T0GY8TEB DES MOLLUSQUES
Pour le Cf/doètoma elêgoHs^ les rapporte sont aussi nettement indiqués : t Les capsules auditives sont placées en arrière du ganc glion inférieur pharyngien et unies avec lui par un court pédonccule(l).>
rinsiste peut-être beaucoup pour dégager le sens précis des opinions des auteurs. Mais il est nécessaire de ne point laisser d'équivoque.
En terminant cette revue historique, je signalerai particulièrement le mémoire de Bf . Huxley pour montrer que les malacologistes pensent bien certainement que les poches des otolithes sont en rapport avec les ganglions pédieuz.
Voici le passage du savant zoologiste anglais, si versé,, comme chacun le sait, dans l'étude des animaux sans vertèbres :
1 1"" Les ganglùms péétteux. — Ils sont l'un et l'autre en contact et c unis par une commissure; au-dessous de Todsophage, ils donnent :
1 1<» Les nerfs auditifs ;
c 2o Les nerfs pédieux.
€ Les nerfs auditifs n'existent pas communément comme leurs orc ganes sont généralement sessiles. Cependant ils existent dans les c Céphalopodes et dans le Strombus et le Pieroceras. Comme cela a été c établi plus haut, les Hétéropodes font une exception extraordinaire < àla position habituelle des organes de l'audition, puisque chez eux c ces nerfs paraissent être fournis par le ganglion céphalique. s
Cest surtout la phrase suivante qui me parait démonstrative de ropinion : t Considérant en tout cas que les nerfs auditifs sont invac riablement attachés aux ganglions pédieux dans tous les autres Mol- « lusques, et que dans les Strombus et Pteroeeras, genres qui appro- « chentdesiprèsles Hétéropodes, les nerfs auditifs sonttrès^longs^'e ne • puis penser qu'il sait très-hasardée de supposer que dans les Hétéro-
c knotens des unteren Nerrenringefl Terbunden, nahe an der Stelle, so deraelbe c in die seitliche Gommissnr flbergeht.» {Aroh, fù/rAniU. and Phy., 1857, pag.131,
iig. 7, h, pi. rv.)
(1) Voir E. Claparedb, Archi,, fur Anat and Phy,, 1858, pag. 7, pi. I, fig. 7. — c Die Gehôrkapaeln sitzen hinter den unteren Schlandganglien und stehen mit f denaelben duroh ein kanen «tiel in Verbindung. »
c pod$$ Ui nerfs amdiiifspromtmmU réêHêwmU ^ sumghtmi pédUeux, « mais aient été unis au^ gangliong céph^Uques (1). >
L'exception qui semble exister aussi pour les Nudibranches s'explique facilement par le rapprochement des ganglions pédieux et des ganglions céphidiques.
Ainsi M. H. Huxley est lui-même frappé de cette difficulté de rapporter tantôt à un centre nerveux tantôt à un autre Tunion d'un oi^ane ayant l'importance de celui de Taudition.
Or, qu'on le remarque, c'est la même pensée qui m'a conduit dansces recherches ; seulement je n'ai pas tenu compte du nombre des Mollusques présentant des rapports entre les capsules auditives et les ganglions pédieux. Je voyais un fait certain, irrécusable, Tunion des principaux organes des sens avec les ganglions céphaliques, et loin de conclure de l'existence du rapprochement du nerf acoustique dans quelques cas avec les ganglions cérébraux que leur origine était sur les ganglions pédieux, j*ai cherché le nerf acoustique, et je l'ai suivi jusqu'à sa naissance sur le cerveau.
Dernière citation historique.
M. Gegenbaur, dans la seconde édition de son Anatamie comparée (1870), continue à admettre les deux ordres de connexions pour les
(1) T. Huxley. -- On the morphology of ihe ceflwiUmi JCoUiMca. (P^il. iroM,^ 1853 pag. 53.)
II. The Pedàl GangUa. — Thèse are elther in contact or are united bj a commissure belou) ihe œsophagus thej give olf :
1" Auditory nervea ;
2* Pedal nerves.
They auditory nenres are not commonly présent, as their organs are generally sessile ; however , they exist in Cephalopoda^ and in Strombus and Pteroêerat, As bas been atated above, ihe Heteropoda make an extraordinary exception to the usaal positioii of the auditory organs, since in them thèse nerres appear to be giyen off from the cephalic ganglia. Considering, however, that the auditory nerVes are invariably attached to the pedal ganglia in ail other MoUusks, and that in Pteroceras and Strombutf gênera which so nearly approach the Heteropoda, the auditory nerves are very long, I do not think it verv hazardous to suppose, that in the Heteropoda the auditory nerves really proceed from the pedal ganglia, but hâve become united to the cephalic ganglia.
