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XXXIV NOTES ET RBVUE

diale, la réalité se traîne invariablement en discordance avec les théories.

17. En jetant ntaiateaanl an coup d'œil i)nal sur l'ensemble des desx séries primordiales, exposées sur notre diagramme (p. XWII), on peut. remarquer que la régularité et la simplicité de la série idéale représentent bien ce qu^n pourrait nommer Tordre de source humaine, reproduisant Tempreinte de Tesprit huQiain, dans sa sphère bornée. Le caractère de cet ordre est de pouvoir être tracé par une faihle intelligence.

«c Au contraire Tirrégularité et la complication apparentes dans la série réelle sont bien celles qu'on observe partout dans la nature. Elles sont cependant compatibles avec Punité et Tharmonie, qui règne dans le grand œuvre de la création. Cette harmonie et celte unité se manifestent surtout par Tordre invariable dans Tapparition simultanée et la succession semblable des mêmes types sur toute la surface du globe indépendamment de toutes les circonstances locales. Voir ci-dessus (p. 193 loc cit.). Cet ordre émanant de source divine et embrassant des combinaisons infinies dans le temps et dans Tespace, peut bien ne pas être saisi par Tintelligence humaine tant qu'elle est enfermée dans son enveloppe terrestre. »

ZI. — Ckincloaions des études qui précèdent.

« Sur Tune des premières pages de ces études nous avQns rappelé, que l'observation directe avait merveilleusement confirmé les prévisions des théories astronomiques, au sujet de la plai.èle Neptune. Ces théories sont donc en harmonie avec la réalité.

« Par contraste nous devons constater, comme résultat final de nos études, que l'observation directe contredit radicalement toutes les prévisions des théories paléontologiques au sujet de la composition des premières phases de la faune primordiale silurienne.

« En effet l'étude spéciale de chacun des éléments zoologi^ues qui constituent ces phases, nous a démontré, que les prévisions théoriques sont en complète discordance avec les faits observés par la paléontologie. Ces discordances sont si nombreuses et si prononcées, que la composition de la faune réelle semblerait avoir été calculée «\ dessein, pour contredire tout ce que nous enseignent les théories sur la première apparition et sur Tévolution primitive des formesde la vie animale sur le globe.

« Ainsi les théories paléontologiques sont complètement infirmées par la réalité dont elles ne peuvent pas soutenir l'épreuve.

« Ces résultats sont en parfaite harmonie avec ceux que nous avons déduits de nos études sur la première apparition et sur ta distribution des Céphalopodes, dans les contrées siluriennes.

c Reste à savoir, si les discordances doivent être imputées uniquement iiu principe essentiel des théories de la filiation et de la tratlsformation, ou bien h' elles dérivent, en quelque partie, de leur point de départ en paléontologie c'est-à*dire de la nature animale supposée pour Eozoon.

« C'est une question dont nous laissons la solution à qui il importe.

€ Pour nous, nous persistons à penser» que la science doit se maintenir strictement dans la sphère des faits observés et rester complètement indépendante de toute théorie, qui tendrait à l'entraîner dans la sphère de Timaginalion. »

Remarque» — Des études nouvelles sur les Liholes que quelques zoologistes et paléontologistes croient devoir placer auprès des Trilobites, modifieront peutêtre la position zoologique assignée k ces êtres singuliers; nous reviendrons sur ce fait important.

NOTES ET REVUE xxxv

LA PEAU DE L'AILE DE LA CHAUVE-SOURIS, PARTICULIÈRE- MENT LA TERMINAISON DE SES NERFS.

(Die Flnghant der Flederm&ase, namentlioh die Endlffung Ihrer

Nerven) (1).

Von D' Jos ScHÔBL, in Prag.

Analyse avec fig. 6, pi. X du vol. I des Aroh. d$ Z ool. exp. et gén.

Le docL Jos. Schôbl de Prague a publié sur la structure des ailes des ghadvbs- SOURIS et Toreille externe de la souais deux mémoires fort importauts dont nous présentons les principaux résultats aux lecteurs de la revue. Leur connaissance nous parait pleine d'intérêt. Ils ont pour but de donner l'explication de faits connus et que tous les zoologistes ont rappelés sans faire autre chose qu*eo présumer les causes.

