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Quatre orifices mâles pourvus chacun d'un

pénis demi rétractile formé par un certain nombre de soies courbes, très-allongées, diversement ornementées Acanihodrilu9,w\.^

B. — Soies très-nombreuses disposées en cercle au-

tour des anneaux, soies de chaque anneau

sur le prolongement de la ligne qui unit les

précédentes (i).

i. ^ Deux orifices mâles très-éloignés Tun de

Tautre ; ceinture de trois anneaux, lobe

céphalique n*échancrant que fort peu le

segment buccal Periehœta^ Schmarda.

2. — Deux orifices mâles contigus dans une fossette derrière la ceinture qui est de cinq anneaux. — Lobe céphalique échancrant profondément le segment buccal. . . • Pertonyx, nov. gen.

IV. — LoMBRiciENs ACLiTELLiEiis (2) OU paraissant dépourvus de ceinture.

Soies quadrisériées; orifices segmentaires en avant des soies supérieures ; quatre orifices mâles en deux paires très-distantes. MoniHgaster^noY.gen.

Je place enfin aux incertœ sedis sous le nom à'Urochœta^ un genre dans lequel les soies sont disposées en quinconce et surtout nombreuses à la partie postérieure du corps où elles forment seize séries alternes. Cette disposition des soies

(1) Dans les dpux genres rangés dans cette division on voit sur le milieu du 14* anneau qui est toujours compris dans la ceinture un orifice ventral impair qui chez les Perichœta m'a paru ôtreToriGce commun des oviductes.

(2) Division provisoire.

NOTES ET RB\UE lxxv

rappelle celles attribuéeA aux PontoicoUx de Schmarda et aux Geogenia de Kiiiberg, genres sur lesquels les auteurs n^out donué que des détails insuffisants.

Je dois faire remarquer que chez les Urochœla les soies paraissent être de huit par anneaux, ce qui rapprocherait ces animaux du type général ; je n'ai eu d'ailleurs à ma disposition que deux individus imparfaitement développés et très-détériorés de ces vers de Cayenne et un autre pourvu d'une ceinture et venant de Gloria.

Les genres étudiés sont donc au nombre de onze, dont neuf sont nouveaux.

Voyons maintenant quels traits anatomiques importants ressortent des dissections que nous avons dû entreprendre.

C'est seulement après cette élude qu'il nous sera possible de chercher à caractériser Tordre même des Lombriciens terrestres ou, pour employer le mot de d'Udekem, des Lombricidées.

Appareil digestif. — L'appareil digestif se présente avec une grande unifor- ^ mité de composition. Dans tous les genres indiqués précédemment, il se com- ^ pose: 1» d'un pharynx toujours glandulaire; 2^ d'un œsophage membraneux; 3<* d'un ou plusieurs gésiers musculaires; U* enfin d'un intestin dont les parois revêtues d'une couche hépatique, sont généralement très-riches en vaisseaux. L'cesophage est très-long chez les lum&rtcus, beaucoup moins chez les Lombriciens inlrà et postcliteliiens. Dans certains genres {Perichœta) des glandes de formes diverses lui sont annexées.

Le gésier musculaire se trouve toujours après l'œsophage, et c'est par une erreur, ailribuable à l'état de ramollissement des échantillons qu'il a examinés, que M. Léon Vaillant a pu dire quil n'y en avait pas chez son Perichœta posthuma. Il y a deux gésiers égaux chez les Digaster de la Nouvelle-Hollande; chez les MonUigaster, de Geylan, le deuxième gésier est composé de quatre poches placées bout à bout, en chapelet, et dont chacune est équivalente en volume au premier gésier ; c^ sont lÀ les seules modifications à signaler dans cette partie du tube digestif qui peut du reste correspondre à un ou plusieurs anneaux.

Chez la plupart des Perichœta^ peut-être même chez tous, l'intestin présente deux cœcum, déjà vus par M. VaÙlant sur l'animal qu'il a déterminé comme étant le P. cingulata de Schmarda. Ces cœcum, naissant de l'intestin vers le vingtcinquième ou le vingt-sixième anneau, remontent en général jusqu'au vingt-troisième; il m'a été impossible de rien savoir relativement à leur rôle.

Partout d'ailleurs l'intestin ressemble à peu de chose près à celui des Lombrics, trop connu pour qu'il soit nécessaire d'en parler davantage ici.

Appareil circulatoire; formation des cosurs. — L'appareil drculatoire présente de remarquables modifications. Il y a toujours un vaisseau dorsal et au moins un vaisseau ventral. Quant au vaisseau sous-nervien, les conditions dans lesquelles ont dû être faites mes recherches, m'ont engagé à renoncer à son étude. C'est là cependant un point important à examiner, puisque Claparède avait cru devoir faire de l'existence de deux vaisseaux médians inférieurs à l'intestin, l'un des caractères importants de son ordre des lombrigibrs terri-

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