In any other case their position is quite exceptional, for the supracBsophageaJ, position of the auditory sacs in Nudibranchiaia merely arises from the pedal gan- Ûa being thrust upwards, and united with the cephalic ganglia.
capsules otoUlhes. « filles sont, dit41, en rapport tantôt avec le gant gUon plifuryngien supérieur, tantôt avec Tinférieur (1). s Et il indique quels sont les animaux qui se trouvent dans le pi^eçiiQr ^\ Ip second cas.
Depuis plus d'un an les principaux résultats de mon travail avaient étéprésentésà l'Académie des sciences(2) lorsqu'à paru cettedeuxième édition. Je préfère croire qu'ils n'ont pas été connus de M. Gegenbaur que de penser qu'un observateur dont j'estime à un si haut degré les recherches se refuse à les admettre.
Tels sont les foits généraux connus relatifs à l'histoire de l'organe ^e l'audition des Mollusques .
On voit qu'en résumé tous les auteurs croient à l'union des vésicules auditives avec des centres nerveux difTérents^ et qu'entre tous M. Âdolf Schmidt, en admettant l'existence d'une disposition anatomique inexate sans doute, mais qui satiferaitbien mieux l'esprit au point de vue de la morphologie et de la philosophie générale, s'est peut-être moins éloigné des conditions vraies que les auteurs admettant cette autre erreur qui veut faire rapporter uii organe dans des êtres aussi voisins que des Nudibranches et des Gastéropodes ordinairesy à des centres essentiellement différents. M. Âdolf Schmidt aura été entratné par le désir de trouver une communication entre la partie profonde de l'oreille et l'extérieur pour établir une analogie avec ce qu'on voit dans les animaux supérieurs; toutefois, trompé par une apparence, réelle sans doute, mais mal interprétée, en restant sous l'influence de sa pensée et de son désir, il a été conduit à Terreur. Cependant le canal éloignant les capsules auditives du centre nerveux pédieux, en les en séparant est bien moins contraire à la vérité que le court pédoncule ( kurze-Stiel ) unissant la vésicule à ce centre, comme le veulent MM. Leydig, Huxley et Claparède, et j'ajoute qu'il est bien plus satisfaisant pour l'esprit qui cherche les relations physiologiques que cette impossibilité anatomique et phy-
(1) Yoj. Qrundgug» der vergUiehenden Anaêomie. Von garl Gbobnbatjr. « Sîe liegen bald an den oberen, bald an den unteren Schlundganglien. » — (P. 518.) (i) Yoj. Comp(M-f-«ndiM dé VAcad. dM «ci., 3 dot. 1868, t. LXVII, pag. 882.
Âologiqae» qui ferait admettre une différence énorme d'origine pour un nerf acoustique^ impossibilité qui avait assez frappé et préoccupé M. T. Huxley pour le conduire à une hypothèse logique à certains égards, mais contraire aux faits démontrés.
Gomme il est long d'employer toujours deux mots pour désigner Torgane de raudition^ on a souvent une tendance à dire l'otolithe .par abréviation de : la poche à otolithes, et bien souvent on désigne tout l'appareil par le mot qui à lui seul ne doit cependant désigner que les particules calcaires, c'est-à-dire une partie et non tout l'organe.
Je propose de faire pour la vésicule comme on a fait pour ses concrétions et de nommer l'ampoule rudiment du labyrinthe membraneux l'oTocTSTE (1), réservant le nom d'otolithe exclusivement aux concrétions.
Un mot sur le sens propre de quelques expressions.
Dans les descriptions qui vont suivre» les animaux seront toujours supposés dans une même position.
Il me parait logique de poser les Mollusques tout aussi bien que les autres animaux la tête en haut, ou du moins la bouche qui représente la tête en haut. Alors les expressions prennent un sens précis. En ajoutant que la coquille est placée en arrière, le pied devient antérieur, et dès lors les côtés droit, gauche sont parfaitement définis.
Il ne m'est pas possible, comme beaucoup deconchyliologistes, de considérer la coquille d'un Limaçon la bouche en bas et le sommet du tortillon en haut.