On sait que les cbauves-souris se dirigent malgré Tobscurilé dans les cavernes qu'elles babitent; que Spallanzani ayant crevé les yeux à des individus les avait vus continuer à se diriger par conséquent sans le secours de Tappréciation. des rayons lumineux. Après avoir confirmé ces résultats des expériences antérieures par des procédés différents, le doct. Jos. S(ihobl a voulu cx>nnaUre la raison anatomique d'une sensibilité si exquise siégeant dans la membrane alaire.

Il a entrepris Fanatomie complète de cette membrane mince et a, dans de fort belles planches, exposé sa structure générale et la texture intime de qu»ilquesuns de ses organes importants. Nous avons ajouté à ce résumé des figures qui indiqueront mieux que les descriptions, fune des particularités curieuses signalées par Tauteur.

Nous ferons remarquer que les figures données ici sont la réduction des dessins très-amplifiés du prof. Schobl, et par conséquent des détails ont dû être supprimés, pour ne pas rendre les choses confuses. — Néanmoins en consultant les dessins originaux on verra que les réductions sont l'expression de la vérité, un peu simplifiée surtout dans les détails du paquet de fibres nerveuses.

La membrane de Taile est la continuation de la peau du dos et du ventre de la Chauve -souris. Tandis que lépiderme et la couche de Malpighi, dépendant de ces deux parties du corps, restent distincts, la portion dermique forme une couche unique intermédiaire qu'il n'est pas possible de diviser et d&ns laquelle rampent les vaisseaux, les nerfs et les muscles.

Les fibres musculaires forment des paquets ou petits muscles délicats nombreux dont le mode de groupement est assez compKqué et qui, particularité remarquable, ont des tendons non de tissu blanc-nacré ordinaire, mais de vrai tissu élastique.

A côté des muscles on trouve des bandelettes très- nombreuses et fort distinctes de tissu élastique. Dans Texamen de Taile de la chauve-souris il est facile

(1) Voy. Max SdHULTZE, Archiv. fur mikrosk. Anatomi*. Band 7. pag. 1. planche I k V.

ïxxvr NOTES ET REVUE

decoiiBlater Texistencede ces bandelettes qui reviennent sur elles-mêmes et qu'on ne peut s*empècher de comparer aux cargues dont les marins font usage pour ployer leurs voiles. — Ces bandes élastiques plissent la membrane sans efforts musculaires quand la chauve-souris cesse d'étendre ses doigts et ses membres.

Nerfs, artères et veines marchent côte à côte, el restent voisins jusqu'aux capillaires.

Les poils sont extrêmement fins et surtout plus nombreux postérieurement vers la 3* partie de la membrane ;ils diminuent graduellement jusqu'à la pointe. — M. le doc: Schobl estime que les deux ailes en portent de 8 à 10 mille. — ils sont semblables à ceux du corps, msis plus petits et oiïrent surtout un rapport remarquable avec les organes de l'innervation.

Les cordons nerveux peuvent être considérés comme formant cinq réseaux principaux dont les éléments sont de plus en plus délicats à mesure qu'ils s'approchent davantage de la surface.

Trois de ces réseaux, les plus près du milieu, sont formés des troncs nerveux dont les fibres ont double contour. Les réseaux extérieurs ne renferment que des fibres pâles.

Chacun de ces réseaux, en avant et en arrière, du réseau médian formé de gros troncs, peut être décomposé lui-même en deux stratifications secondaires.

La plus extérieure, formée de fibres pâles, étale ses ramifications entre les cellules les plus internes du corps muqueux de Malpighi de l'épiderme.

La deuxième, après la plus centrale, fournit des filets destinés au bulbe du poil où ils se terminent par un corpuscule du toucher (Tastkorperchen). — Les poils sont donc en rapportpar leur base avec des fibres nerveuses à double contour.

