, toute l'attention des observateurs a'étant portée sur la sécrétion biliaire. Ici, au contraire, la question

' Voir plas haut : A. Dastrb et N. F^LORSSCOf Pigments hépatiques chez les rerlébrés {Ai-cil. rfe pA/âioi./ 1898» p. 209).

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des pigments hépatiques bénéficie des études faites sur les pigments j biliaires par un certain nombre d* auteurs, parmi lesquels nous citerons particulièrement Sorby, Krukenberg et Mac Munn.

Nous avons étudié les pigments hépatiques chez quelques crustac^j et surtout chez> les mollusques.

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