Toutes les figures seront donc disposées par rapport à ce mode
(1) mtÇj OTOf, orê%Ue ; ^ »i«t<«, veuie, vésicule. — Littéralement : véticuU de VoreUU ou vésicule auditire.
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d'orientation et par cela même bien plus faciles à lire, car elles seront toutes comparables.
 propos des vésicules auditives, chaque auteur a fait connaître ses vues sur le système uerveux.
Pour indiquer les rapports non-seulement des otocystes, mais surtout de leur nerf, je suis bien obligé de suivre leur exemple ; aussi, sans donner une description détaillée du système nerveux, je rappelerai au moins quelques faits qu'il est nécessaire de connaître en ce moment, surtout en ce qui touche la Paludine et le Gyclostome.
Trois groupes de ganglions caractérisent le Mollusque en général, et le Gastéropode en particulier, non compris le stomato-gastrique, dont nous n'avons pas à nous occuper ici. L*un est en arrive, les deux autres sont en avant de l'œsophage. Gela est admis par tout le monde -, les interprétations seules varient.
Le groupe dorsal et le plus supérieur des deux groupes antérieurs, appelés cérébroïdes et pédieux^ sont bien connus ; ils sont parfaitement symétriques : c'est là leur caractère.
Le troisième groupe, intermédiaire aux deux autres, toujours un peu inférieur et postérieur au groupe pédieux, est asymétrique et formé d*un nombre impair de ganglions, le plus ordinairement de cinq. Il est en apparence très-variable, quoiqu^on puisse morphologiquement le ramener à peu près toujours au même type.
Pour se faire une idée aussi simple que schématique de ces dis* positions, que l'on se représente les quatre ganglions pédieux et cérébroïdes occupant les angles d'un carré horizontal traversé par l'œsophage et d'où naissent quatre cordons unis deux à deux à droite et à gauche à un ganglion placé au-dessous du côté correspondant du carré; — qu'alors on considère ce cadre ou collier œsophagien de profil , et l'on verra à droite comme à gauche se répéter symétriquement un triangle (1) à sommet inférieur dont les angles seront
(1^ Port irrégalier» cela va sans dire. — Le cas où on le verra le plus facilement e«t la Philinê apcrtaj Arch. de Zoo}, exp. et gén. Vol. I, pi. lY, fig. 13, T, oubieo HueciriBa putris, pi. I, 6g. 7, id,
deux supôriearfl et nn inférieur. — Qu'on joigne par un cordon nerveux, vraie commissure transversale allant de droite i gauche, les angles inférieurs ou sommets des deux triangles latéraux, et l'on aura une idée tràs^exacte, quoique trop schématique, des rapports qu'affectent entre eux les principaux centres ganglionnaires.
Ce qui reste constant, à part de très-rares exceptions, c'est le triangle latéral. L'anse transversale qui unit les deux ganglions du sommet inférieur peut varier i Tinfini et en se raccourcissant venir en arrière des ganglions pédieux cacher les otocystes ou s'allonger beaucoup et prendre des formes et des positions très-différentes.
Les premiers ganglions dû troisième groupe peuvent tantôt être très^ ^rès des ganglions pédieux, et alors le triangle s'allonge beaucoup; deux de ses côtés représentés par les connectifs qui unissent le ganglion cérébrolde aux ganglions antérieur et inférieur sont presque parallèles, et le connectif unissant le ganglion pédieux et le ganglion inférieur tellement court qu'pn ne le distingue qu'à Taide de Terres grossissants (Hélice, Qausilie, Zonites, Testacelle, etc.) (1).
Quand le premier ganglion du troisième groupe se rapproche du cerveau en s'éloignant du ganglion pédieux, le triangle s'agrandit en s'allongeant, et l'on peut mieux en étudier les éléments {Cydosîoma) {2).
Enfin quand les trois ganglions se touchent presque (Aplysia)^ les observations devieniient plus difficiles et les rapports moins évidents.
I Je donne comme exemple de ces trois ganglions formant un triangle
I sur chacun des côtés du collier œsophagien la Bullaa (ou Philine)
! (jg^eria; les préparations sont relativement plus faciles, plus claires et
* plus nettes»
(1) Voy. Arth. de Zool. wp. $t gén. Vol. t,ph lî, fi|}. 1, 3, i, 5 ; pi. III, fig. 11 et 12, la lettre X désigne le triangle.
(2) Voy. id., pi. III, fig. 8, et pi. V, fig. 90, T.
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