Chaque bulbe pileux présente à ses côtés de deux â sept glandes sébacées suivant les espèces qui s'ouvrent dans la cavité enfermant le bulbe, conjointement avec une glande sudoripare fort allongée qui se pelotonne en entourant les deux glandes sébacées et le bulbe pileux.

Le nerf destiné au bulbe, arrive tout près de l'orifice sous l'épiderme, se divise en deux branches qui entourent d'abord le sac d'une sorte de collier d où descendent deux paquets de fibres allant immédiatement au-dessus de la masse cellulaire de la base du poil pour y former, en se pelotonnant, un amas de fibres nerveuses véritable corpuscule du toucJier (Tastkorperchen).

Sans suivre le doct. Schobl dans tous les détails histologiques fort curieux et très-intéressants qu'il donne, rapportons en terminant son opinion relativement aux fonctions. Le réseau de fibres pâles en rapport immédiat avec le corps de Malpighi serait destiné à faire apprécier par l'animal la température, la douleur^ en un mot les impressions dépendant de la sensibilité générale.

Les corpuscules nerveux souspOeux seraient des organes d'un toucher extrêmement exalté.

C'est le Vesperugo serotinus qui a été plus particulièrement l'objet des observations.

Nous ne devons pas laisser ignoreraux lecteurs que les conclusions de ce mémoire et de celui dont l'analyse suit ont été vivement critiqués, surtout en Angleterre.

Fig. 6 pi. X. du vol. I Arch. de tocl, exp. H g$n.

(6) le poil, («} les 3 glandes sébacées, {d) glande sudoripare, (a) le cordon nerveuxy (e) le peloton ou corpuscule du toucher (Taskorperchen).

Cette figure est une réduction de la figure unique de la pi. iv du travail original.

H. de L. D.

NOTES ET REVUE xxxvii

L'OREILLE EXTERNE DE LA SOURIS œNSlDÉRÈE GOMME ORGANE IMPORTANT DU TOUCHER.

(Daa âvasare Ohr dM MAnaa als yiehiïg^m TMtorgan) (1).

Von Dr. Jos. Schôbl, in Prag.

Analyse avec 6g. 7, pi. X du yol. I des Arch, de ZooL exp. et gen.

LUmpressioDoabililé des souris est extrême.

Qu'on atlar.he parla patte une de ces bètes, qu*on souffle sur elle, même légèrement tout d'un coup quand elle se tiendra pelotonnée, craintive, on la verra bondir comme si tout son système nerveux éprouvait un ébranlement général, tant elle est sensible et frémissante; qu'on Tobserve sortant imprudemment et timidement de son trou, et Ton sera frappé de l'apparence nerveuse de tout ce petit être qui frémit au moindre mouvement, à la plus faible impression. C'est le type de l'être nerveux. Ces remarques il y a bien longtemps qu'on les faisait sans en avoir la raison. M. Schobl par ses anatomies bistologiques a cherché à en faire connaître les causes.

Ce qui étonne tout d'abord en observant l'oreille externe de la souris c'est la richesse véritablement fabuleuse de ses nerfs (eine wahrhaft fabelhafter Nervenreichthum). On pourrait presque trouver l'aile de la chauve-souris pauvre en nerf auprès de cet organe.

Le cartilage partage l'épaisseur de l'oreille en deux moitiés ayant chacune trois stratifications de fibres nerveuses. — L'une médiane, au contact du cartilage, consistant en gros tronc divisés le plus souvent par dichotomie, envoie des rameaux anastamotiques au travers du cartilage d'un côté à l'autre.

La 2* couche est intermédiaire à la première et aux capillaires sanguins audessus desquels elle est; elle forme sur le bord de Toreille un réseau qui se confond avec les dernières ramifications marginales des nerfs du 1*' réseau.

Quant à la troisième stratification développée en dehors des dernières ramifications du second lacis, elle se compose de fibres à double contour et se termine de deux façons :

D'une part les uervules n'ayant guère plus de 2 fibres à moelle se portent vers la surface, perdent peu à peu leur double contour par conséquent leur moelle et forment en s'anastomosant an réseau à fibres pâles, placé immédiatement sur le corps muqueux de Malpighi.

