EXPÉRIJÊNCES FACILITANT L'OBSERVATION DES VÉSICULES AUDITIVES
Le but de cetravail n^étant pas de reprendre tout ce qui a été dit et fait sur les organes de l'audition des Mollusques et d'en présenter une histoire complète et détaillée dans tous les ordres, l'exposé historique qui précède suffit.
Cependant, comme les études microscopiques qui ont été nécessaires pour arriver à découvrir la véritable origine du nerf acoustique, ont demandé de nombreuses préparations d'histologie, on sera conduit à Tappréciation des procédés antérieurs. Un chapitre sera donc consacré ici à la discussion de quelques faits hi8tologi<« ques.
Je n'aurais pas besoin, semble-t^l, de dire en commençant combien sont difficiles les préparations, puisque les noms des plus habiles ana-» tomistes et histologistes se rencontrent à côté de l*etreur«
 ces difficultés se joint encore la méthode employée dans ces re^ cherches; elle a été à peu près toujours la même. Les anatomistes en^ lavent la partie du collier œsophagien sur laquelle ils savent à^a* vance devoir trouver les poches otolithiques; ils compriment plus où moins légèrement afin de diminuer l'opacité et de pouvoir distinguer les cellules des parois et les corpuscules du centre.
Cette méthode, incontestablement la plus expéditive, laisse beaucoup à désirer, et elle n'est utilement appliquable relativement qu'à un très-petit nombre d'espèces»
Sur les animaux petits, sur les Glausilies par exemple de notre pays, il est toujours très-facile d'observer les mouvements des otolithes^ Il suffit pour cela d'enlever les ganglions pédieux et de les porter dans leur position naturelle sous le microscope.
Cette préparation se fait assez vite, asses facilement, pour que dans mes cours du Muséum d'histoire naturelle j*aie pu montrer avec la plus grande facilité les mouvements des otolithes en enlevant sous les yeux des auditeur^ pendant les démonstrations les partiel que j'indique.
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Mais dans cette préparation on détruit les nerfs acoustiques, et comme ceux-ci sont très-transparents, très-voisins de beaucoup d'autres nerfs partant des ganglions, et couverts par le tissu conjonctif commun qui entoure toutes les parties centrales, on ne distingue que ce qui frappe le plus, c'est-à-dire la poche, ses parois et ses otolithes tremblotants.
On peut et on doit même attribuer à ce mode de préparation une partie des erreurs des zoologistes; mais il faut aussi rapporter à la grande dii&culté de la dissection Tétat de nos connaissances à ce sujet.
Il suffit d'avoir cherché à mettre à nu le système nerveux central d'un Limaçon, d'une Limace, pour s'être convaincu que non-seulement les ganglions, mais encore les connectifs qui les unissent et les nerfs qui en partent, sont noyés dans un tissu conjonctif cellulaire commun, dont il faut se débarrasser si Ton veut arriver à voir quelque chose de précis et de net. Or, c'est au milieu de ce tissu que, dans le plus grand nombre de cas, court le nerf acoustique, et comme sa ténuité est extrême, il ne faut point songer aux dissections habituelles pour le préparer.
Cependant il faut ajouter que dans les Cyclostomes, les Cabochons, les Paludines, les Calyptrées, etc., il est possible de pouvoir disséquer le nerf et de voir la vésicule auditive suspendue par lui aux ganglions cérébraux.
J'ai des préparations sur lesquelles ces rapports sont de la dernière évidence. Ce sont elles qui ont même été copiées servilement à la chambre claire et qui ont servi à faire les dessins accompagnant ce travail.
La première chose à trpuver avant de songer à suivre le nerf, c'est naturellement la vésicule ^ or, sur telle ou telle espèce nouvelle, qui n*a pas été étudiée, c'est tout à fait au hasard que Ton cherche à côté ou autour des glanglions pédieux. — C'est par exemple ce qui m'est arrivé pour les Pourpres, les Murex, les Calyptrées , les Cabochons, chex qui le tissu de cellule développé dans la cavité du