‹ Archives de zoologie expérimentale et générale (volume 2)Chapitre 13 sur 153 · T0GY8TB8 DES MOLLUSQUES · texte numérisé non relu

T0GY8TB8 DES MOLLUSQUES

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Piîeopiii hungaricus.

Dans un travail d'ensemble sur ces Gastéropodes dont les matériaux sont recueillis et que je me propose de publier bientôt, jaurai Toc* casion de faire connaître Tanatomie de quelques Mollusques de ce groupe I car l'organisation en est fort curieuse et il est très-intéres'sant de la rapprocher de celles des êtres déjà plus ou moins bien étudiés et connus.

Tel est le cas du Cabochon {Pileopsis hungaricus),

Son sj^stëme nerveui central est constitué sur le plan général de Celui du CyclostomOi mais avec des différences de détail qui n'offrent ici qu^un intérêt secondaire*

Les ganglions cérébroIdes> les ganglions pédieuï et les deux pre^ miets ganglions inférieurs ou du groupe moyen, sont relativement ton rapprochés et forment un anneau étroit au milieu duquel est un passage juste suffisant pour rœsophage*

La commissure unissant les divers ganglions inférieurs entre eui est ici aussi longue que dans les Gyclostomes, et Ton trouve la même torsion, les mêmes petits ganglions secondaires au côté gauche là où est le cœur. Ce qui diffère, c'est la grandeur des anastomoses quitou'» jours unissent les nerfs nés des premières et deuxièmes masses ner« Yeuses, dans le voisinage de Tentre-croisement par torsion qui fait passer la partie droite de Tanse à gauche et en arrière.

Gomme d'ailleurs les deuxièmes ganglions du groupe inférieur sont eux aussi asset voisins du collier oesophagien^ il s^ensuit que dans la tête du Cabochon on croit d'abord trouver un pluÉ grand nombre de connectifs, de nerfs et de ganglions que d'habitude»

Mais si Ton a bien présente à l'esprit la disposition du Cyolostome, U est facile par un simple racourdssement de s'expliquer des diffé* rences qui ne sont qu'apparentes.

Les otolithes sont ici fort semblables à ceux du premier type. Ils sont sphériques et uniques dans chaque poche.

On sait que dans les embryons des Gastéropodes les otolithes appa-

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raissent fort de bonne heure et qu'ils sont presque toujours d'abord uniques pour chaque otocyste, ce qui les a fait prendre pour des yeux; à ce moment ils sont presque toujours formés par une petite sphêrule parfaitement transparente et régulière. Il semble donc que le Cyclostome et les Pileopsis restent à l'état embryonnaire à ce point de yue, que leurs otolithes ne se multiplient pas et pren^ nent seulement un très-grand accroissement.

Je n^ai pu observer les vésicules auditives que sur des animaux conservés dans la glycérine et conservés depuis longtemps; aussi ne voudpais-je pas affirmer que cette description de l'otocyste elle-même dût absolument représenter ce qui existe à l'état frais. Je dirai donc que je crois à une couche cellulaire, relativement épaisse, en dedans delà capsule; que les parois de celles-ci sont bien distinctes et diffé* rentes du tissu environnant au milieu duquel elle est noyée (1).

L'otolithe est relativement considérable ; ses couches concentriques sont faciles à reconnaître, et à son centre on voit un noyau ayant comme quatre angles, correspondant à des assures ou lignes délica-» tes qui rayonnent vers la périphérie.

G^est fort au-dessous des ganglions pédieux qu'il faut chercher d'a«> bord la poche, pour pouvoir suivre ensuite le nerf.

Sur des échantillons conservés dans l'alcool et la glycérine, il faut descendre bien au-dessous du centre antérieur, à peu près d'une distance au moins égale à celle qui sépare le cerveau du ganglion pédieux (2) pour trouver l'orgune; et comme c'est aussi à peu près à cette distance que se rencontrent les deuxièmes ganglions du centre inférieur, on doit donc enlever les commissures croisées, l'œsophage et leurs ganglions avant de chercher à préparer le nerf acoustique. Mais on doit enlever ces parties avec le plus grand soin, parce que le nerf acoustique est fort grêle, et comme il se trouve ici très-long, on le casse facilement.

