T0GY8TB8 DBB MOLLUSQUES
Ici comme précédemment la poche eat sphérique, tapissée en dedans d'une couche cellulaire à cils vibratiles, et unie en dehors au tissu de cellule qui remplit la cavité générale et s'interpose entre les organes.
La pierre otolithe est parfaitement ronde, extrêmement régulière; son centre parait très-clair^ et son bordjaettement limité est noirâtre t sa puissance de réfraction est très-considérable.
Les stries concentriques ordinaires sont fort peu accusées, ainsi que les lignes rayonnantes.
Pàludma vivlpam.
C'est en disséquant cette espèce que je conçus l'idée de suivre le nerf acoustique, et comme M. Leydig (1) l'avait étudié particulièrementi j'ai porté plus de soin dans mes observations*
Toutefois, après le travail remarquable de mon savant collègue, il est difAcile de donner ime description générale nouvelle, sauf quelques détails relativement à l'origine et à la marche du nerf de l'audition.
Le système nerveux central de laPaludineest constitué sur le plan des animaux que nous venons d'étudier, c'est-à-dire que le groupe des ganglions moyens ou inférieurs est formé de masses cellulaires éloignées les unes des autres et réunies par une commissure très-longue descendant en forme d'anse jusqu'auprès du cœur, et en apparence vers la gauche, près du fond du cul-de-sac de la cavité branchio-palléale. Cette anse est d'ailleurs, comme on l'a vu déjà, tordue de façon à avoir sa partie droite ramenée à gauche.
Quelques particularités doivent être indiquées ici, cela est nécessaire, pour faciliter les recherches.
Lesganglions sus-œsophagiens sont volumineux, éloignés et réunis
(1) V07.LBTDIG, Zeit, fur Viss.Zool, SiBB. und Kôll., VoU H, pag. 166, pi. XII, fig. 13, et pL XUI, û^. 49.
iSS LACAIE DUTBIEBS
par une commissure bien nette, plus ou moins lobés et globuleux, et ne s'écartant pas trop des formes habituelles.
Mais les ganglions antérieurs ou pédieux sont, relativement aux précédents, plus gros, plus longs et surtout moins difficiles à disséquer. Toutefois ils sont disposés d'une façon qui empêche de les voir aussi nettement que dans le Gyclostome par exemple.
Une des grandes difBcultés de la dissection des Mollusques est due à la très-grande contractilité de leurs fibres musculaires ; or, ici le pied par sa forme et par sa contractilité devient un véritable obstacle aux recherches; aussi, quand on a dessiné le collier œsophagien sans tenir compte deVétatde contraction ou d'épanouissement du disque musculaire, on a des figures qui ont des apparences tellement diSërentes qu'en les voyant isolées on les supposerait appartenir à des espèces elles-mêmes différentes.
Les deux ganglions pédieux se prolongent en bas en formant deux gros cordons qui dans leur première partie sont les ganglions euxmêmes (1).
Quand le pied est étendu, les ganglions antérieurs et leurs prolongements sont dans les directions indiquées, mais dans la contraction (c'est ce qui se présente le plus souvent) ils se recourbent en haut et en avant, de telle sorte que les rapports réels paraissent complètement changés.
Pour trouver les vésicules auditives, qui du reste sont asdez faciles à reconnaître en raison de leur blancheur, il faut chercher d'abord la masse ganglionnaire sous-œsophagienne qui, malgré ses changements de forme et de direction dus aux contractions, se retrouve aisémentquand on est prévenu ; puis au-dessous d'elle et entre ses deux prolongements inférieurs, sur la ligne médiane, l'orifice (2) d'un vaisseau du pied. Alors à peu près à la hauteur de cet orifice impair médian, et en dehors des masses nerveuses, à droite et àgauche, on voit les deux petites poches blanches, dont les contours ne sont pas nets, mais entourés de prolongements radiés.
On arrive encore très-sûrement sur les otocystes en partant des ganglions pédieux et cherchant au bord inférieur de leur commissure un ligament transversal (3) allant de droite à gauche horizontale-'
(1) Voy. Areh .de Zool. exp. etgén^ Vol. I, pi. III, fig. 11 (X). (2)Voy.t(l., W. (t).
(3) Voy. id. id. (l).