D'autre part, les ramifications composées de 2 à /i fibres nerveuses à moelle se rendent au follicule du poil, contournent son tuyau et finalement descendent au dessons de son nodule basilaire et cellulaire pour y constituer un peloton^ une pelotte (Knaule). On trouve donc sous le bulbe du poil un prolongement plus ou moins conique composé de cellules distinctes, nucléolées, enfer- Ci) VoT> Max Scbultze, Arch. fiir mikroik. Anat. BanJ. 7, pag. '260, pi. XXI à XXIV."

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niées dans la membrane limitante do follicule et enfin au-dessous de celui-ci une pelotte nerveuse sphérique qui mesure à peu près 0,0i5 Mm de diamètre.

Dans le tube de chacun des follicules 8*ouvrent deux glandes sébacées.

11 y a donc ici la plus grande analogie avec ce qui a été indiqué dans les ailes de la chauve-souris, et Ton peut dire que sur la totalité de Toreille externe on ne peut rencontrer un poil sans appareil nerveux, et réciproquement.

Les fonctions que Ton peut déduire de ces observations analomiques sont évidentes. L*oreille externe est appelée à suppléer par le développement excessif d'un sens du loucher devenu très-subtil au défaut des impressions lumineuses chez ces animaux qui vivent le plus souvent dans les lieux obscurs.

On jugera de la multiplicité des corpuscules sensibles par les chiffres suivants. Sur chaque millimètre carré on rencontre à la partie marginale 90 corpuscules ; vers la base ce n'est que 20 et la moyenne peut être évaluée à 30, pour chaque surface du pavillon de Toreilie, on peut estimer le .nombre à 3000; pour les deux surfaces à 6000 et enfin pour les deux pavillons à 12000, d'où il suit qu'il est facile de comprendre comment le moindre ébranlement, le moindre mouvement peut être une cause de la manifestation de rimpressionabililé de ces animaux.

Ces observations ont été faites sur la variété de rais blancs ou albinos.

Pig. 7, pi. X. vol. I dêt Archives ds sool. cxp, et gén. {b) le poil, (e) les î glandes sébacées , (a) le cordon nerveux , (c) le peloton des 6bres nerveuses placées aa dessous de la racine du poil.

Cette figure est une réduction de la figure unique de la planche xxiv du travsil original. Loc. cit.

H. de L. D.

CONSERVATION DES PRÉPARATIONS MICROSCOPIQUES AVEC L'ACÉTATE DE POTASSE.

(Bssl|r«ik«res Kall lam Aofbowaliren mlkroskopUolier Pr&parata) (1).

Von Max Schultze

La glycérine, d'un emploi si journalier, présente à côté de ses grands avantages des inconvénients réels.

Il n'est pas de micrographe qui, tout en ayant recours à ce liquide pour donner de la Iransparence aux tissus, n'ait remarqué que le but est souvent dépassé et que les contours des éléments disparaissent trop souvent par suite de l'exagération de cette action.

(1) Voy. Max Schultzb. Arch, fur mihronh» Anai, Band. 7, page 180.

NOTES ET REVUE xxxix

Gomme le fait remarquer M. le prof. Max-Schaitze, les préparaliom faites avec l'acide osmiqae oe sont point utilement conservées dans la glycérine qui du reste ressemble en ce point à tous les liquides conservateurs ; excellents pour quelques cas délerminés \U deviennent très- mauvais dans d'autres.

L^in des plus grands avantages de la glycérine est certainement sa non évâporation, qui permet de conserver les préparations longtemps même sans les enfermer dans ces petites cuvettes à fermeture définitive.

Il parait, diaprés la note analysée ici, que la solution concentrée d'acétate de potasse a la plupart des qualités de la glycérine sans en présenter les inconvé; nients, surtout en ce qui touche les préparations faites avec l'acide osmique; elle ne cristallise pas facilement et se dessèche peu ; aussi peut-on attendre avec elle comme [avec la glycérine avant de clore les cuvettes renfermant les préparations. '

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