Si Von prépare avec beaucoup de précaution les deux longs et grands nerfs pédieux médians inférieurs on peut être assuré d'avoir respecté et les otocystes et les nerfs acoustiques, qui sont en dehors d'eux; et en s' écartant des nerfs à droite et à gauche en évaluant à peu

(1) Voy. Arch. de Zool exp, et gén. Vol. 1, pi. IV, fig. 15.

(2) Voy. id., îd.,pl, I, fig. 14.

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près la distance comme il vient d'être dit plus haut, on tombe silrement sur les otocystes.

Les nerfs acoustiques remontent parallèlement un peu en dehors et en arrière des nerfs pédieuz médians inférieurs, jusqu'au ganglion pédieux; après avoir dépassé celui-ci, ils se portent par une courbe brusque en dedans, croisent très-près de lui le connectif antéro-inf érieur et arrivent au cerveau en cheminant dans la partie externe de Taire du triangle latéral déjà indiqué (1).

Il ne faut jamais oublier, en ce qui concerne la position des vésicules auditives, lorsqu'elles sont éloignées des ganglions pédieuz, que l'état de plus ou moins grande contraction cause un changement considérable dans leur position, et que ce qui est indiqué ici se rapporte à des êtres en bonétat,il est vrai, mais cependant conservés dans l'acool ou la glycérine» ce qui pourrait faire supposer que dans les animaux frais les nerfs acoustiques sont encore plus allongés.

NtUiea monilifera,

L'otocyste est difELcile à découvrir dans cet animal.

£Ue occupe toujours à peu près la position habituelle; ici encore elle est plus bas que les ganglions pédieux et placée en dehors d'eux..

Il faut, pour la voir, séparer le tortillon du reste du corps et étendre en avant la partie si remarquable du pied qui remonte sur la tôte et la conquille, pui^ fendre le cou en dessus jusqu'au point où Ton a séparé les viscères du pied.

Quant au nerf acoustique, il remonte sur les côtés du collier œsophagien et vient s'accoler au ganglion pédieux entre les deux connectifs qui en partent*

L'otolithe est sphérique, unique ; mais il n'est pas absolument régulier. Lorsque j'écris ces lignes, je l'observe de nouveau sur des animaux parfaitement conservés dans Talcool, et sa teinte n'est plus

(]) V07. Areh. de Zool. exp. etgen., Vol. I, pi. IT, fig. 14.

aussi blanche; ses contours, quoique tiès-vivement accuséSi ne semblent plus aussi noirâtres que sur le vivant.

Le centre ne présente pas un point unique d'où rayonneraient des lignes. — Il parait formé de deux noyaux ovales placés tout près Tun de l'autre et ayant leurs plus grands diamètres parallèles. On croirait voir dans son centre deux de ces otolithes fusiformes, rappelant par la forme des graines de melon, si abondants dans quelques espèces, servant de noyaux à une formation sphéroîdale.

Ces deux noyaux sont entourés par des couches concentriques qui paraissent très-nettement de chaque côté. La figure dans son ensemble éprouve par cela même une tendance à n'être plus aussi régulièrement sphéroîdale et à avoir, mais de bien loin, un peu l'apparence cubolde.

Caiyptrea Hnefuis,

Ayant un travail général presque terminé sur la Galyptrée et que je compte publier prochainement, j'en dirai peu de chose en ce moment.

La vésicule auditive présente encore le même type.

Le collier œsophagien est ici très-bas relativement à ce qui existe chez les autres Mollusques. On le trouve tout près du point où l'œso*phage entre dans la masse viscérale. — Lorsque le cou et la tête sont fortementallongés, la position du collier parait étonnante; cela tient à un déplacement et à une condition nouvelle dus à l'énorme développement du muscle columellaire. Il faut chercher eu dehors et près des ganglions pédieux, un peu plus bas qu'eux, après avoir écarté les fibres musculaires qui occupent tout le centre de l'animal. Du reste, on ue cherchera avec sûreté la poche auditive de la Galyptrée qu'après avoir employé l'acide oxalique. Celui-ci dissout une grande quantité de granulations enfermées dans des vésicules blanches dans les animaux vivants ou conservés dans l'alcool , qui se mêlent à tous les éléments et rendent les recherches fort difficiles, fort laborieuses; il devient en effet presque impossible de distinguer la poche qui est fort petite au milieu de ces nombreuses granulations blanches, et les difficultés sont encore augmentées par la très-grande transparence de l'organe.

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