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corps est tellement considérable, qu'il rend la préparation fort labo<rieuse.
Un moyen qui rend toujours les plus grands services et évite beaucoup de perte de temps, c'est l'emploi d'un réactif particulier.
L*acide oxalique forme, on le sait, avec la chaux, un oxalate trèsblanc ; de plus, il donne aux tissus une transparence considérable en les faisant ressembler, quelques-uns du moins, à une gelée transpa-^ rente. Ces conditions permettent de reconnaître très-vite les vésicules auditives.
Lorsqu'on a plongé pendant quelque temps une Mollusque dans une solution d*acide oxalique, les particules otolithique3 se sont transformées en oxalate de chaux d'un blanc éclatant; elles ont augmenté de volume, et l'oreille se montre alors sans pour ainsi dire qu'on la cherche, les tissus qui l'environnent ayant acquis une transparence qui ne leur permet plus de la masquer.
Je ne saurais trop recommander ce procédé qui, tout simple qu41 est, n'a pas encore été employé et rend les plus signalés services.
Nous aurons occasion de voir, d'ailleurs, qu'il sert encore quand il s'agit de reconnaître le canal admis par M. Âdof Schmidt.
On décèle le nerf acoustique en employant plusieurs moyens. C'est d'abord l'action des agents préparateurs qui ont l'inconvénient d'être presque tous destructeurs des particules calcaires, dont la présence, on ne l'oublie pas, aide beaucoup à retrouver la poche auditive.
Ainsi l'acide azotique, qui, à une faible dose, agit si utilement pour la préparation du système nerveux, dissout les cristaux, et, en déterminant une effervescence, nuit à la conservation des éléments histo« logiques de la vésicule distendue par le gaz carbonique.
L'acide chromique agit de même.
L'alun forme aussi un sulfate de chaux blanc insoluble. Mais il a l'inconvénient de l'effervescence et d'un empâtement des tissus qui rend les choses confuses.
Quoi qu'il en soit, après avoir coagulé et durci les éléments nerveux avec ces réactifs et d'autres encore, ce qui m'a fourni lesmeil-
Jean résultats, o*est Timbibition à Taide de Taimnoniure de carmin, suivie de l'immersion dans l'acide aoétiqae et puis dans la glycérine, r— Les nerfs comme les cellules nerveuses rougissent fortementi les noyaux des oellules environnantes se dessinent avec une netteté extrême et les tissus devenant tràs«transparents, on peut suivre et découvrir le nerf que souvent, sans cela, on a grand'peine & reconpaître,
Il va sans dire aussi quMl ne suffit pas de colorer en rouge une partie du collier œsophagien pour voir le nerf acoustique, mais qu'il faut placer les parties d'une certaine façon sans laquelle on ne peut rien distinguer, ^ En parlant des rapports des parties, nous indi-i querons la manière de placer le collier pour bien voir les choses
, • Il y a encore un moyen propre à faire reconnaître le nerf acous-
tique : c'est celui qu'a conseillé M. Adof Bchmidt. — Après avoir étalé entre deux plaques de verre la partie du collier œsophagien qu'il faut examiner, on comprime doucement; j'emploie volontiers de petites saccades, de petits coups secs et légers imprimés à la plaque recouvrante. Il est bien rare dans ce cas de ne pas voir filer queU ques grains calcaires ou otoUthes dans le canal du nerf, et alors il est possible, si Ton a conservé intacts les connectifs et les commissures, de voir que le nerf ne va point s'unir au ganglion pédieu^^.
i C'est là ce qui a fait admettre l'existence d'un tube allant à l'extérieur
par M. Adof Schmidt, tube qu'il n'a point suivi jusqu'à sa terminaison
! et qu'il a eu tort de considérer comme allant s'ouvrir au dehors.
j Dans la Philine aperta^ dont j'ai donné le dessin , c'est ainsi que
j'ai reconnu le trajet du nerf acoustique, mais j'avais déjà acquis une certaine habitude à trouver et à voir ces délicates parties anatomiques.
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